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Abou Abdallah Muḥammad Ben Mūsa ʾal-Khuwārizmī (Persan ابو عبد الله محمد بن موسى خوارزمي - Muhammad Ben Mûsa ’al-Khuwârizmî ; circa 783-850), est l'auteur de l'ouvrage intitulé ʾAl-ǧabr waʾl-muqābala (الجبر و المقابلة - ’Al-jabr wa’l-muqâbala), qui signifie « La transposition et la réduction ». Le terme ʾal-ǧabr fut repris par les Européens et devint plus tard le mot algèbre. Son autre ouvrage, disparu, Kitāb ʾal-ǧāmiʿ waʾl-tafrīq bī ḥisāb ʾal-Hind ( كتاب الجامع و التفريق بحساب الهند - Kitâb ’al-jâmi‘ wa’l-tafrîq ’al-Hind, « Livre de l'addition et de la soustraction d'après le calcul indien »), est le premier à parler du système des chiffres arabo-indiens.
Son nom, ʾal-Khuwārizmī, latinisé au Moyen Âge en Algoritmi, puis en Algorisme par les Européens, est à l'origine du mot algorithme, qui veut dire « procédure ». En revanche le principe des algorithmes était connu depuis l'Antiquité (algorithme d'Euclide), et Donald Knuth mentionne même leur usage par les Babyloniens.
De manière anecdotique, on doit aussi à ʾal-Khuwārizmī la tradition consistant à appeler l'inconnue d'une équation mathématique X. En effet, dans son ouvrage ʾAl-ǧabr waʾl-muqābala, il expose une méthode (un algorithme au sens propre, donc) pour expliciter une inconnue, ou ʾaš-šayʾ, littéralement « une chose », dans une équation du premier degré, en utilisant des ǧabr, « soustractions » (ou « transpositions ») et des muqābala, « égalités » (ou confrontation de deux entités). Après plusieurs avatars, ʾaš-šayʾ a fini par donner X.


