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Alain Bombard 27 octobre 1924 à Paris est un médecin et biologiste français.
Alain Bombard découvre la mer pendant des vacances d'été qu'il passe en Bretagne où il apprend la navigation. Ses études de médecine achevées, il s'installe à Boulogne-sur-Mer et quand, un jour, on lui amène les corps de 21 marins morts dans le naufrage de leur chalutier, sa vie est changée. En effet, il veut trouver des solutions pour augmenter les chances de survie en cas de naufrage.
Il commence par s'intéresser à la résistance à la fatigue, pour cela il n'hésite pas à traverser la Manche à la nage, il étudie de plus près les canots gonflables. À l'institut océanographique de Monaco il analyse la composition de l'eau ainsi que le comportement des naufragés. Il est persuadé que l'on peut survivre après un naufrage, avec un minimum de nourriture et surtout d'eau, qu'elle vienne de la pluie, des poissons ou d'eau de mer coupée avec de l'eau douce. Reste maintenant à prouver qu'il a raison et pour cela il ne va pas hésiter à tenter l'expérience lui-même.
En 1952 il devient chercheur au musée océanographique de Monaco. Se spécialisant dans les questions de survie en mer il part donc de la principauté avec un volontaire Anglais, Jack Palmer, à bord d'un Zodiac, « l'Hérétique », doté d'une voile et avec pour seuls équipements : un sextant, un filet à plancton et quelques livres. À Tanger, Palmer décide d'abandonner et Bombard repart seul vers les alizés. Bientôt il se retrouve sans rien à l'horizon, au bon vouloir du vent et des courants. Les premiers jours, il se nourrit comme prévu : eau de mer et jus de poissons. Mais il devra attendre 3 semaines pour voir la pluie. Petit à petit, la peur de la crevaison, les diarrhées et la perte de poids l'affaiblissent. Alors il fait signe à un cargo qui lui donne un œuf, une pomme et quelques légumes à manger, mais il refuse d'abandonner car se serait donner raison à tous ses détracteurs.
La mer se déchaîne et l'oblige à écoper sans arrêt et toujours avec les moyens du bord : sa chaussure ou son chapeau. Les dernières semaines seront très dures mais il finira par touche terre à Barbade le 23 décembre 1952 après 113 jours de mer. Il est dans un état de santé déplorable et doit être hospitalisé.
De retour en France, il est attendu par de nombreux journalistes et sa popularité augmente, bien que certains doutent encore et le soupçonnent d'avoir triché. Avec le récit de cette aventure, Naufragé volontaire, publié en 1958, il acquiert une renommée mondiale. Il fait des conférences, explique, décrit et met toute sa conviction pour convaincre. Aujourd'hui c'est chose faite, les dérivés du zodiac de survie sont obligatoires sur les bateaux et Bombard reçoit toujours des lettres de naufragés qui ont survécu grâce à son expérience.
Il fut secrétaire d'État auprès du ministre de l'Environnement dans le premier gouvernement de Pierre Mauroy (22 mai - 23 juin 1981).


