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L'agriculture biologique est, au sens propre, un pléonasme (il n'existe pas d'agriculture non biologique).
Le terme est apparu récemment, par opposition au système de production agricole qui s'est mis en place à partir du XXe siècle, qualifié de chimique en raison de son usage de produits de synthèse (engrais d'abord, puis produits de protection des plantes contre les maladies et les ravageurs), ou de productiviste par sa logique, et considéré, parfois, comme dangereux et non durable.
Le fondement théorique initial de l'agriculture biologique est lié à la notion de fluide vital (il s'agit de ne pas polluer, amoindrir ce fluide en lui incorporant des éléments minéraux ou pire encore artificiels), à la notion de système (il ne faut pas nourrir directement la plante seulement, mais gérer tout le système air-eau-sol-plantes-animaux sans le forcer) et de respect de ses éléments (nourrir une vache avec de l'herbe, et non avec concentrés contenant des ous-produits animaux), à la méfiance à l'égard de l'homme ou du moins de certaines de ses actions anti-naturelles.
Ce fondement, dans sa version contemporaine ayant rationnalisé sa démarche, conduit a une forte recherche d'amélioration qualitative par une recherche constante d'alternatives a beaucoup de comportements de l'agriculture conventionelle en s'appuyant sur des expertises pluridisciplinaires (biologiste, agronome, écologiste, pedologue, géologue...)et le partage des experiences, refusant la confiance, jugée excessive des agriculteurs conventionnels envers les commerciaux des firmes agro-pharmaceutiques et de nombreuses chambres d'agriculture acquises au productivisme.
L'agriculture biologique c'est aussi distinguée en refusant d'une part le productivisme mais aussi un certain obscurantisme agricole basé sur des croyances celtes ou orientales que certains auraient voulus ratacher a l'agriculture biologique, ces croyances ont pu s'exprimer dans ce qui a été appelé agriculture biodynamique, même si cette école de pensée ne se réduit pas qu'a cela.
Elle a aussi permis de renouer a un savoir agricole empirique totalement nié dans le productivisme inspiré par le scientisme.
Cette démarche a couté beaucoup d'argent aux premiers agriculteurs biologiques qui ne pouvaient bénéficier des aides agricoles et de certains prêts car les autres agriculteurs chargés de donner leur avis sur la pertinence de ces exploitations et la FNSEA étaient opposés a ce modèle agricole, cet avis jusqu'à une époque récente était ultra-majoritaire au sein de la population agricole.
Au niveau européen, le premier règlement sur l'agriculture biologique est entré en vigueur en 1992 (Règlement n° 2092/91), suivi en août 1999, de règles relatives à la production, l'étiquetage et l'inspection en matière d'élevage (Règlement n° 1804/1999). Un plan d'action pour favoriser le développement des modes de production biologiques est en cours d'élaboration, début 2004, par la Commission européenne.
Le terme agriculture biologique est maintenant légalement protégé en France dans la loi d'orientation agricole du 4 juillet 1980 et dans le décret du 10 mars 1981, lesquels l'ont définie, et ont fixé les conditions d'homologation des cahiers des charges et préciser les substances pouvant être utilisées dans la production, la conservation et la transformation des produits agricoles.
Les produits de l'agriculture biologique bénéficient de marques et de logos protégés au niveau européen.
Il faut remarquer que cette législation définit ce qu'on appelle une « obligation de moyens », mais ne garantit pas la qualité des produits elle-même (mais des taux de pesticides, le poids de matière sèche ou la quantité en micronutriments démontrent une qualité moyenne superieure de cette production, sans compter le facteur gustatif qui étant en partie subjectif ne peut être comptabilisé).
Selon l'Agenda 2000, les agriculteurs sont tenus de respecter certaines
normes environnementales de base, sans recevoir de compensation
financière. Ils sont également soumis au respect du principe de pollueur-payeur. Cependant, les mesures agri-environnementales proposent de rémunérer les
agriculteurs souscrivant à des engagements allant au-delà des bonnes pratiques agricoles. En particulier, la pratique de l'agriculture biologique permet de
percevoir des primes. De plus, l'agriculteur biologique peut recevoir des aides aux investissements. Ces actions devraient tendre
à favoriser l'adoption de pratiques d'agriculture biologique.
Depuis l'adoption du réglement européens de 1992, des nombreuses exploitations se sont
converties à ce nouveau type de production agricole.
L'opposition entre ces deux types d'agriculture n'est pas aussi radicale que cela peut apparaître à première vue. D'une part, le cahier des charges de l'agriculture biologique préconise un certain nombre de mesures de gestion qui peuvent s'appliquer en agriculture classique, par exemple la rotation des cultures, ou le délai minimum d'abattage des animaux, qui s'impose aussi pour certains labels de qualité. D'autre part, l'interdiction de produits chimiques (ce terme est vague comme la frontière entre chimique et naturel, mais les cahiers des charges sont, eux, precis) n'est pas totale en agriculture bio, elle est plus restrictive, les pyrethrenoïdes et la rotenone, deux insecticides naturels tirés de végétaux sont autorisés, ils sont a biodégradabilité rapide et sont beaucoup moins nocifs que ceux issus de la pétrochimie.
Il est vrai que les agriculteurs bio préfèrent restaurer les équilibre de la petite faune en favoriser la faune utile (lutte biologique) plutôt qu'éliminer indistinctement toute activité animale.
Un exemple de moins en moins controversé est celui de la bouillie bordelaise (à base de sulfate de cuivre) utilisée en arboriculture fruitière (pas seulement en agriculture biologique) est autorisée alors que la toxicité du cuivre aujourd'hui reconnue va conduire à son élimination, y compris en agriculture classique, déjà les effet nocifs du cuivre avaient entrainés une diminution des doses de cuivre dans la bouillie bordelaise et l'usage de plus en plus fréquent a d'autres méthodes.
L'agriculture bio élimine un certain nombre de risques sanitaires induits par l'usage, ou l'abus, de certains intrants chimiques, mais elle introduit des facteurs de risque liés à certaines pratiques :
L'agriculture biologique a aussi permis de développer de nombreuses techniques et technologies innovante dont la plupart se diffusent lentement dans l'agriculture conventionelle et possède des avantages non négligeables :
Nombreuses sont les collectivités territoriales à favoriser activement l'agriculture biologique afin de faire de grosse économies et d'améliorer la santé des populations, tel que la ville de Munich depuis 1991 pour protéger les ressources d'eau, ce programme est un succès.


