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Ce jour-là, les États-Unis subissent une attaque terroriste d'envergure. Quatre avions de ligne sont détournés simultanément, dans la matinée, par des commandos composés en tout de dix-neuf terroristes :
Les pertes humaines sont lourdes : 265 personnes dans les avions, 2 650 personnes au World Trade Center (dont 343 pompiers venus en secours) et 125 au Pentagone.
Le 23 janvier 2004, la ville de New York fait état d'un bilan final de 2 749 personnes mortes ou portées disparues.
Peu d'événements terroristes auront reçu pareille couverture médiatique (même si l'on pense aux otages israéliens des jeux Olympiques de Münich). Le lieu (une des villes les plus connues au monde et siège de nombreuses agences de presse et de télévision), la séquence des événements (les journalistes se sont immédiatement précipités sur les lieux dès le premier avion) ont mené à une médiatisation considérable et à l'observation en direct du crash du second avion, puis de l'effondrement des tours. Pendant une demi-journée, toute l'attention de centaines de millions de gens a été tournée vers le nord-est des États-Unis.
Par ailleurs, les attentats du 11 septembre constituent un « coup de tonnerre dans un ciel bleu » pour les États-uniens. Après des décennies où le peuple états-unien s'est essentiellement considéré comme « à distance » du terrorisme mondial (même si certains attentats ont touché le pays, dont un précédent contre l'une des tours et celui de la ville Oklahoma, et d'autres sur les ambassades à l'étranger, ils étaient rares).
Les attentats ont été dénoncés par les médias états-uniens et le gouvernement comme une agression externe et venant du Moyen-Orient, région riche en pétrole, ressource dont l'économie des États-Unis, très consommatrice, est fortement dépendante. Certains commentateurs ont comparé cet événement à l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais le 7 décembre 1941. La comparaison est fortement validée par ce sentiment lui-même, même si la différence entre l'agression militaire par une nation (en faisant abstraction de la séquence des événements qui a beaucoup joué dans la perception de traîtrise) et l'attentat commis par des individus essentiellement invisibles est flagrante pour la plupart des observateurs. Certains ont comparé ces deux événements, car pour tous deux, rien n'a été fait pour éviter la tragédie.
Le lendemain des attentats, le conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 1368, proposée par la France, condamnant ces actes terroristes ; extraits :
1. Condamne catégoriquement dans les termes les plus forts les épouvantables attaques terroristes qui ont eu lieu le 11 septembre 2001 à New York, Washington (DC) et en Pennsylvanie et considère de tels actes, comme tout acte de terrorisme international, comme une menace à la paix et à la sécurité internationales ;2. Exprime ses plus profondes sympathies et condoléances aux victimes et à leurs familles ainsi qu'au peuple et au gouvernement des États-Unis d'Amérique.
(source : [1] )
Cette attaque est attribuée, par le gouvernement des États-Unis, au réseau terroriste Al-Qaïda dirigé et financé par Oussama Ben Laden. Bien qu'il n'y ait aucune preuve irréfutable de cette culpabilité, le réseau Al-Qaïda ou ses sympathisants directs n'ont jamais démenti leur implication. Cette organisation a été créée par la CIA et financée par la CIA et les services secrets pakistanais pendant la guerre froide, afin de chasser l'Union Soviétique d'Afghanistan. D'après des documents vidéo saisis lors de la guerre d'Afghanistan contre Al-Qaïda et ses alliés les Talibans (dirigeants du pays), Oussama Ben Laden indiquait que l'opération avait réussi au-delà de ses espérances.
Le jeudi 24 juillet 2003, le Congrès américain publie le rapport de la commission spéciale d'enquête sur les attentats du 11 septembre 2001. Le rapport est expurgé de vingt-huit pages dans lesquelles seraient mis en cause certains hauts ressortissants saoudiens d'après un sénateur. Une association créée par les familles des victimes et accompagnée de diplomates et historiens accuse les sénateurs qui ont dirigé ce rapport, de masquer la vérité et de cacher des preuves qui impliqueraient des fonctionnaires haut placés pour avoir bloqué toute action ou ne pas avoir réagi, lors des détournements d'avions, avec le témoignage d'employés de différents services, qui se sont fait licenciés depuis.
Certains observateurs, dont une partie des familles des victimes ont fait remarquer quelques incohérences dans la version officielle et ont fourni une explication différente de cette journée, qui serait, selon eux, un complot du gouvernement américain.
Un délit d'initié a été suspecté après l'effondrement des tours, le cours des actions de certaines sociétés s'est en effet effondré la semaine précédant l'attentat, dont en premier lieu les actions de la banque Morgan Stanley qui occupait plusieurs étages du World Trade Center. Il est plausible que des mouvements financiers dus à un petit nombre d'initiés (banques islamistes proches d'Al-Qaïda, par exemple) aient provoqué, par effet d'entraînement, une rumeur défavorable apte à provoquer ces baisses de cours.
De plus, différents éléments d'enquête ont systématiquement été bloqués par le gouvernement, dans la commission d'enquête. 31 pages ont été effacées du rapport de la commission sur les événements.
L'organisation des sapeurs-pompiers de New York (le FDNY, Fire Department City of New York) a également été mise en défaut : certains sapeurs-pompiers sont montés dans les tours jumelles sans ordre de leur hiérarchie, les communications radio ne passaient pas dans les bâtiments en raison de la structure métallique et les personnels engagés n'ont pas reçu l'ordre d'évacuation.
L'émoi provoqué par les attentats, a produit des réactions de tous ordres :
La plupart des analystes économiques considèrent que les attentats du 11 septembre ont été à l'origine d'un ralentissement
économique significatif (ou de l'amplification du freinage important qui avait été amorcé par l'éclatement de la bulle spéculative en l'an 2000).
L'effet durable sur le monde ne peut pas être encore mesuré pour savoir si ce fut un catalyseur (du sens de l’Histoire) ou un
changement. Les médias de masse maintiennent une pression vers
l’inquiétude et la paranoïa.
Les primes d'assurance des immeubles ont fortement augmentées.
La conception des immeubles de grande hauteur a été révisée sans aller jusqu'à la protection du 101 de Taiwan.
Le déblayage a commencé très rapidement malgré l'énormité de la tâche et le nuage d’amiante. Il s'agissait simultanément de retrouver les corps des victimes (ou plus précisément de les identifier par analyse de l'ADN des restes humains), et de rendre les lieux à un usage apaisé (au Pentagone comme à New York). L'ancien site du World Trade Center est rebaptisé ground zero.
En 2004, le site des tours jumelles est essentiellement déblayé et prêt à accueillir une nouvelle structure pour laquelle un concours architectural a été ouvert pour reconstruire un mémorial, mais aussi un lieu de vie et d’activité rémunérée.
Chaque veuve de pompier, qui était d'une situation sociale modeste, a reçu près de 2 millions de dollars. Pour l'anecdote, plusieurs se sont remariées avec un « combattant du feu » qui a divorcé de son conjoint.
Le site web du Centre International de Recherches et d’Etudes sur le Terrorisme et l’Aide aux Victimes du Terrorisme.
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