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Alain Madelin est un homme politique français, né le 26 mars 1946 à Paris.
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Fils d'un ouvrier de chez Renault et d'une dactylographe, il passe son enfance à Belleville, à Paris.
Choqué par les accords d'Évian, il s'engage dès ses 16 ans pour la cause nationaliste et devient famillier des bagarres avec les militants d'extrême gauche. En 1964, alors qu'il étudie le droit à Assas, il est l'un des fondateurs du mouvement d'extrême droite Occident avec Gérard Longuet. Revenant sur cette époque, il déclare qu'il s'agit d'un « anticommunisme militant, extrême et passionné, qui a accompagné une bonne partie de ma vie d'étudiant. Et comme à ce moment-là, la France de l'anticommunisme était marginalisée, nous avons été systématiquement confinés à l'extrême droite. En face, ils étaient pour Mao et Pol Pot, pour les Gardes rouges et pour les Khmers rouges. Je ne regrette pas de ne pas avoir choisi ce camp-là ». Alain Madelin participe à une action commando contre des militants d'extrême gauche qui blesse gravement l'un deux. Les militants d'Occident affrontent les manifestants de mai 68 ; à l'issue de la crise le groupuscule est dissous.
Devenu avocat, converti au libéralisme, il rejoint à 22 ans les Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing, qui est élu président en 1974.
En 1978, Alain Madelin est élu député d'Ille-et-Vilaine et devient vice-président du Conseil régional de Bretagne ; il fait sensation en arrivant sans cravate dans l'hémicycle.
Lorsque la droite gagne les élections législatives en 1986 et que débute la première cohabitation, Jacques Chirac le nomme ministre de l'Industrie, des Postes et Télécommunications et du Tourisme.
Le scénario se répète lorsque la droite gagne les élections législatives en 1993 et qu'Édouard Balladur, premier ministre de la seconde cohabitation, nomme Alain Madelin ministre des Entreprises et du Développement économique.
En 1995, Alain Madelin est élu maire de Redon.
Lorsque l'UDF se range derrière Édouard Balladur à l'élection présidentielle de 1995, il choisit de soutenir Jacques Chirac. Élu, ce dernier le nomme ministre de l'Économie et des Finances mais ses positions libérales le mènent à la démission au bout de trois mois et il est remplacé par Jean Arthuis. À la victoire de la gauche en 1997, il prend la tête du Parti républicain qu'il renomme Démocratie Libérale, désormais séparé de l'UDF. Avec son parti, il rejoint l'UMP en 2002.


