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André Bazin (Angers 1918-Nogent-sur-Marne 1958) est un critique français de cinéma.
Pour accomplir sa vocation d'enseignant il entre en 1938 à l'école normale de Saint
Cloud mais en 1941 il échoue à l'oral du professorat, il se rapproche alors de Pierre Aimé Touchard
qui vient de fonder la maison des lettres à Paris.
André Bazin y fonde un ciné-club où il invite régulièrement Roger Leenhardt dont il lit depuis longtemps la chronique la petite école du
spectateur dans la revue Esprit.
La Libération est une période intense pendant laquelle on veut amener le peuple à la culture et la culture au peuple.
Fort de cette conviction il s'engage à travers travail et culture et Peuple et culture dans l'éducation populaire.
Dans les usines, en Allemagne, en Algérie, au Maroc, il participe à la fondation de ciné-clubs, à des stages, anime des
conférences.
Il entame parallèlement un travail de réflexion en écrivant pour l'écran français, Le Parisien linéré, Esprit, en rédigeant des monographies. Il participe à la création de Radio-Cinéma-Télévision (qui deviendra Télérama), c'est à cette époque qu'il engage, pour le seconder, un jeune passionné de cinéma, François Truffaut, dont il devient le père spirituel et le protecteur.
Il fonde avec Jacques Doniol-Valcroze, en 1951, les Cahiers du
cinéma dans lequel écrit toute une génération de critique et de futurs cinéastes membres de la Nouvelle Vague.
André Bazin fait le pari qu'en présentant et en expliquant des œuvres de qualité au public populaire celui-ci deviendra plus exigeant, moins soumis aux œuvres purement commerciales. Pour lui, la culture est un moyen d'émancipation du peuple.
En mourant en 1958, un an avant le premier film de Truffaut, André Bazin n'a pas eu l'occasion de voir émerger la nouvelle génération de cinéastes qu'il a profondément marquée par son intelligence et son engagement.


