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Le terme argile recouvre divers minéraux, silicates en général
d'aluminium plus ou moins hydratés. Ils présentent une structure feuilletée d'où
leur appellation de phyllosilicates qui explique leur plasticité ou une
structure fibreuse (sépiolite et palygorskite) qui explique leur qualité d'absorption. On les classe en trois grandes familles
selon la caractéristique cristallographique de l'épaisseur de leur feuillet : 7, 10 ou 14Å qui corresponde à un nombre de
couche d'oxydes tétraédriques (Si)et octaèdriques (Al,Ni,Mg,Fé2+,Fe3+,Mn,Na,K,...). Les argiles les plus citées sont :
À noter que dans la nature on ne rencontre jamais des argiles pures au sens cristallographique du terme mais des roches qui sont un mélange d'argiles de différentes espèces et de minéraux associés (sable, oxyde de fer, calcaire, débris végétaux...).
En géotechnique, où l'on s'intéresse avant tout au comportement
mécanique des sols, on désigne par argile les matériaux de granulométrie inférieure à 2 micromètres (entre 2 et 50µ on parle de limon).
Les terres argileuses sont composées d'éléments très fins, provenant de la dégradation mécanique et chimique de roches préexistantes (en particulier les micas et les feldspaths). On trouve les bancs d'argile dans les sédiments déposés par l'érosion des eaux depuis l'ère tertiaire, au pied des montagnes et dans les grandes vallées fluviales.
La plus grande partie des argiles peuvent être appelées terres à faïence ou argiles communes. Ces argiles contiennent assez de fer et d'autres impuretés minérales pour devenir dures, cuites de 950°C à 1100°C environ. À l'état naturel, elles sont grises, verdâtres, rouges ou brunes à cause de l'oxyde de fer et autres comme l'oxyde de titane qu'elles contiennent.
Cuites, leur couleur peut aller du blanc, du rose au noir en passant par toutes les variétés de jaune, rouge, brun, etc., suivant la qualité particulière de chaque argile et les conditions de cuisson. La majorité des poteries dans le monde sont faites avec ce genre d'argile, ainsi que les briques, les tuiles, les tuyaux et autres productions similaires. L'argile rouge commune peut être très plastique, et même trop plastique et trop collante pour être employée seule ; d'autre part, il arrive qu'elle ne le soit pratiquement pas à cause de la présence de sable ou d'autres débris rocheux. Le potier recherchera donc une terre à faïence douce et plastique, qu'il puisse éventuellement modifier en ajoutant un peu de sable ou d'argile non plastique. Le briquetier, lui, recherchera une terre moins fine contenant du sable et d'autres débris non plastiques, qu'il pourra presser, sécher et cuire, sans crainte de gauchissement, de fentes ou de retrait excessif. Enfin on peut pratiquer une « minéralurgie » pour éliminer ou ajouter les éléments indésirables ou nécessaires sur les argiles, afin de leur donner les caractéristiques nécessaires à leur utilisation plus ou moins industrielle.
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