| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
L'astrolabe fut le principal instrument de navigation depuis le XVIe siècle jusqu'au XVIIIe siècle, au moment où fut inventé le sextant.
Un astrolabe se compose d'un cercle gradué en degrés (rapporteur) avec un bras tournant attaché à son centre. Quand la marque 0° sur le cercle est alignée avec l'horizon et une étoile, ou tout autre corps céleste, est visé à l'extrémité du bras mobile, la position de l'étoile peut être lue (« prise ») sur le cercle gradué. L'étymologie latine du nom provient de cette action : astro = étoile, labe = prendre.
Sur le plateau (mater) sont gravées des lignes qui représentent la projection stéréographique de la sphère céleste, uniquement valides pour une latitude géographique donnée. Sur cette grille de coordonnées tourne le rete, qui est un cadre avec des points représentant les étoiles fixes. En ajustant l'instrument au temps local, la position d'une étoile peut être lue sur la grille. Réciproquement, l'instrument peut être ajusté à la position mesurée, le temps pouvant alors être lu sur l'échelle.
L'astrolabe a probablement été inventé par Hipparque
et amélioré dans le monde islamique, avant d'atteindre l'Europe aux environs du XIVe siècle. L'auteur
anglais Geoffrey
Chaucer (v.1343–1400) a écrit un traité sur
l'astrolabe pour son fils. Au XVe siècle, le fabricant d'instrument
français Jean Fusoris (v.1365–1436) a commencé à les vendre dans son magasin à
Paris, avec des cadrans
solaires portatifs et d'autres instruments scientifiques populaires à cette époque.


