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Antoine Alfred Eugène Chanzy est un général français
Né à Nouart dans les Ardennes le 18 mars 1823. Fils d'un soldat de l'Empire, il s'engage à 16 ans en 1839 comme timonier sur Le Neptune, mais le manque de bataille navale le déçoit. Il s'engage en 1841 au 5e régiment d'artillerie de Metz, et suit les cours au collège royal.
Élève à Saint-Cyr, entré en 1841, il en sort sous-lieutenant en 1843 et rejoint les Zouaves à Blida. Il va rester 16 ans en Algérie.
Présent à la reddition d'Abd el-Kader. Lieutenant en 1848 au 43e RI de ligne. Capitaine en 1851 au 1er régiment de la Légion Étrangère, il rejoint le service des bureaux arabes à Tlemcen puis Oran.
Chef de bataillon en 1856 au 23ème de ligne. Il participe à la guerre en Italie (batailles de Magenta et Solférino en juin 1859). Lieutenant-colonel au 71ème régiment d'infanterie de ligne en avril 1860, il part en août avec le Corps expéditionnaire en Syrie, où il est commandant du QG chargé des affaires politiques, grâce à sa connaissance de l'arabe.
Il effectue un séjour au corps d'occupation de Rome, au 72ème de ligne, de 1861 à 1864. Colonel en 1864 du 48e RI de ligne. Puis retour en Algérie avec son régiment, où il combat sur la frontière marocaine.
Général de brigade en 1868, il exerce le commandement de subdivision à Sidi bel Abbès, où il nettoie le sud-ouest des razzias de tribus marocaines. Commandeur de la Légion d'honneur en juin 1870.
À la déclaration de guerre il se voit refuser un poste à l'armée du Rhin. Général de division le 20 octobre 1870 sur intervention de Mac-Mahon auprès de Gambetta, il est nommé chef du 16e corps de la première armée de la Loire. Participe aux combats de Coulmier et Loigny. Le 6 décembre, il est nommé commandant en chef de la seconde armée de la Loire, arrête un temps l'offensive allemande à Villorceau. Mais il ne peut progresser et se replie sur Vendôme, puis sur Le Mans où son armée est battue les 10 & 11 janvier 1871. Il la retire alors sur Laval le 16 janvier et sur la rive droite de la Mayenne, où le trouve l'armistice du 28 janvier.
Élu député des Ardennes en 1871, sans même avoir fait acte de candidature, tant son prestige est grand, il rejoint le gouvernement à Bordeaux, où il prône la poursuite de la résistance. Le 7 mars, l'armée de la Loire est dissoute. Chanzy se rend à Paris le 18 mars, alors que s'organise la Commune. Arrêté, il est menacé d'exécution, puis libéré. À Versailles, il se range dans les républicains modérés et siège au centre gauche. Puis il est nommé sénateur. À la tête du 7e Corps d'Armée en 1872, il devient Gouverneur général de l'Algérie en juillet 1873. Nommé Sénateur inamovible en 1875 et élu président du Conseil Général des Ardennes, il se voit confier le poste d'ambassadeur en Russie à Saint-Petersbourg en février 1879, poste qu'il occupe durant trois ans avant d'en démissionner sur désaccord avec Gambetta. Il obtient quelques suffrages contre Jules Grévy à la Présidence de la République en 1879.
En 1882, il est réintégré à l'État-Major général et nommé membre du Conseil Supérieur de la Guerre. Il prend le commandement du 6e Corps d'Armée à Châlons-sur-Marne. Il succombe brusquement à Châlons d'une hémorragie cérébrale, le 5 janvier 1883. Inhumé à Buzancy dans les Ardennes.


