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Les AOC et labels régionaux sont des signes de qualité français
Les produits du terroir sont l'union de la nature et de la culture. L'enjeu est la défense de la diversité des cultures. L'économie du savoir a les pieds dans le terroir. Le consommateur recherche l'authenticité.
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Les AOC (Appellations d'origine contrôlée) identifient un produit, l'authenticité et la typicité de son origine géographique. Elle est garante de ses qualités et de ses caractéristiques, de son terroir d'origine et du savoir-faire du producteur (vins, cidres, fruits et légumes, produits laitiers, etc.). La production et le contrôle d'étiquetage des produits sous AOC répondent à un cahier des charges validé par l'INAO (Institut National des Appellations d'Origine).
Les labels garantissent la qualité d'un produit, validée par des tests de consommateurs et d'experts. Les caractéristiques concernées sont relatives aux étapes de production et d'élaboration (viande, volaille, produits laitiers, produits de la mer, fruits et légumes, etc.). Celles-ci sont préalablement définies dans un cahier des charges validé par la CNLC (Commission Nationale des Labels et des Certificats) de conformité puis contrôlées par un organisme régional ; par exemple : Certisavoie.
Le Label peut être national (Label rouge) ou régional. Par exemple : « Label Savoie » (4 cœurs entourés du mot Savoie) usité pour la tomme et l'emmental. Le cahier des charges en question est relatif à la qualité des matières premières, au processus et au matériel de fabrication, aux aspects sanitaires du produit fini et aux critères bactériologiques.
L'objectif de ces signes de qualité est de les rendre facilement reconnaissables. Les fromages, par exemple, sont soit marqués en talon (encre alimentaire rouge), soit reconnaissables à leur étiquette ou à une plaque de caséine (matériau alimentaire). L'étiquette indique un numéro ainsi que l'organisme certificateur. La couleur de la plaque de caséine indique la classification : verte pour le produits fermiers et rouge pour les produits laitiers.
En juillet 2004, le ministre de l'Agrculture Hervé Gaymard a lancé la réforme de filière viti-vinicole française en recevant les représentants des organisations professionnelles qui siègent au conseil de l' Onivins (Office national interprofesionnel des vins). Il s'agit de sortir de la plus grande crise que le secteur ait connue de son histoire, car pas une région n'échappe à la chute dramatique des ventes et aux faillites en nombre.
Trois causes sont responsables de la situation actuelle, la concurrence des vins étrangers, un euro trop fort, mais surtout une complexité extrême de la production française et son inadéquation aux marchés étrangers. Le pire peut côtoyer le meilleur et les consommateurs sont décontenancés devant les étiquettes des vins français et leur classement entre les vins de table, les trois dénominations de vins de pays (départementale, de zone et régionale), les AOVDQS, les AOC et les crus.
René Bertou, président du comité des vins et spiritueux de l'INAO, chagé des AOC et auteur d'un projet de réforme radical, annonce : « Si nous ne faisons pas le ménage nous-mêmes, le marché le fera à notre place (...) Le consommateur ne s'y retrouve pas, il faut regagner sa confiance et produire toujours de meilleurs vins ». Les exportations ont chuté de 3% en 2003 et au premier trimestre 2004, elles enregistrent une baisse de 7% en valeur et de 4,6% en volume, par rapport au premier trimestre 2003.
La nouvelle organisation proposée s'articule autour de deux grands groupes de produits :
La commission de l'Union Européenne ayant souhaité harmoniser les « signes officiels de qualité », on ne peut plus créer de label régional. Ils sont actuellement au nombre de quatre. Ainsi les IGP (indications géographiques protégées) correspondent à l'échelle européenne aux labels régionaux. Parallèlement, les AOC ont pour équivalent européen les AOP (Appellations d'origine protégée).
L'actuelle loi sur les appellations réservées (janvier 2004), date de 1996 et n'a conduit à faire reconnaître qu'une seule appellation : celle portant sur les produits biologiques. Un groupe de travail propose de créer de nouvelles certifications, mais aussi de modifier en profondeur l'actuelle Loi, et de créer un organisme de contrôle chargé d'encadrer leur utilisation.
L'objectif de la refonte ? Légiférer désormais sur quatre nouvelles appellations :
Voir les Indications géographiques de l'OMC.


