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L'affaire Calas est un épisode révélateur de l'intolérance et de la persécution catholique à l'égard des protestants au XVIIIe siècle.
Jean Calas habitait rue des Filatiers à Toulouse. Il fut l'une des dernières victimes de l'intolérance religieuse en France. Le 13 octobre 1761, son fils Marc-Antoine fut découvert étranglé. Jean Calas était protestant, et des rumeurs l'accusèrent bientôt d'avoir assassiné son propre fils.
En effet, le second fils de Jean Calas aurait émis le désir de se convertir au catholicisme, comme l'avait déjà fait son frère. À l'époque, une rumeur était un « quart de preuve », et Jean Calas ne put guère plaider son innocence dans ces conditions.
L'affaire donna lieu à deux procès. Le premier fut jugé par les Capitouls mais ce fut le parlement qui condamna Jean Calas en appel. Après avoir été interrogé dans le donjon du Capitole, l'accusé fut condamné à mort le 9 mars 1762. Il fut roué vif, étranglé, et brûlé le lendemain sur la place Saint-Georges.
Plus que le fond, c'est la forme du procès qui fit scandale. Pendant les trois années de procédures, il n'y avait guère que trente familles protestantes à Toulouse, et cette minorité n'avait pas la possibilité de se défendre.
Quelque temps après l'exécution, de nouveaux indices furent apportés allant dans le sens de la défense. Voltaire utilisa ces éléments pour aider la famille à obtenir finalement la réhabilitation de Jean Calas en 1765.


