Accord au repos
En harmonie tonale, on appelle
accord un ensemble d'au moins trois notes simultanées séparées par des intervalles de tierce
(lorsque l'accord est sous la forme « d'une superposition élémentaire de tierces », c'est-à-dire, à l'état fondamental, en position
serrée, sans doublure, ni suppression).
- On peut dire également qu'un accord est « un ensemble d'au moins deux intervalles harmoniques depuis une note
génératrice, produisant une superposition de notes séparées par des tierces (toujours sous réserve que cet accord soit sous
sa forme élémentaire) ». Cette seconde définition est plus conforme aux réalités acoustiques des harmoniques d'un son.
Un accord au repos est un accord considéré comme une entité isolée, indépendamment de l'accord qui le précède
et de celui qui lui succède. Au contraire, un accord est dit en
mouvement, ou encore enchaîné, lorsqu'il est considéré par rapport aux accords précédent et suivant. Le
présent article sera consacré à l'étude des notions communes à tous les accords au repos, à savoir : classement,
disposition, état et chiffrage.
Préliminaire d'ordre acoustique
Dans la nature, un son donné génère dans l'aigu un certain
nombre de sons secondaires, appelés sons
harmoniques (ou encore, sons aliquotes), dont la fréquence (ou
vitesse vibratoire) est un multiple de celle du son générateur, ou son fondamental. Chaque son
harmonique est désigné par un numéro, indiquant à la fois, l'ordre de génération (par exemple, le 2e harmonique est
produit après le premier, mais avant le 3e, etc.), et la multiplication de la fréquence du son générateur (par exemple,
le 2e harmonique vibre « deux fois plus vite » que le 1er, le 3e, « trois fois plus vite »,
etc.).

- Cette particularité acoustique peut être considérée comme un archétype (au
moins en ce qui concerne les 10 premiers harmoniques) dont de nombreux accords de l'harmonie classique sont dérivés. Les
scientifiques ont constaté et mesuré ce phénomène bien après que les musiciens l'aient découvert de manière intuitive.
Classement des accords
- La note génératrice d'un accord, appelée fondamentale, donne son nom à l'accord en question. Chacune des
autres notes est désignée par le chiffre de l'intervalle ascendant qui sépare cette note de la
fondamentale : la tierce, la quinte, la septième, la
neuvième, etc. :
-

- Par exemple, dans l'accord composé des trois notes do, mi et sol, la fondamentale est do, la
tierce, mi, et la quinte, sol. On peut par conséquent l'appeler « accord de do ».
- La fondamentale, la tierce et la quinte, plus la septième et la neuvième, le cas
échéant, sont appelées notes réelles ou notes constitutives de l'accord.
- En fonction du nombre de notes contenues dans un accord, on peut distinguer trois classes ou familles d'accords :
- 1. la classe des accords de trois notes (ou
accords de trois sons), dont les notes réelles sont : la fondamentale, la tierce et la
quinte ;
- 2. la classe des accords de quatre notes (ou
accords de quatre sons), dont les notes réelles sont celles d'un accord de trois notes, plus une
septième ;
- 3. la classe des accords de cinq notes (ou
accords de cinq sons), dont les notes réelles sont celles d'un accord de quatre notes, plus une
neuvième.
-
- Il peut arriver cependant que des notes étrangères
viennent passagèrement troubler la structure des accords classés en s'ajoutant ou en se substituant aux notes
réelles.
-
- Lorsqu'un ensemble de sons simultanés ne peut être analysé comme un accord classé (avec ou sans notes étrangères), il
convient de désigner celui-ci sous le vocable d'agrégat. L'étude des agrégats sort bien évidemment du cadre de
l'harmonie tonale.
-
- L'harmonie scolastique ignore les familles d'accords de plus de cinq notes. Les accords dits de onzième tonique et de
treizième tonique dont les appellations semblent suggérer des accords de six et sept notes sont respectivement des
accord de quatre et cinq notes placés sur la tonique.
Disposition de l'accord
On entend par disposition d'un accord, le mode de répartition des notes qui le constituent. Chaque note d'un
même accord en effet peut être disposée de multiples façons, selon qu'elle est ou non doublée ou supprimée,
selon l'espacement relatif qui la sépare de ses voisines (position de l'accord). Les exemples de dispositions d'un
même accord pourraient être multipliés à l'infini.
Doublure d'une note
La doublure d'une note, est le fait pour une note quelconque (fondamentale, tierce, etc.), de figurer plus
d'une fois dans un même accord. Il est fréquent en effet que l'on soit amené à doubler l'une des notes d'un accord (par exemple,
lorsqu'on écrit un accord de trois notes à quatre parties ou
voix).
- Il faut éviter de confondre la doublure d'une note avec le redoublement d'un intervalle.
- La doublure d'une note se fait de préférence par octave (exemples A, B, C & F). La doublure par unisson en effet, doit
être généralement évitée parce qu'elle appauvrit l'harmonie. Elle est toutefois possible (à condition que les deux parties
procèdent par mouvement mélodique contraire et conjoint)
d'une part, soit sur l'avant-dernier accord, soit sur le dernier, entre le ténor et la basse (exemple D : doublure de la
dominante), d'autre part, sur le dernier accord entre le soprano et l'alto (exemple E : doublure de la tonique). Par
ailleurs, si elle a lieu sur temps faible ou partie faible de temps, elle est tolérée entre deux parties quelconques à condition
qu'elle soit amenée par mouvement
oblique, ou à la rigueur, par mouvement
contraire et conjoint au moins dans une partie.
- Notons par ailleurs qu'en cas d'unisson, celui-ci doit être quitté par mouvement oblique ou contraire, jamais par mouvement direct.
- La doublure entre parties extrêmes amenée par mouvement
contraire et conjoint n'est pas admise sur temps fort, sauf si la note doublée est la dominante : dans ce cas, la doublure est
correcte (exemple F).
- On double le plus souvent la fondamentale d'un accord (exemple A), parfois sa quinte (exemple B), plus rarement sa
tierce.
- Lorsque la tierce est à la basse, c'est-à-dire, en cas [[d'accord de sixte, celle-ci en principe ne doit pas être doublée, et
si tel est le cas, la doublure ne doit pas intervenir aux parties extrêmes. Une exception toutefois, la tierce de l'accord de
sixte du IIe degré peut être doublée, parce qu'elle est en fait la sous-dominante, l'un des meilleurs degrés), et ceci, même aux
parties extrêmes.
- Cependant, la doublure de la tierce est excellente si celle-ci est un des trois meilleurs degrés,
ou encore, lorsqu'elle intervient entre la partie supérieure et une partie intermédiaire (exemple C).

Suppression d'une note
D'ordinaire, un accord doit être complet. Cependant, il peut arriver que l'on soit amené à supprimer l'une de ses
notes, quand le nombre de voix est insuffisant, ou bien, à
l'occasion de certains enchaînements. C'est généralement la quinte qu'il est préférable de supprimer.
- C'est ainsi qu'à trois voix, même un accord de trois notes est souvent affecté d'une suppression ; et à deux voix, bien
sûr, tout accord est nécessairement incomplet.
- Lorsque le nombre de voix est suffisant, toute suppression qui n'est pas la conséquence d'un enchaînement particulier doit
être considérée comme fautive.
- Dans un accord, la présence de chaque note n'a pas la même importance, selon le rôle tonal et harmonique que celle-ci doit
remplir. En conséquence, certaines notes peuvent être qualifiées de facultatives, d'autres au contraire, de
déterminantes, ces dernières ne pouvant être supprimées qu'en tout dernier recours, quand on ne peut faire
autrement.
Suppression de la fondamentale
La fondamentale de l'accord est relativement importante, car sa suppression engendre une imprécision tonale.
Cependant, elle peut être supprimée à deux voix. Nous verrons par ailleurs, que l'on peut également supprimer la fondamentale des
accords placés sur la dominante. Donc, à trois voix et plus, et excepté dans les accords de septième et neuvième de dominante, toute fondamentale doit normalement être
considérée comme une note déterminante.
Suppression de la tierce
La tierce en principe ne peut être supprimée, même à deux voix, puisqu'elle indique la qualité majeure ou
mineure de l'accord concerné. Elle doit donc toujours être considérée comme une note déterminante, surtout en cas d'accord de
trois notes, qui sans elle, sonnerait creux. Il convient cependant de noter les deux exceptions suivantes.
- Si la quinte n'est pas juste (quinte diminuée ou augmentée), la tierce peut à la rigueur être supprimée.
- À deux voix et dans les deux modes, la tierce des accords fondamentaux placés sur les Ier et Vème degrés, peut également être
supprimée si la quinte [de la fondamentale] de l'accord est amenée par mouvement direct et conjoint, et que la fondamentale
procède par pas de quinte ascendante (il s'agit là du procédé dit des « quintes de cors »). Chaque quinte juste à
vide sonne alors très bien malgré l'absence de la tierce. Exemple :
-

Suppression de la quinte
La quinte, lorsqu'elle est juste, est facultative : c'est donc la note qui sera la plus facilement
supprimée. Cependant, s'il s'agit d'une quinte augmentée ou diminuée, celle-ci devenant alors une note déterminante, doit être
normalement conservée.
Suppression des autres notes
La septième, la neuvième, et de manière plus générale, toute note altérée, sont des notes déterminantes qui ne doivent évidemment
pas être supprimées.
Position d'un accord
La position d'un accord est le mode de répartition des notes de cet accord par rapport à sa basse : en
effet, lorsque les notes d'un accord bougent, changent de place, changent d'ordre, sont doublées, sont supprimées, etc. mais que
la basse ne change pas, on a affaire à un changement de position de l'accord (exemple A), sans modification de
son état.
Différentes sortes de positions
La position est dite serrée quand les « emplacements » sont tous occupés, et que les différentes
notes de l'accord se suivent dans l'ordre (exemple B) ; au contraire, la position est dite large (ou
espacée) lorsque certains « emplacements » sont vides (exemple C, position dite « de
quatuor »).
- Il arrive souvent que dans un même accord, certaines parties soient en position serrée, pendant que les autres sont en
position espacée. Cependant, lorsque les deux parties inférieures (la basse et le ténor par exemple) sont les seules à être
espacées, on considère que l'accord concerné est tout de même en position serrée (exemple D).
- Il est recommandé d'éviter un intervalle supérieur à l'octave entre les voix, sauf entre le ténor et la basse, où l'on peut
avoir plus d'une octave. Par ailleurs, l'octave entre les parties intermédiaires ne sonne bien que si le ténor et la basse sont
séparés par une tierce ou une dixième (exemple E). Plus généralement, il est préférable que le ténor et la basse ne soient en
position serrée que si toutes les autres voix le sont également.
- Lorsqu'on dit qu'un accord est « en position d'octave » (exemple C), « en position de
tierce » (exemple D), « en position de quinte » (exemple B), etc., cela signifie selon le cas, que
la tierce [de la fondamentale], la quinte [de la fondamentale], l'octave [de la fondamentale], etc., se trouve à la partie
supérieure de l'accord en question.

Changement de position
Un changement de position signifie un changement de place d'au moins une des notes des parties supérieures
pendant la durée d'un même accord, c'est-à-dire, sans modification de la basse. En cas de changement de position, en
effet, la fondamentale, la tierce ou la quinte (sous réserve qu'elles ne soient pas à la basse), peuvent librement aller à la
fondamentale, à la tierce ou à la quinte immédiatement supérieure ou inférieure. De plus, chacune de ces trois notes peut
également descendre (ou monter, selon le cas) à la septième, ou à la neuvième.
- Une note
préparée ne peut en principe changer de position. Cette règle concerne entre autres, la septième et la neuvième. Cependant,
lorsque ces dissonances sont placées sur la dominante, celles-ci, exemptées alors de préparation, peuvent modifier leur position.
La septième peut, soit monter à la neuvième, soit descendre à la tierce ou à la quinte. La neuvième ne peut que descendre, soit à
la fondamentale, soit à la septième, soit à la quinte.
- Rappelons qu'à l'occasion d'un changement de position, lorsqu'une partie quitte une dissonance pour une autre note de l'accord, le mouvement obligé relatif à
cette dissonance est également abandonné.
- En ce qui concerne les consonances parfaites consécutives ou directes, un changement de position, ou l'ajout d'une note
supplémentaire (une septième ou une neuvième, par exemple), ne constitue pas un changement d'accord.
État de l'accord
L'état d'un accord est déterminé par la note placée à la basse. Conséquence exclusive de sa note de
basse, l'état d'un accord est donc strictement indépendant de la position de ses autres notes.
- Il convient de soigneusement distinguer, l'état de la disposition de
l'accord. En effet, les différents types de dispositions ne modifient pas le rôle harmonique et tonal de l'accord, ce qui
n'est pas le cas d'un changement d'état.
Accord fondamental
- Un accord fondamental est un accord dont la basse est la fondamentale (exemples A, B, C & D).
- On peut dire aussi : accord à l'état fondamental (ou accord primitif, ou accord direct).
- Un accord fondamental joue le rôle harmonique et tonal le plus fort. Ce rôle est nettement amoindri lorsque l'accord
est renversé. L'état d'un accord souligne donc « l'importance de la basse en harmonie classique ».
Accord renversé
- Un accord renversé est un accord dont la basse n'est pas la fondamentale (exemples E & F).
- On peut dire aussi : accord à l'état de renversement, ou plus simplement, renversement.
- Le terme « renversé » tire bien évidemment son origine du renversement de l'intervalle, puisque, dans un accord renversé, au moins l'un des
intervalles entre la fondamentale et une note quelconque est nécessairement renversé.
- Les différents renversements de l'accord sont appelés comme suit.
- 1. Premier renversement : quand la tierce est à la basse (exemple E).
- 2. Deuxième renversement : quand la quinte est à la basse (exemple F).
- 3. Troisième renversement : quand la septième est à la basse (pour les accords d'au moins quatre
notes).
- 4. Quatrième renversement : quand la neuvième est à la basse (pour les accords de cinq notes).
- Exemples, pour une même fondamentale, do :

- 1. Lorsque un accord est renversé, certains de ses intervalles constitutifs le sont également. Cependant, chaque note de cet
accord conserve le nom qu'elle aurait dans l'accord fondamental correspondant. Par exemple, dans le premier renversement
d'un accord de trois notes (exemple B), la basse conserve son nom de tierce, bien que située un sixte au-dessous de la
fondamentale. Exemples :

- 2. Pour trouver la fondamentale d'un accord renversé ou en position espacée, et identifier la famille à laquelle il
appartient, il suffit d'abaisser la note supérieure d'une octave jusqu'à ce qu'on obtienne la « superposition de
tierces » caractéristique. Exemple :

- 3. À la différence d'un simple changement de position, un changement d'état (pour ce qui est des quintes et octaves
consécutives ou directes) constitue un changement d'accord.
Chiffrage de l'accord
Le chiffrage des accords désigne l'ensemble des signes conventionnels (principalement des chiffres,
précisément, plus quelques signes annexes) que l'on place au-dessus (parfois au-dessous) de la partie de basse, afin
d'indiquer la manière de réaliser les accords. Ce procédé de notation « en raccourci » de basse
chiffrée était très utilisé aux XVIIe et XVIIIe siècles sous le nom de basse continue ou continuo.
- Abandonné par les compositeurs dès le début du XIXe siècle, le chiffrage des accords n'est plus utilisé depuis que comme
procédé pédagogique dans les cours d'harmonie. Il convient de noter cependant, que si cette ingénieuse
sténographie permet à coup sûr d'identifier la structure d'un accord, elle est en revanche incapable de faire
apparaître sa fonction : par exemple les accords de trois sons situés sur les degrés I et V, sont chiffrés de la
même façon alors qu'ils ont des fonctions différentes (respectivement tonique et dominante). C'est pour cette raison que certains
auteurs modernes préconisent l'usage d'un autre mode de chiffrage, capable d'indiquer à la fois la structure et la fonction des
accords, et donc, pouvant être utilisé comme moyen d'analyse harmonique : le « chiffrage de fonction ».
Dans ce nouveau mode de chiffrage, chaque accord est représenté par un chiffre romain surmonté de points, et suivi d'un chiffre
arabe. Le chiffre romain représente le degré de la fondamentale de l'accord, le chiffre arabe symbolise la famille de cet accord
(pas de chiffre, pour un accord de trois sons, 7, pour un accord de 4 sons, etc.), les points enfin, indiquent l'état de l'accord
en question (pas de point pour l'état fondamental, un point pour le premier renversement, 2 pour le second, etc.). On peut
également, et plus simplement, ajouter au-dessous du chiffrage classique, les chiffres romains représentant les
fondamentales.
Chiffres arabes du chiffrage
Chaque chiffre désigne une note, ou plus précisément, l'intervalle (2, pour une seconde, 3 pour une
tierce, 4, pour une quarte, etc.) situé entre cette note et la basse de l'accord, cet intervalle
pouvant être éventuellement redoublé (exemple A).
- Ordinairement, en cas de pluralité de chiffres, ceux-ci sont disposés de manière ascendante et par ordre
croissant : 2, 3, 4, 5, etc. (exemple A). La réalisation de l'accord au-dessus de la note de basse est alors
laissée au libre choix de l'exécutant, lequel peut doubler la note qu'il veut, opter pour la position serrée ou
espacée, redoubler éventuellement certains intervalles, etc. (exemple B).
- Si les chiffres ne se suivent pas dans l'ordre croissant, c'est que l'accord réclame une disposition spéciale, voulue, soit
par le compositeur lui-même (exemple C), soit par les propres règles de réalisation de ce type d'accord.
- Certains accords de cinq notes en effet, exigent une disposition spéciale ; dans ce cas, l'ordre ascendant des chiffres
représente cette disposition spéciale.
- L'armure permet de déterminer le qualificatif de l'intervalle en question (majeur, mineur, juste, etc.),
toutefois un intervalle diminué (quinte et septième, essentiellement) est généralement indiqué par un
chiffre barré (exemple D).
- Certains chiffres peuvent être sous-entendus. C'est très souvent le cas de la tierce [de la basse] (exemple E), ou
encore celui de la quinte [de la basse] lorsque celle-ci est juste. En conséquence, lorsque il n'y a
aucun chiffre, c'est l'accord parfait fondamental (majeur ou mineur, selon le cas) qui est voulu
(exemple F).

- Il n'est pas superflu d'insister sur le fait que les chiffres arabes représentent les intervalles que forment les
notes de l'accord « par rapport à la basse », et non pas par rapport à la fondamentale.
- Par exemple, le chiffrage du deuxième renversement de l'accord de trois sons do-fa-la, est effectué au moyen de deux
chiffres, un 4 et un 6, au-dessus du do de la basse ; le 4, signifiant une
« quarte », représente la fondamentale (fa), et le 6, signifiant une « sixte », représente
la tierce (la) :

- Il est donc très prudent, lorsqu'on parle par exemple d'une « tierce », de préciser s'il s'agit de la
tierce « de l'accord » (autrement dit, la tierce de la fondamentale), ou bien s'il s'agit de la
tierce « de la basse », représentée par le chiffrage, ceci, afin d'éviter tout malentendu en cas
d'accord renversé.
Symboles annexes du chiffrage
- Une altération accidentelle devant un chiffre affecte la note représentée par ce chiffre
(exemple A). Une altération accidentelle non suivie d'un chiffre affecte la tierce [de la basse] qui est alors sous-entendue
(exemple B).
- Certains chiffrages spéciaux ne comportent aucune altération accidentelle : il s'agit essentiellement des accords de
quatre et cinq notes placés sur la dominante. Dans ce cas en effet, le chiffrage, suffisamment précis par lui-même (il indique et
le chiffre et le qualificatif de chaque intervalle de l'accord à réaliser), rend toute altération superflue.
- Une petite croix (+) représente la sensible ; on place celle-ci devant le chiffre de l'intervalle
correspondant à cette sensible. Notons qu'on utilise ce signe exclusivement dans les accords de septième et neuvième de dominante
(exemple C).
- Une ligne horizontale après un chiffre indique la prolongation d'une ou plusieurs notes de l'accord, sans
interdire d'éventuels changements de position (exemple D).
- Une ligne horizontale avant un chiffre est employée exceptionnellement pour le chiffrage du retard de la basse.
- Un zéro indique une absence d'harmonie (exemple E).

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Solfège
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