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Histoire > Mouvement social > Auguste Blanqui
Louis Auguste Blanqui dit l'Enfermé, (8 février 1805, 1er janvier 1881) était un révolutionnaire républicain socialiste français. Il doit son surnom l'Enfermé au fait qu'il a passé la plus grande partie de son existence en prison.
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Auguste Blanqui est né à Puget-Théniers comme fils de Jean-Dominique Blanqui, élu conventionnel puis sous-prefet d'Empire, qui avait lui-même connu la prison en 1793, expérience qu'il a relatée dans son ouvrage « L'agonie de dix mois ». Auguste étudie le droit et la médecine Il est élevé à Paris à l'institution Massin où enseignait son frère aîné Adolphe (futur économiste libéral). Mais sa véritable vocation sera la politique se faisant le champion du républicanisme sous le règne de Louis-Philippe Ier.
Carbonaro depuis 1824 Auguste Blanqui est mêlé à toutes les conspirations républicaines depuis cette époque. Il entre au journal de Pierre Leroux « Le Globe » en 1829 puis participe à la Révolution de 1830 et s'inscrit à la société républicaine « Amis du peuple ». Il se lie avec Buonarotti, Raspail et Barbès et fonde avec ce dernier la Société des saisons en 1837. Arrêté en 1839 suite à une insurrection manquée il sera condamné à mort, peine commuée à à un emprisonnement à vie. Il reste incarcéré jusqu'en 1848. Libéré il s'associe à toutes les manifestations parisiennes de mars à mai pendant le Révolution de 1848. La violence de la Société républicaine centrale, qu'il a fondée pour exiger une modification du gouvernment, le mit en conflit avec les républicains modérés. Arrêté après le 15 mai il est condamné en 1849 à dix ans de prison. Amnistié seulement en 1859, il est de nouveau condamné en 1861.
En 1865, purgeant une nouvelle peine d'emprisonnement sous le Second Empire, il s'évade et continue sa campagne de propagande contre le gouvernement depuis son exil, jusqu'à ce que l'amnistie générale de 1869 lui permette de rentrer en France. C'est au cours de ces années qu'un parti blanquiste naît et s'organise en sections. Le penchant de Blanqui pour l'action violente s'illustra en 1870 avec deux tentatives d'insurrection échouées : la première le 12 janvier lors des funérailles de Victor Noir, le journaliste victime d'un coup de feu de Pierre Bonaparte; le second le 14 août, lorsqu'il tenta de s'emparer d'un dépôt d'armes. Jusqu'à la chute de l'Empire et au-delà de la proclamation de la République du 4 septembre, Blanqui créa un club et un journal La patrie en danger.
Il fit partie du groupe insurrectionnel qui prit le pouvoir le 31 octobre, action qui lui valut d'être à nouveau condamné à mort. Adolphe Thiers, chef du gouvenement, conscient de l'influence de Blanqui sur le mouvement social parisien, prendra soin de le faire arrêter le 17 mars 1871 alors que, malade, il se reposait chez un ami médecin à Bretenoux (Lot). Le 18 mars Thiers tente de s'emparer des canons sur la butte Montmartre, mais la population s'y oppose : ce sont ces événements qui aboutiront à la proclamation de la Commune de Paris dont Blanqui sera élu comme tête de liste dans de nombreux quartiers alors qu'il est détenu hors de Paris. Une majorité de « Communards » se reconnaissaient en Blanqui qui s'il avait été à Paris aurait pu fortement modifier le cours de l'histoire. Karl Marx est convaincu que Blanqui était le chef dont la Commune a manqué.
Cependant en 1872 il fut condamné avec d'autres communards à la déportation, peine commuée en emprisonnement eu égard à son état de santé. En 1879 il fut élu député de Bordeaux; bien que son élection eût été invalidée, Blanqui fut libéré et cessa immédiatement son travail d'agitation.
Blanqui ne sera libéré qu'en 1879. Il parcourt alors la France et diffuse ses idées dans son journal « Ni Dieu Ni Maître ». Après avoir prononcé un discours au cours d'un meeting révolutionnaire à Paris, fin 1880, il fit une crise d'apoplexie et meurt le 1er janvier 1881. Ses obsèques sont suivies par cent mille personnes. Il est inhumé dans la 91e du Cimetière du Père Lachaise à Paris.
Blanqui s'apparente au socialisme dit « métaphysique ». Dans son ouvrage « L'Eternité par les astres" (ou « L'Immortalité par les astres » ?) (1872) il expose que la combinaison d'atomes dont nous résultons se reproduit un nombre infini de fois (dans l'infinité de l'espace et du temps) de sorte que chacun de nous a une infinité de sosies.
Dans « La critique sociale » paru seulement en 1886 comme recueil d'écrits antérieurs, Blanqui a exposé trois thèses sur lesquelles Karl Marx va lui-même s'appuyer :


