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| N° d’ordre : | 17e président des États-Unis d’Amérique |
| Mandat : | 15 avril 1865
4 mars 1869 |
| Date et lieu de naissance : | 29 décembre 1808
à Raleigh, Caroline du Nord |
| Date et lieu de décès : | 31 juillet 1875
à Carter’s Station, Tennessee |
| Profession : | Tailleur |
| Parti politique : | Démocrate |
| Vice-président : | aucun |
Andrew Johnson, 1808 – 1875, est élu
vice-président d’Abraham Lincoln en 1864. Il lui succède après son assassinat et devient le dix-septième président des États-Unis
d’Amérique pour un mandat de 1865 à 1869. Il est l’artisan de la reconstruction des états sudistes ce qui lui attire l’opposition
des radicaux au sein du Congrès qui iront jusqu’à la procédure de destitution (impeachment).
| Sommaire |
Andrew Johnson naît le 29 décembre 1808 à Raleigh, Caroline du Nord. Ses parents sont de simples ouvriers, quasiment illettrés. Il exerce le métier de tailleur après son apprentissage et n’a jamais fait d’études.
Il participe à la vie politique en entrant au conseil municipal de sa ville et gravit les échelons en étant successivement maire, député, sénateur et enfin gouverneur du Tennessee avant d’être élu député au Congrès. Ses opinions sont alignées sur celles des députés sudistes démocrates, c’est-à-dire qu’il soutient l’esclavage. Il diverge sur un point important car il est partisan du maintien à tout prix de l’Union. Il est d’ailleurs le seul sénateur sudiste à ne pas démissionner lors de la création de la Confédération ce qui lui vaut d’être considéré comme un traître par le Sud et comme un héros par le Nord et aussi d’être choisi comme co-listier d’A. Lincoln à l’élection présidentielle de 1864. À noter aussi que le Tennessee sera, grâce à lui, le seul état Sudiste dans lequel la loi d’émancipation signée par Lincoln ne sera pas applicable.
A. Johnson devient président le 15 avril 1865 à la suite de l’assassinat du président A. Lincoln au début de son second mandat.
Sa présidence est marquée par le problème de la reconstruction des états sudistes. La doctrine officielle, en particulier celle de Lincoln, refusant d’admettre la sécession il en résulte que les états du sud reviennent dans l’Union, à la fin de la Guerre civile, de plein droit sans qu’il soit possible de leur imposer des pénalités. En dehors de l’obligation d’abolir l’esclavage au niveau de la Constitution de chacun des états, A. Johnson est partisan de les laisser définir leur politique en particulier sur le thème crucial du droit de vote. Cette politique de soutien de toutes les lois ségrégationnistes ainsi qu’un pardon généralisé accordé à la très grande majorité des politiciens, militaires etc. qui avait lutté pour la Confédération lui attire l’animosité de nombreux députés et sénateurs républicains qui l’avaient amené au pouvoir. A. Johnson et le Congrès sont en violente opposition chaque partie utilisant son droit de veto pour bloquer les lois proposées par l’autre partie. Finalement le Congrès entame une procédure de destitution à l’égard du Président mais celle-ci échoue à une voix près.
A. Johnson termine son mandat en ayant perdu pratiquement tout pouvoir au profit des Commissions sénatoriales. Au milieu des disputes liées à la politique intérieure, l’acquisition de l’Alaska, négociée par le Ministre des affaires étrangères William Seward avec les Russes en 1866, passe inaperçue. Le même gouvernement intervient pour forcer les troupes françaises de Napoléon III à quitter le Mexique.
A. Johnson se retire au Tennessee. Il se présente aux élections législatives et sera élu au troisième essai. Il meurt le 31 juillet 1875.
A. Johnson est le premier vice-président à assumer la présidence après l’assassinat du président, le troisième a succéder à un président décédé pendant son mandat. A. Johnson est le premier président à subir la procédure de destitution (qui échoue).
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1789 : Washington |
1841 : Tyler |
1877 : Hayes |
1913 : Wilson |
1969 : Nixon |
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