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L'Atlandide est une île-continent habitée par une civilisation florissante, décrite par Platon (c.-428 - -347) dans le Timée et le Critias, qui aurait disparu dans un passé
lointain après une guerre contre Athènes à la suite d'un cataclysme provoqué par la colère de Zeus.
| Sommaire |
L’histoire de ce monde disparue nous vient de Platon qui la place dans la bouche de Critias. Celui-ci prétend la tenir de son arrière-grand-père Dropides II qui l’aurait entendu de
Solon (615-535 Av.J.C.), lui-même l'ayant reçue de prêtres égyptiens à Sais lors
de l’un de ces voyages.
Platon et Solon étaient liés par l’intermédiaire des Critias. Il s’agirait donc d’une histoire transmise en famille de proche en
proche.
La description est séparée dans deux de ses dialogues : le Timée et le Critias.
Le Timée décrit l’origine de l’histoire et donne une description générale historique, racontant l’origine de la civilisation
Atlantide, l’expansion de l’empire des Atlantes, la guerre contre Athènes et la destruction finale.
Le Critias donne des détails sur l’Atlantide, sa géographie, son organisation sociale et politique, ses habitants et leurs mœurs
et s’arrête en milieu de texte au moment ou Jupiter est prêt a décider de son anéantissement.
Platon a décrit de façon précise l’Atlantide, la décrivant comme un monde idyllique. Certains des détails peuvent être résumer ainsi:
Contrairement à l’avis général, Atlantide en tant que telle apparaît très peu dans les textes anciens grecs ou latins.
L'Atlantide a été le sujet d'une abondante production artistique
Plusieurs équipes archéologiques se sont lancées à la recherche de ces continents perdus, notamment par des explorations sous-marines. Certaines ont amené à la découverte de quelques ruines englouties, rien ne suggérant cependant leur appartenance à une civilisation autre que celles déjà connues dans le bassin méditerranéen, ou ailleurs.
Certains, comme le Commandant Cousteau suite aux traveaux de l'archéologue grec Galanopoulos, ont identifié l'Atlantide à la civilisation minoenne (crétoise) détruite à la suite de l'éruption de Thêra (Santorin) vers 1500 avant J-C. Cette explosion était en effet beaucoup plus importante que celle qui détruisit plus tard Herculanum et Pompéi. De nombreux détails sur la culture Atlante décrite par Platon font penser à la civilisation minoenne.
D'autres chercheurs ont récemment émis l'hypothèse que l'Atlantide serait une île du détroit de Gibraltar engloutie par la remontée des eaux à la fin de la dernière glaciation. Un géologue du CNRS, J. Collina-Girard, a relevé un haut-fond immergé à l'ouest du détroit de Gibraltar, qui "formait une île de 14 km sur 5 km, avec des îlots satellites, au milieu d'une passe étroite s'ouvrant à l'ouest sur une mer intérieure" et que "cet archipel fut entièrement submergé à la fin du paléolithique, en 9000 av. J.C."
L'Atlantide pourrait se situer devant le détroit du Gibraltar, entre Gadeira (Cadix, Andalusie) et l'Atlas Marocain, théorie défendue lors de l'été 2000 par un Hispano-Américain [1] : Georgeos Diaz-Montexano. Ses recherches ont été basées sur les traductions directes des textes de Platon, le Timée et le Critias. Celui-ci, comme beaucoup d'autres avant lui, a démontré l'existence d'erreurs de traduction et d'interprétation du sens de certains mots figurants dans les textes de Platon.
Selon lui, ces erreurs ont été la cause principale du fait qu'experts et scientifiques ont douté de l'historicité de l'Atlantide en cet endroit. Récemment, en 2003, le même Georgeos Diaz a dirigé une expédition scientifique dans la région du détroit de Gibraltar et du Golfe de Cadix et en a rapporté les résultats auprès de l'UNESCO. [2] Il s'agit de ruines de pans de murs, cyclopéens sans doute, et de creusets servant à la fonte des métaux. La plupart de ces pièces archéologiques ont été trouvées entre -10 et -40 mètres de profondeur, à l'endroit même où, selon Platon, se trouvait l'ile d'Atlantide et sa cité, Atlantis. L'immersion de ces territoires, dues à des facteurs multiples, s'étant produite entre - 12 000 et - 9 000, on ne peut qu'en déduire que rien de ce qui a pu être repéré et récupéré ne peut être bien différent de ce que l'homme était en mesure de produire tant à la fin du paléolithique supérieur qu'au début du néolithique.
En novembre 2004, une équipe conduite par Robert Sarmast affirme avoir découvert sur un petit plateau sous-marin au large de Chypre, par 1500m de fond, deux longs murs droits de 2 km de long chacun. Cette description , si elle est confirmée, correspondrait parfaitement à celle par Platon de l'Acropole d'Atlantis.
Le Déluge est rapporté dans la Bible au
travers de l'épisode de Noé, ainsi que dans les Veda indiens sous une forme similaire et dans d'autres mythes à travers le monde. Il est pour certain assimilable à la
disparition de l'Atlantide. L’idée d’une origine commune des mythes est en effet une hypothèse assez plausible. Cependant, bien
que le Déluge et l’Atlantide aient un point commun, il existe une différence. Après le Déluge Biblique, la terre émerge et la
civilisation recommence, tandis que l’Atlantide disparaît pour toujours, et dans la version originale de Platon aucun Atlante
n’en réchappe pour reconstruire le monde.
Les grecs eux-mêmes avait inclus dans leur mythologie le déluge de Deucalion,
équivalent grec du Noé biblique. Platon lui-même le mentionne, mais il fait aussi une distinction claire entre celui-ci et
l’Atlantide. Il s’agit de deux histoires différentes.
Le mythe rapporté par Platon ne recouvre qu'un aspect de l'argument; d'autres légendes ou traditions à travers le monde, mythiques elles aussi (Ys par exemple), parlent de territoires engloutis, de sorte qu'il serait plus juste de parler, au sens moderne, d'"Atlantides" (au pluriel), pour se référer à ceux-ci. Bimini, Mu, sont autant d'exemples de ces terres perdues.
Comme en témoigne par exemple la grotte Cosquer près de Marseille, dont l'entrée est située à 36 m au-dessous du niveau de la mer, que la géographie des pourtours des continents a bien changé avec la déglaciation, de sorte que nombre de territoires autrefois parcourus par l'homme se trouvent aujourd'hui immergés. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que le souvenir en soit resté dans l'inconscient des hommes, et qu'il soit parvenu jusqu'à nous sous forme des mythes du Déluge et de tant d'autres relatifs à des terres ou cités englouties. Plus que de la science-fiction, qui ne fait que transposer un mythe dans un passé inconnu ou un futur incertain, l'Atlantide comme les autres "continents perdus" relèvent davantage de la préhistoire et de la géologie, outre que du mythe qu'ils engendrent.


