| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
Alger (appelée aussi « el bahdja » qui veut dire « la blanche »), est la capitale de l'Algérie et la plus grande
ville du pays. Avec trois millions d'habitants, l'agglomération du grand Alger regroupe
10 % de la population algérienne.
| Sommaire |
Bâtie sur les contreforts des collines du Sahel algérois, les 230 km² de la métropole s'étendent sur une trentaine de kilomètres. La ville est bordée au nord et à l'est par la mer Méditerranée, et dominée par une citadelle, tout en haut de la casbah (vieille ville).
Appelée Ikosim (l'île aux mouettes) lorsqu'elle acquit le statut de comptoir phénicien d'importance, sa fondation remonte au IVe siècle avant J-C (des débris de vases campiniens - datant du IIIe siècle avant J-C - y furent découverts dans un puits de vingt mètres de profondeur en 1940).
Antiquité :
Moyen Âge :
Époque moderne :
Colonisation :
Pendant la Seconde Guerre mondiale, suite au débarquement anglo-américain de novembre 1942, baptisé Opération Torch, Alger devient le siège du commandement Allié en Europe sous la direction du général Eisenhower, futur président des États-Unis.
Elle est alors la capitale provisoire de la France Libre et accueille le siège du gouvernement mené par le général de Gaulle, ce qui lui vaudra d'être décorée de la Croix de la Légion d'honneur par le président français Jacques Chirac le 15 août 2004.
Alger joue aussi un rôle décisif durant la Guerre d'Algérie (1954-1962), notamment pendant la Bataille d'Alger, durant laquelle la 10e Division parachutiste de l'armée française, à partir du 7 janvier 1957, mena la chasse aux indépendantistes algériens, sur ordre du Garde des Sceaux François Mitterrand, qui lui donne tous pouvoirs pour « éliminer les insurgés ».
Alger reste marquée par cet épisode caractérisé par une lutte sans merci entre les indépendantistes recourant aux attentats anti-français et l'armée française menant une répression sanglante incluant l'usage quasi-systématique de la torture contre les contestataires de l'ordre colonial, tels que le jeune professeur de mathématiques Maurice Audin, ou le leader nationaliste Larbi Ben M'hidi, honorés depuis par la municipalité : des artères principales de la ville portent leurs noms.
Les manifestations du 13 mai 1958 y consacrent la chute de la Quatrième République en France, ainsi que le retour du général de Gaulle aux affaires.
La Fusillade de la rue d'Isly à Alger en 1962 marque le début de l'exode massif des Européens d'Algérie.
C'est un Alger vidé de ses habitants Européens qui célèbre dans une grande liesse populaire l'indépendance de l'Algérie le 4 juillet 1962, et devient pendant près de deux décennies une capitale culturelle, politique et diplomatique du Tiers Monde ainsi qu'une ville phare du Mouvement des non-alignés pendant la Guerre froide.
En octobre 1988, soit un an avant la chute du Mur de Berlin, Alger est le théâtre de manifestations réclamant plus de démocratie baptisées le Printemps d'Alger. Elles sont durement réprimées par les autorités (plus de 300 morts), mais constituent un tournant dans l'histoire politique de l'Algérie moderne : en 1989, une nouvelle constitution est adoptée qui met fin au règne du parti unique et voit la création de plus de cinquante partis politiques, ainsi qu'une libéralisation totale de la presse écrite.
La ville devient alors jusqu'en 1992 le théâtre de nombreuses manifestations politiques de toute tendances. En 1991, une formation politique dominée par des conservateurs religieux, le FIS, engage un bras de fer politique avec les autorités qui se solde par des élections législatives qu'elle est en passe de remporter en 1992, à la faveur d'une abstention massive des électeurs algériens désabusés par la tournure des événements. L'annulation du scrutin par les autorités marque le début d'une nouvelle période de violences sporadiques opposant l'État aux ultra-conservateurs religieux constitués en groupes armés affiliés à Al Qaida, qui dure jusqu'en 1998.
En 1999, Alger retrouve son calme et offre désormais le spectacle d'une ville normale.
De nos jours, en 2004, Alger est redevenue une grande capitale africaine et méditerranéenne, elle abrite de nombreuses réunions internationales. De nombreux grands projets d'infrastructures tels que le métro, la nouvelle aérogare d'Alger, divers projets d'habitation, de nouvelles villes, des échangeurs et des trémies, des autoroutes : Alger est en pleine métamorphose urbanistique.
Alger, jouit d'une position géographique privilégiée. S'érigeant en amphithéâtre sur les coteaux d'El-Biar et de Mustapha pleins de lumière et de verdure. De Bouzaréa à Kouba, la promenade mènera le visiteur en différents quartiers aux mille et un visages ; quartiers populaires, quartiers des ambassades aux blanches villas de style mauresque tapies dans des jardins de fleurs, de palmiers, pins, eucalyptus aux multiples senteurs. Sur les hauteurs serpentent de romantiques sentiers tels que les Chemins Cheikh-Bachir-Ibrahimi (ex-Chemin Beaurepaire) et Almouiz-Ibnou-Badis (ex- Poirson) à El-Biar, Gadouche-Abdelkader (ex-Chemin de la Madeleine) et Al-Bakri (ex-Chemin Macklay) à Hydra, ou encore le Chemin Gacem-Mohamed (ex-Chemin des Crêtes) à El-Mouradia (ex-Le Golf), qui offrent de belles échappées sur le centre de la ville, le port, l'amirauté et la baie si souvent comparée à celle de Naples ou de Rio.
À partir de Diar-El-Mahçoul, du Bois de Boulogne, du balcon Ez-Zahira (ex-Saint-Raphaël), de la Basilique Notre-Dame d'Afrique et de la forêt de Bainem, le spectacle est un enchantement qui ne cesse de ravir et dont la beauté se perpétue partout dans la ville grâce aux nombreux espaces verts tels que le parc de la Liberté, le parc de Beyrouth et le Jardin d'Essai, un des plus beaux du monde.
Au cœur de la ville, au centre duquel s'élève la Grande Poste, édifice de style néo-mauresque, palpite à l'image des principales artères commerçantes et vivantes qui le compose, notamment les rues Didouche-Mourad (ex-rue Michelet) et Ben-M'Hidi-Larbi (ex-rue d'Isly). Le Boulevard Khemisti-Mohamed (ex-Bd Laferrière), couronné par l'Esplanade d'Afrique, est surplombé par le Palais du Gouvernement avec ses jardins en gradins. Le Boulevard Zirout-Youcef (ex-Bd Carnot), établi en terrasse tout le long du Port est bordé de grands édifices, la wilaya (préfecture) de style néo-mauresque, l'Hôtel de Ville, l'Hôtel Es-Safir (ex-Hôtel Aletti), le Palais Zirout Youcef (ex-Palais Carnot) et les banques.
Enfin, le boulevard Che Guevara (ex-Bd de la République), qui mène à la place des Martyrs (ex-Place du Gouvernement), au pied de la Casbah, et au Boulevard Amilcar Cabral (ex-Bd Anatole-France), ainsi qu'à l'Amirauté et à la Darse, ancien port turc aujourd'hui réservé à la marine nationale, aux embarcations de pêche et de plaisance, est considéré comme l'un des plus beaux sites de la capitale.
Les banlieues d'Alger, tel que El-Harrach (ex-Maison Carrée), Hussein Dey ou Kouba abritent aujourd'hui plus de la moitié des habitants de la wilaya d'Alger.
À quelque 20 km à l'ouest d'Alger se trouvent de magnifiques stations balnéaires telles que Sidi Fredj (ex-Sidi Ferruch) et Zéralda ; on y trouvera des complexes touristiques, des restaurants algériens et autres, des magasins de souvenirs, de belles plages surveillées... À l'instar d'Alger et de l'Algérie, le tourisme est lui aussi un grand chantier.
Et pour ceux qui lisent le catalan : La presonera d'Alger, Joan Daniel Bezsonoff


