Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Antonin Artaud

Antonin Artaud
Agrandir
Antonin Artaud
140px
Cet article fait partie de la série
Littérature
Littérature francophone

Écrivains - Livres

Histoire littéraire

Antiquité - Moyen Âge
XVIe s. - XVIIe s.
XVIIIe s. - XIXe s.
XXe s. - XXIe s.

Formes littéraires

BD - Conte - Jeunesse
Nouvelle - Théâtre
Poésie - Roman

Genres littéraires

Biographie - Fantastique
Roman noir
Roman policier
Science-fiction

Voir aussi

Courants littéraires
Prix littéraires
Écriture

Litt. non francophone

anglaise - arabe
brésilienne - chinoise
en espéranto - espagnole
états-unienne - finlandaise
germanique - grecque
hongroise - indienne
irlandaise - italienne
japonaise - latine
portugaise - russe
suédoise - vietnamienne

Méta

Le projet littérature
Portail Littérature


Antonin Artaud (4 septembre 1896 - 4 mars 1948) est un écrivain français, auteur de poèmes (L'ombilic des limbes, 1925) et de textes théoriques sur le théâtre (Le théâtre et son double, 1938), dans lesquels il fait l'éloge du « théâtre de la cruauté » et qui influenceront plus tard de nombreux metteurs en scène dans le monde entier. Il a également joué dans quelques films, notamment dans le Napoléon d'Abel Gance.

Artaud est né à Marseille dans le milieu aisé de la bourgeoisie. Son père était marin, et sa mère Smyrne. Son enfance est perturbée par des troubles nerveux que l'on attribue à une méningite. Seuls les séjours dans la patrie de sa mère avec sa grand mère le soulagent. La douleur physique ne le quittera plus, malgré des séjours répétés en maison de santé. En 1920, il arrive à Paris et se met à écrire. Son premier recueil est refusé par l'éditeur Jacques Rivière et une correspondance commence entre eux : Artaud lui explique que son écriture est une lutte contre la pensée qui l'abandonne, le néant qui l'envahit. Rivière publiera leurs lettres dans La Nouvelle Revue française.

Le poète devient un moment le directeur de la Centrale du bureau des recherches surréalistes. Au cours de cette période, il écrira des scénarios de films et des poèmes en prose.

Il est aussi acteur chez Charles Dullin où il dessine les costumes et les décors; puis, à la Comédie des Champs Elysées, chez J. Hébertot. Au cinéma, il est, entre autre, Marat dans le Napoléon d'Abel Gance. Surtout, il fonde avec Roger Vitrac Le Théâtre Alfred Jarry et de 1927 à 1929, il y monte quatre spectacles, dont Victor ou les Enfants au pouvoir de Vitrac. Suivent les textes et manifestes réunis dans Le Théâtre et son double.

L'action au théâtre « révélant à des collectivités leur puissance sombre, leur face cachée, les incite à prendre en face du destin une attitude héroïque et supérieure qu'elles n'auraient jamais eu sans cela. » (Le Théâtre et la peste).

En 1936, Artaud part pour le Mexique et se rend à cheval chez les Tarahumaras pour y trouver « l'antique culture solaire » et du peyotl. Cette quête, écrira Sollers, est « la phase capitale de sa lutte pour faire renaître un corps dans la pensée. »

Un an plus tard, à son retour forcé d'Irlande, il sera interné pour avoir dépassé les limites établies de la marginalité. Cinquante-deux électrochocs vont achever de le briser physiquement. Au bout de dix ans, ses amis obtiennent qu'il sorte de l'asile de Rodez mais il est atteint d'un cancer diagnostiqué trop tard et meurt le 4 mars 1948.

Hypnotisé par sa propre misère, où il a vu celle de l'humanité entière, Artaud a rejeté avec violence les refuges de la foi et de l'art. Il a voulu incarner ce mal, en vivre la totale passion, pour trouver, au cœur du néant, l'extase. Cri de la chair souffrante et de l'esprit aliéné en un homme qui se veut tel, voilà le témoignage de ce précurseur du théâtre de l'absurde (Eugène Ionesco et Samuel Beckett) et de la cérémonie (Michel de Ghelderode; Jean Genet).

« Nous ne sommes pas libres. Et le ciel peut encore nous tomber sur la tête. Et le théâtre est fait pour nous apprendre d'abord cela. » (A. Artaud)

À voir





This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia