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Discipline qui consiste à modifier artificiellement une espèce végétale dans le but de l'adapter à un usage agricole. Les critères recherchés sont divers: productivité, goût, qualités nutritionnelles, apparence, résistance aux maladies... Les entreprises ou organismes publics dont l'activité est l'amélioration des plantes élaborent ainsi différentes variétés afin de mieux répondre aux besoins des agriculteurs (et des consommateurs).
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L'amélioration des plantes se fait généralement par le croisement de différentes variétés, suivie de sélections. Le patrimoine génétique des espèces sélectionnées se retrouve donc dans la variété créée, qui hérite des avantages des ses différents « ancêtres ». Ce processus de sélection est long (il faut plusieurs années pour élaborer une nouvelle variété). Il nécessite aussi de disposer d'une importante « biblithèque » de variétés; en particulier les variétés sauvages peuvent apporter des solutions à l'apparition de nouvelles maladies, c'est pourquoi il est primordial de conserver cette biodiversité. En France, l'INRA est chargé de veiller à cette diversité.
Un programme de sélection vise à améliorer une variété pour des objectifs donnés. La définition des objectifs est un point crucial dans les programmes de sélection. En effet, une fois les objectifs définis, le programme se déroule sur plusieurs années, de 7 à 25 ans, période durant laquelle l'équipe qui réalise ce programme devra poursuivre les mêmes objectifs.
Le sélectionneur part des variétés existantes et de sa connaissance des caractéristiques de celles-ci. Il existe deux grands types de végétaux, les plantes autogames, qui s'autofécondent elles-mêmes et les plantes allogames, à fécondation croisée. Ces modes de reproduction conduisent à des schémas de sélection différents.
Depuis quelques années, industriels et laboratoires réussissent à contourner la sélection et le croisement en introduisant directement les gènes jugés « intéressants » dans le patrimoine génétique de la plante. Cette technique permet d'élaborer des plantes inédites, notamment grâce à la possibilité d'incorporer des gènes d'espèces totalement étrangères. Ainsi les plantes dites « transgéniques » peuvent être utilisées pour produire des molécules à usage médical. Bien que très controversés, une étude sanitaire a récemment montré que les OGM ne présentaient pas de danger particulier pour la santé humaine ou animale.


