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L'auto-référence est la propriété, pour un système, de faire référence à lui-même. La référence est possible
lorsqu'on est en présence de deux niveaux logiques, un niveau et un méta-niveau. Cette situation se rencontre fréquemment en
mathématiques, en philosophie, en programmation ou encore en linguistique.
Il y a hétéro-référence lorsqu'un mot (ou une phrase) se réfère à un objet (ou une situation) du monde, par exemple : une encyclopédie. Il y a auto-référence lorsqu'un signe se réfère à lui-même. Ainsi, la phrase : « Cette phrase compte cinq mots. » est auto-référente. Les phrases auto-référentes peuvent souvent être paradoxales ; ainsi : « Cette phrase est un mensonge » (paradoxe d'Epiménide) ne peut être classée vraie ou fausse.
Un autre exemple de situation auto-référentielle est celle de l'autopoïèse, car l'organisation logique produit la structure physique qui la réalise logiquement et la régénère.
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Certains concepts ont un fort caractère auto-référentiel, par exemple
Ils renvoient à eux-mêmes : on parle de miroir ontologique.
Kurt Gödel a révolutionné les mathématiques en 1931, en utilisant une variante du Paradoxe d'Epiménide pour prouver l'incomplétude de tous les systèmes mathématiques.
Elle apparaît principalement pour les autonymes, c'est-à-dire les mots cités en tant que mots. Les autonymes doivent être marqués typographiquement pour être distingué du discours non auto-référent. Le soulignement peut être utilisé dans un texte manuscrit, l'italique dans un texte dactylographié. Par exemple : « le mot mot est un nom ».


