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(ou Action de société)
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On nomme action une part du capital d'une société dite société par actions (SA). Elle est à distinguer d'une part de SARL, qui est moins aisée à négocier. Les actions sont négociables, et font partie de ce fait des valeurs mobilières.
Les actions sont émises contre argent au moment de la création de la société, ce qui permet de créer son capital social. Les propriétaires d'une société peuvent décider ensuite à tout moment d'en vendre une partie à d'autres investisseurs. Ils peuvent aussi émettre de nouvelles actions placées auprès de tiers actionnaire afin d'augmenter le capital. Dans ce cas, ils peuvent perdre tout ou partie du contrôle qu'ils ont sur leur société.
Pour faciliter de telles transactions, les actions des sociétés les plus importantes sont généralement cotées en bourse. Toute personne ou organisation peut à tout moment y acheter ou vendre les actions de diverses sociétés. Souvent, une société donnée ne fait coter ses actions que sur une seule bourse.
Le prix auquel s'échangent les actions sur les bourses est appelé le cours de bourse. Il varie selon l'offre et la demande, avec un système modérateur destiné à éviter que les cours ne soient trop erratiques.
On nomme par convention valeur d'une action son cours de bourse. Ce cours reflète plus ou moins (avec de grands écarts possibles, puisque l'offre et la demande font loi) les estimations de valeur faites par des méthodes théoriques d'évaluation d'entreprise. Ces méthodes ne peuvent donner qu'un cours potentiel estimé (ce que certains appellent la « valeur intrinsèque ») qui aide éventuellement l'investisseur en bourse à prendre ses décisions d'achat et vente.
Le problème de la valeur se pose davantage en l'absence de cotation en bourse, donc de référence de prix. C'est là que les estimations théoriques de valeur peuvent servir de bases de négociation en cas de prise de participation.
On a vu une société comme IBM, qui possède plus d'un milliard de titres, racheter une partie de ses propres actions. Bien entendu, comme cela fait autant de dividendes en moins à verser à l'exercice suivant, cela a pour effet mécanique de faire remonter le cours de l'action.
Au-dessus d'un certain cours, les particuliers sont moins intéressés par une action, car ils veulent que leurs achats et leurs ventes n'aient pas une trop grosse granularité. IBM réalisa donc aussi des splits, remplacement d'une action par deux de valeur moitié moindre.
La question est la suivante : si une société rachète la moitié de ses actions pour faire ensuite un split de 2 pour 1, a-t-elle vraiment réalisé autre chose qu'une opération blanche ?
Pour la petite histoire, le droit étatsunien interdit à une société de posséder plus d'une fraction symbolique de ses propres actions (sans quoi celles-ci deviendraient incontrôlables et on ne serait plus dans le modèle capitaliste). Les actions rachetées par IBM étaient donc, mises à part celles destinées au plan d'achat d'actions de leur personnel, détruites devant huissier.
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