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L'Agriculture de précision est un concept de conduite des parcelles agricoles, qui part du constat de
l'existence d'une variabilité intra-parcellaire.
Elle requiert l'utilisation de nouvelles technologies, telles que la localisation par satellite et l'informatique.
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L'agriculture de précision peut être utilisée pour optimiser la gestion d'une parcelle d'un point de vue
De plus, l'agriculture de précision met à la disposition de l'agriculteur de nombreuses informations qui peuvent
On peut distinguer quatre étapes dans la mise en place de techniques d'agriculture de précision prenant en compte l'hétérogénéité spatiale
La maîtrise de l'espace de travail est une exigeance préalable de cette nouvelle approche agricole, et cette maîtrise est exigée tant à l'échelle de l'image satellitale qu'au niveau du parcellaire : c'est l'opération de georéférencement. Les données de rendement peuvent être acquises par différents moyens : capteurs de rendement sur moissonneuse-batteuse, couvert végétal ou indice foliaire par voie aérienne ou satellitale.
Les origines de la variabilité sont diverses : climat (grêle), sol (texture, profondeur, teneur en azote), pratiques culturales (passage de roues), mauvaises herbes,
maladies.
Des indicateurs permanents (essentiellement liés au sol) renseignent l'agriculteur sur les principales constantes du
milieu.
Des indicateurs ponctuels le renseignent sur l'état actuel de la culture (développement de maladies, stress hydrique, stress
azoté, verse, dégâts de gel...).
Les informations peuvent provenir de stations météorologiques, de capteurs (conductivité électrique du sol, détection à l'œil nu,
réflectométrie satellitale...).
La décision peut être basée sur des modèles d'aide à la décision (modèles agronomiques de simulation des cultures, et modèles de préconisation), mais elle appartient avant tout à l'agriculteur, en fonction de l'intérêt économique et de l'impact sur l'environnement.
Les nouvelles technologies de l'information (NTIC) devraient rendre la modulation des
opérations culturales au sein d'une même parcelle plus opérationnelle, au sens fiabilité agronomique et facilité d'utilisation par l'agriculteur.
L'application technique des décisions de modulation nécessite la disponibilité du matériel agricole approprié. On parle dans ce
cas de VRT ou technologie des taux variables (exemple de modulation : semis à densité variable, application d'azote,
application de produits phytosanitaires).
La mise en œuvre de l'agriculture de précision nécessite les outils suivants :
La démocratisation des techniques d'agriculture de précision bute encore sur des problèmes :
Ces techniques sont de plus en plus utilisées dans des pays tels que les États-Unis, mais commencent tout juste à apparaître sur le marché européen (Angleterre, France et Allemagne en particulier). En France, la modulation potentiellement la plus intéressante est celle de l'azote, intrant soumis à une réglementation de plus en plus exigeante.
L'agriculture de précision est une voie de plus en plus explorée, car elle permettrait d'optimiser les rendements, de gérer au
mieux les coûts de production et de limiter l'ampleur de certaines pollutions.
Elle repose sur le principe apporter la bonne dose, au bon endroit, au bon moment.
Toutefois, certains détracteurs soutiennent que l'intérêt économique de l'agriculture de précision n'est encore pas démontré.
Le coût d'équipement en matériel informatique et logiciel SIG, associé au prix d'un GPS et d'un capteur de rendement est
d'environ 15000 euros.
Actuellement ce montant correspond à la somme que doit débourser un agriculteur pour pouvoir étudier l'éventualité d'une
variabilité sur les terres de son exploitation.
La mise en œuvre de la modulation nécessite quant à elle la prise de photos aériennes ou satellites extrèmement onéreuses.
Enfin, le bénéfice environnemental est difficilement quantifiable. En effet, si un des objectifs peut être de diminuer la dose
en azote sur une zone à faible rendement, la contrepartie est de l'augmenter sur la zone à fort rendement, afin d'en optimiser la
productivité; ceci peut impliquer par exemple des besoins plus importants en produits phytosanitaires.
D'autre part, certains estiment que le suivi de développement des cultures par avion ne constitue pas particulièrement un
bénéfice d'un point de vue environnemental.
Voir également : Agriculture, Agriculture raisonnée, Développement durable


