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Antoine Doinel

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Une suite des films sur les aventures d'Antoine Doinel, l'alter ego de François Truffaut : l'enfance dans Les quatre cents coups (1959), le premier appartement et une rencontre amoureuse dans Antoine et Colette (1962), l'amour entre Antoine alias Jean-Pierre Léaud et Christine alias Claude Jade dans Baisers volés (1968), les temps d'après le mariage d'Antoine et Christine dans Domicile conjugal (1970) et les escapades d'Antoine et le divorce de Christine dans l'Amour en fuite (1979).

Jean-Pierre Léaud a quatorze ans lorsque François Truffaut le choisit pour jouer le personnage d'Antoine Doinel dans Les quatre cents coups. Rex Reed disait de l'héroïne Claude Jade : « À vingt ans, lorsqu'elle fit sensation dans le film Baisers volés de François Truffaut, Claude Jade était tellement naturelle, simple et élégante. Elle incarnait vraiment le charme et la sensualité à la française. »

Claude Jade en interview 2002 : « François a vécu pour le cinéma jusqu'au dernier moment. En 1983, j'ai reçu une lettre déchirante dans laquelle il m'annonçait sa maladie : J'ai bien failli passer de l'autre côté du miroir mais pas au sens d'Alice au pays des merveilles, plutôt au sens d'Orphée dans les films de Jean Cocteau. Je l'ai revu quelques mois avant sa mort. Il avait de l'espoir et des films encore plein la tête. Il me manque. »

Sommaire

L'influence de Jean Renoir

Dans son introduction à son livre Les aventures d'Antoine Doinel Truffaut écrit : « C'est justement Jean Renoir qui m'a appris que l'acteur jouant un personnage est plus important que ce personnage » et aussi « Antoine Doinel est devenu la synthèse de deux personnes réelles, Jean-Pierre Léaud et moi » tout en reconnaissant que « progressivement Antoine Doinel s'est éloigné de moi pour se rapprocher de Jean-Pierre ».

Le cycle Antoine Doinel met donc en scène des personnages ordinaires ( issus de la vie de Truffaut et de Jean-Pierre Léaud) présenté de façon extraordinaire.

Dans les films de Renoir comme La Chienne et Le Crime de Monsieur Lange (1936) le réalisme et l'intimité sont suggérés par l'utilisation de cadres ajoutés comme des portes ou des fenêtres et par l'exploration d'une cour intérieure d'immeuble comme lieu central. Ces deux aspects symbolisent le fait qu'il existe une réalité complexe, au-delà des cadres ou derrière les personnages secondaires qui sont rencontrés régulièrement dans la cour et les escaliers. Cette méthode est reprise dans Domicile Conjugal où Antoine travaille au milieu de la cour et dialogue avec des personnages variés. Cette capacité à communiquer qui progresse au cours du film, marque une évolution dans le personnage d'Antoine Doinel, jusque là plutôt solitaire.

Bibliographie

Anecdotes

Liens externes



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