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| Numéral cardinal | Zéro |
| Numéral ordinal | zéroième zérotième 0ème |
| Préfixe grec | |
| Préfixe latin | nihil |
| Adverbe | |
| Adverbe d'origine latine | |
| Système de numération | Aucun |
| Décomposition en produit de facteurs premiers | Aucune |
| Diviseurs | Tous les entiers |
| Nombre romain | - |
| Nombre binaire | 0 |
| Nombre octal | 0 |
| Nombre duodécimal | 0 |
| Nombre hexadécimal | 0 |
0 (zéro) est l'entier naturel précédant 1.
C'est un chiffre désignant la valeur nulle.
C'est le cardinal (nombre d'éléments) de l'ensemble vide.
La première apparition du zéro semble remonter au IIIe siècle av. J.-C. à Babylone, il n'était cependant pas utilisé dans les calculs et ne servait que comme chiffre. Il sera également utilisé par les Mayas durant le Ier millénaire, mais de même uniquement comme chiffre dans leur système de numérotation de position et non comme nombre.
Son usage moderne, à la fois comme chiffre et comme nombre, est héritée de l'invention indienne des chiffres nagari vers le Ve siècle.
Comme l'indique l'étymologie, son introduction en Occident est consécutive à la traduction des travaux des mathématiciens arabes, notamment ceux d'al-Khwārizmī, vers le VIIIe siècle. Il est aux environs de l'an mil importé d'Espagne par Gerbert d'Aurillac devenu le pape Sylvestre II, qui commencera aussitôt à en imposer l'usage. Il faut savoir en effet qu'à l'époque l'apprentissage de la division (en chiffres romains !) représentait l'équivalent en heures de travail d'un certificat de licence aujourd'hui.
Il faudra attendre le début du XXe siècle pour que zéro soit pleinement considéré comme un nombre (notamment l'égalité x0=1).
Il est aujourd'hui à la base de notre système de mesure de la température :
Il n'y a pas d'année 0 dans le calendrier grégorien. En effet, l'usage du nombre 0 en Europe est postérieur à la création l'anno Domini par Dionysius Exiguus au VIe siècle. Cependant pour simplifier les calculs d'éphémérides, les astronomes définissent une année 0 qui correspond à l'année -1 des historiens, l'an -1 des astronomes correspondant à l'an -2 des historiens et ainsi de suite...
C'est ainsi que le IIIe millénaire et le XXIe siècle ont commencé le 1er janvier 2001.
Les informaticiens ont l'habitude de compter à partir de 0 et non de 1, ce qui est logique puisqu'ils s'occupent davantage de cases de mémoire à remplir que de contenus à compter. Ce double standard des numérotations à partir de 0 et de 1 (chaque système ayant ses avantages et inconvénients) est à la source de plus d'une erreur de programmation sur dix.
| Sommaire |
Dans la base dix que l'on utilise, le chiffre le plus à droite indique les unités, le deuxième chiffre indique les dizaines, le troisième les centaines...
Lorsqu'il y a des unités résiduelles, par exemple dans trente-deux (32), le chiffre des unités (2) permet de comprendre que l'autre chiffre (3) indique les dizaines.
Si l'on a un nombre entier de dizaines (par exemple trois dizaines, trente), il n'y a pas d'unité résiduelle. Il faut donc un caractère qui permette de marquer que le 3 correspond aux dizaines, et ce caractère est le 0 ; c'est ainsi que l'on comprend que « 30 » signifie « trois dizaines ».
On aurait pu utiliser n'importe quel autre caractère, par exemple un point ; ainsi, deux-cent trois se noterait « 2.3 ».
L'utilisation d'un caractère « bouche-trou » remonte à la numération babylonienne, comme indiqué ci-dessus, mais il ne s'agit pas du concept d'« absence de quantité », il s'agit juste d'un artifice de notation. Par exemple, dans la numération romaine, on n'a pas besoin de cet artifice puisque les unités (I, V), les dizaines (X, L), les centaines (C, D) et les milliers (M) sont notés avec des caractères différents.
Le fait d'exprimer l'absence de quantité par un nombre n'est pas une évidence en soi. L'absence d'un objet s'exprime par la phrase « il n'y en a pas » (ou « plus »).
Les nombres sont déjà une abstraction : on ne s'intéresse pas à la qualité d'un objet, mais juste à sa quantité, la dénombrabilité (le fait que des objets soient similaires mais distincts). Avec le zéro, on va jusqu'à nier la quantité.
Lorsque l'on additionne ou multiplie deux nombres, on a derrière l'image de regrouper deux tas d'objets semblables, deux troupeaux. Cette image ne tient plus lorsque l'on manipule le zéro.
L'invention du zéro a permis l'invention des nombres négatifs.
Pour tout nombre réel (ou complexe) a :
(0 est élément neutre pour l'addition)
(0 est élément absorbant
pour la multiplication)
alors 
n'est pas défini (c'est une forme
indéterminée du calcul des limites), mais il
est souvent « pratique », dans certains cadres formels, de considérer que
.

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