| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
L'apprentissage est l'acquisition de nouveaux savoirs ou savoir-faire, c'est-à-dire la mise en relation entre un événement provoqué par l'extérieur (stimulus) et une réaction adéquate du sujet.
Certains phénomènes, trop aléatoires, ne se prètent absolument pas à l'apprentissage : ce que l'on croit savoir est seulement un leurre, une illusion. Mais le sujet n'est évidemment pas capable de s'en rendre compte, et ce faux savoir peut être très structurant pour l'environnement, et notamment les générations futures à qui on demandera de s'en imprégner.
L'apprentissage peut être un phénomène individuel ou collectif (c'est une population qui apprend). La distinction entre les deux dépend d'ailleurs de l'échelle utilisée : pour un neurobiologiste, l'apprentissage individuel chez l'homme est généralement un apprentissage collectif au niveau de sa population de neurones.
| Sommaire |
On associe un stimulus nouveau à un mécanisme déjà appris, pour créer un nouveau savoir (exemple : si une réaction à une odeur est déjà apprise, on peut faire apprendre la même réaction à un son en faisant systématiquement précéder l'odeur par le son).
Le sujet est mis en situation, on ne lui donne aucun mode d'emploi (parfois même pas la condition de succès ou d'élimination). Pour fonctionner correctement, il faut que la solution soit assez facile à trouver, compte tenu de ce que le sujet sait déjà.
Pour apprendre des choses complexes, il faut donc s'appuyer sur l'apprentissage par association pour enchaîner des situations de difficulté croissante et permettant de nombreuses répétitions. Cela rend cet apprentissage coûteux. Mais c'est le seul qui fonctionne encore quand la solution doit être découverte.
À noter : une variante où, au lieu d'un seul individu faisant quantité d'essais, c'est un grand nombre d'individus qui font chacun un essai seulement. C'est l'apprentissage par selection (ou criblage), qui est la méthode des populations vivantes pour apprendre à vivre (processus de sélection naturelle).
On explique au sujet, oralement ou par écrit, ce qu'il doit savoir (exemple : un manuel de secourisme). C'est le principe des cours magistraux.
On fait faire au sujet ce qu'il doit apprendre, d'abord passivement, puis de plus en plus activement, jusqu'à ce qu'il puisse faire et refaire seul les opérations.
C'est le plus efficace, et il très utilisé en matière d'enseignement de savoir-faire professionel, car il combine les modalités précédentes : le sujet est mis en situation (en commançant par les plus simples), on lui montre quelques fois les bons gestes en lui expliquant les principes d'action ; on le laisse ensuite se perfectionner par une répétition de moins en moins supervisée.
Les langues s'apprenent mieux en situation d'immersion totale par exemple si les cours ne sont donnés que dans la langue à apprendre, que si le professeur parle avec les élèves dans leur langue natale. À défaut, il est conseillé de passer une année ou deux dans le pays dont on apprend la langue car on ne communique pas comme dans un livre et c'est en se débrouillant qu'on apprend à mieux comprendre la langue, les coutumes et la culture d'un pays.
Classement thématique des neurosciences


