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Un système qui ne pourrait régler son propre fonctionnement en permanence est exposé à des risques d' emballement ou au contraire d' étouffement. C'est pourquoi dans la plupart des systèmes ayant une certaine pérennité on observe un ou plusieurs mécanismes, parfois spontanés, d'autorégulation.
C'est dans certains cas le fait qu'ils possèdent cette autorégulation qui leur donne une stabilité suffisante pour qu'on ait l'occasion de les observer. C'est le cas par exemple des phénomènes de trombe, tornade, cyclone, et vraisemblablement de la grande tache rouge de Jupiter.
Cet article essaie de recense les mentions d'autorégulation déjà présentes dans des articles existants àl'intérieur d'un canevas homogène.
L'exemple le plus simple est celui de la neige : il est commun d'en observer parce qu'elle se trouve être blanche, c’est-à-dire réfléchit la plupart des longueurs d'onde qui l'atteignent, et fond donc d'autant moins vite. Si la neige se trouvait être noire, elle n'en existerait pas moins, mais nous aurions moins le temps de l'observer. Cet exemple montre aussi que l'autorégulation :
Cette considération simple marque la frontière entre l'hypothèse Gaïa de James Lovelock, hypothèse scientifique comme une autre, et la Théorie Gaïa d'aspect plus mystique qui en a été induite par quelques-uns de ses lecteurs, et qui est plus contestée - y compris par Lovelock lui-même..
Les réactions chimiques répondent à une loi d'équilibre nommée loi d'action de masse qui peut être utilisée pour réaliser des solutions-tampon : de telles solutions montrent un pH beaucoup plus stable en présence d'un acide ou d'une base que ne le ferait de l'eau pure : une autorégulation se produit donc.
De tels effets tampon s'observent en biologie, et fournissent une stabilité propice au bon déroulement des processus vitaux. Incidemment, le lait se trouve avoir de très bonnes propréiéts tampon, ce qui le fait encore de nos jours utiliser parfois comme contre-poison de premier secours.
Dans le cas des êtres que nous nommmons vivants, le processus darwinien de sélection naturelle constitue une forme complexe d'autorégulation : en effet, une espèce elle-même ne s'autorégule pas (excepté par l'épuisement de ses ressources), mais un système composé par des proies et des prédateurs s'autorégule selon un mécanisme décrit par l'équation de Bernoulli - faute de quoi proies comme prédateurs disparaissent.
Les autorégulations de la cellule sont étudiées sous le nom d'homéostasie.
Son principe de fonctionnement est décrit dans l'article spécialisé Thermostat.
Voir la section Comment assurer la régulation ? de l'article Régulateur à boules.
Cette question est détaillée dans l'article spécialisé Autorégulation du Soleil.
Le chimiste Henri Louis Le Châtelier remarqua plusieurs phénomène de stabilité dans le monde chimique : une réaction favorisée par la chaleur, par exemple, en absorbait. Une réaction favorisée par la pression se traduisait par une plus grande absorption de gaz, etc. De façon plus générale :
Toute action suscitait une réaction qui aurait eu l'effet inverse si elle s'était produite seule.
Il en tira la loi de stabilité de l'équilibre chimique qui porte aujourd'hui son nom.
La loi de Le Châtelier, qui n'était que qualitative, avait donné naissance à d'autres lois du même ordre comme celle de Van’t Hoff. Les travaux de Guldberg et Waage donnèrent naissance en 1864 à la loi d'action de masse, quantitative, qui fut très étudiée par Marcellin Berthelot et Svante Arrhénius (Berthelot était si admiratif de cette loi qu'il en vint à supposer que la chimie serait bientôt une science achevée). Le comportement bizarre de ces solutions chimiques qui semblaient s'adapter comme rentrent les cornes comme un escargot quand elles touchent un obstacle se révélait n'être en fin de compte qu'une affaire de concentration d'ions conduite spontanément à minimiser un potentiel chimique.
(cas d'un seul organisme, par opposition aux populations)
L'autorégulation de la glycémie dans un organisme est abordée dans cet article.
Les hormones jouent un rôle de régulation dans l'organisme, traité dans les articles hormone et homéostasie.
Il peut sembler gênant d'aborder dans un article sur l'autorégulation la question de l'économie, domaine qui ressort en principe davantage de la volonté des hommes que de la mise en place de mécanismes naturels.
La monnaie constitue un outil de régulation efficace des biens matériels dans une société artisanale, rurale ou nomade, et cela pour une raison stucturelle :
La conjonction des coûts unitaires croissants et de la valeur unitaire décroissante garantit que l'on arrivera à un équilibre. Il existera un moment où on ne jugera plus intéressant de tirer du puits, pour ce jour-là, un seul seau d'eau de plus.
==> Le point d'équilibre s'atteint structurellement, et obligatoirement, dans ce cas précis.
Dans le monde réeel, toutefois :
L'existence d'un point d'équilibre unique peut alors ne pas être garantie. Il peut par exemple en exister plusieurs distincts qui seront comme autant d'optimums locaux.
Autorégulation concurrentielle
Sauf cas très particuliers (eau, médecine...), le producteur ne peut augmenter indéfiniment son prix, sans quoi le consommateur pourrait à son tour réorienter sa consommation. Ainsi, s'il estime les voyages trop chers, il peut décider d'occuper ses loisirs à autre chose comme le cinéma, le jardinage ou le brocolage.
==> ce phénomène technique engendre des crises économiques.
"En 1794, Le marquis de Condorcet eut à écrire un texte « littéraire » d'un contenu mathématique puissant. Il s'agissait de déterminer l'homme « moyen », le triangle équilatéral moyen en partant de plusieurs triangles équilatéraux. Plus généralement, cela peut se voir en termes de vote à la majorité relative. N votants classent M candidats selon leurs préférences dans l'ordre. Si on l'applique à M produits, c'est le tableau des préférences des consommateurs. Vu l'état des mathématiques d'alors, il était difficile de trouver une solution satisfaisante à la règle de Condorcet. Même dans les années 60, un « expert » américain Weles a obtenu le Prix Nobel d'économie en décrétant un « théorème » de l'impossibilité de l'agrégation des préférences individuelles et du coup la seconde mort de Condorcet. Or dans les années 80, Michaud et Marcotorchino ont levé le voile sur le paradoxe. Le paradoxe de Condorcet n'en est plus un ! Il suffit de d'abord coder la réponse des individus par 1 ou 0, ensuite par un algorithme du simplexe ou une programmation linéaire maximiser la dispersion ou autrement dit augmenter la variance interclasses (il faudra utiliser un lagrangien) pour trouver la solution à la règle du vote à la majorité relative". (ceci vient du site * http://perso.wanadoo.fr/aygosi/1P.html : effectuer une clarification)
Voir Le système d'autorégulation de Slashdot dans l'article Slashdot.


