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L'affaire Schnaebelé éclata le 20 avril 1887 alors que du fait des discours revanchards du général Boulanger la tension était à son paroxysme entre la France et l'Allemagne.
Ce jour-là, 20 avril, Guillaume Schnaebelé, commissaire de police de Pagny-sur-Moselle, devait rencontrer à la frontière son collègue allemand Gautsch, commissaire d'Ars-sur-Moselle. Cependant il tomba dans un guet-apens, au rendez-vous étaient également présent des « ouvriers agricoles » assis un peu plus loin, en fait des policiers allemands. Gautsch parvint à faire avancer Schnaebelé d'un pas côté allemand ce qui autorisa ces derniers à se précipiter pour menotter le Français. Toutefois de fait de la lutte Schnaebelé se trouvait à nouveau de côté français lorsqu'il fut maîtrisé. Néanmoins les Allemands l'emprisonnèrent pour espionnage.
L'affaire provoqua une émotion en France et le général Boulanger, ministre de la Guerre, proposa même d'adresser un ultimatum à l'Allemagne. Flourens, ministre des Affaires étrangères, atténua la position du gouvernement en demandant des explication à l'Allemagne. De son côté Bismarck faisait face à des difficultés politiques avec d'autres membres de son cabinet. L'affaire fut réduite à son plan juridique, les faits d'espionnage n'étant pas établis et du fait de la violation de frontière Schnaebelé fut remis en liberté.
Cette affaire démontra aux républicains français que Boulanger représentait désormais une menace tout en apportant à ce dernier le soutien des patriotes français.


