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L'accidentologie des transports désigne l'étude des accidents
(principalement corporels) et des risques d'accident dans les transports de passagers, en tenant compte du mode de déplacement utilisé (transport individuel ou
transport collectif, déplacement motorisé ou non...). Elle
permet de comparer d'un point de vue statistique, selon la méthode
utilisée :
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Les méthodes utilisées varient énormément, et comme toute méthode statistique, produisent des résultats qui doivent être analysés prudemment.
Les principales méthodes permettent de comparer les risques d'avoir un accident :
Si l'on considère que le risque d'accident corporel est de 1 en automobile, selon le premier mode de calcul, les chiffres en France indiquent que le risque d'accident est de :
Ces chiffres prennent encore plus de contraste si l'on raisonne en fonction de l'exposition au risque selon la durée du déplacement. Les statistiques doivent ici prendre en compte la durée moyenne d'un déplacement. Par exemple, le vélo, en moyenne trois fois plus rapide que la marche à pied, réduit le risque par rapport à celle-ci d'un facteur compris entre 2 et 3 pour une même distance, mais le risque reste sensiblement le même si la durée du déplacement est la même.
Globalement, on obtient les mêmes tendances que dans les déplacements urbains, avec un renforcement du risque pour les usagers dits faibles, les infrastructures n'etant pas conçues pour eux dans ce type de déplacements. Les transports en commun voient également leur niveau de risque augmenter, mais restent tout de même largement en dessous de celui de l'automobile.
L'accidentologie permet également de faire la part des choses entre le risque d'avoir un accident lors d'un déplacement, et le risque d'être blessé ou de périr lors d'un accident.
Ainsi, la mortalité est importante dans les déplacements en mode de transport motorisé individuel (automobile, moto) : elle représente environ 7000 morts par an en France en 2003. Cependant, la morbidité de ces accidents est moins importante que celle des accidents d'avion, bien que ceux-ci tuent bien moins de personnes en moyenne par an.
Les études menées sur l'accidentologie des transports permettent :
Par exemple, en matière de sécurité routière, l'accidentologie des déplacements en automobile montre que la généralisation de l'usage de la ceinture de sécurité a permis de réduire de façon notable la mortalité des accidents, ou qu'une politique forte de réduction des vitesses en milieu urbain permet à la fois de réduire le nombre et la gravité des accidents. En revanche, en tant que telle, l'accidentologie ne permet pas toujours d'évaluer complètement les effets d'une mesure : l'expérience (en Espagne, en Australie) montre que la mise en place d'une mesure d'obligation du port du casque pour les cyclistes urbains réduit le nombre de traumatismes et leur gravité, mais qu'elle pénalisait en même temps le développement de la pratique de ce mode de transport, ce qui a des effets négatifs à long terme sur la santé publique (diminution de l'espérance de vie liée à un déficit d'activité physique de la population qui délaisse le vélo en raison de l'obligation du port du casque), non pris en compte par ce type d'études.


