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La banque du Canada est la banque centrale du Canada. Ses responsabilités sont basés sur certains objectifs tels que de garder un taux d’inflation bas et stable (la Banque du Canada tente de garder un taux d’inflation de 2%, soit la médiane entre 1% et 3% de ce qui est appelé la fourchette cible), ainsi que de conserver une monnaie sûre, une stabilité financière, et la gestion efficiente des fonds de l’État canadien et de sa dette publique. Elle est mise en place et régulée par la Loi sur la Banque du Canada.
La Banque du Canada s’est aussi donné comme engagement de promouvoir le bien-être économique des canadiens, et ce, en mettant en
œuvre une politique monétaire de façon à préserver la confiance du marché en la valeur de la monnaie canadienne. La Banque du
Canada tente aussi de fabriquer et d’émettre des billets de banque de qualité aisément acceptée et qui sont dotés de
caractéristiques contre la contrefaçon. La Banque du Canada tente aussi de contribuer à la fiabilité et à l’efficience du système
financier canadien, ainsi que de fournir des services efficaces et efficients en matière de services de gestion financière. La
Banque du Canada s’occupe même des comptes qui ne sont pas réclamés et dont les propriétaires demeurent introuvables pendant plus
de dix ans. De plus, la Banque du Canada désire communiquer ouvertement et efficacement ses objectifs et rendre compte de ses
actes au gouvernement et à la population canadienne. La Banque du Canada est responsable de la conception et de la distribution
des billets de banque canadiens, ainsi que de la gestion des réserves de change au Canada. Elle abrite aussi le Musée de la
monnaie. La Banque du Canada offre même des formations dans les entreprises où beaucoup de billets sont manipulés, ainsi que sur
son site web, pour apprendre à détecter les faux billets. La Banque du Canada contrôle aussi le taux directeur (ou le taux cible
du financement à un jour, anciennement le taux officiel d’escompte) pour pouvoir avoir un certain contrôle sur l’inflation et la
valeur de la monnaie canadienne.
Finalement, c’est la Banque du Canada qui émet les bonds d’épargne du Canada (obligations d’épargne) chaque année au pays, et qui
gère les bonds d’épargne tout au long de leurs durée de vie.
La Banque du Canada a débuté ses activités en mars 1935. Mais, il faut noter qu’il y a eu un long processus au début de ce siècle
pour créer une banque centrale. En 1913, W.F. MacLean suggéra la création d’une banque centrale qui serait privée et qui du même
coup serait administrée par le gouvernement, la proposition fut rejetée. Il faut comprendre le contexte de l’époque, le Canada du
début du siècle dernier était un pays plutôt rural et la population était également très dispersée, donc on ne voyait pas la
pertinence de créer une banque centrale. À l’opposé des américains, le système financier canadien fut influencé par le modèle
britannique qui préconisait une limitation d’institutions bancaires. « La mise en place d'un régime de banques à succursales
était la solution logique pour répondre aux besoins d'une population disséminée dans de petits villages sur un immense
territoire » (Banque du Canada-9). Ce système a fonctionné assez bien pendant près d’un siècle, chaque succursale émettait
des billets. Les banques les plus importantes étaient également capables d’administrer les comptes bancaires du gouvernement.
Donc à l’époque, l’économie fut plutôt rurale, tout se faisait à plus petite échelle et cela fonctionna bien pendant un certain
temps. Mais toute bonne chose à une fin, la crise économique de 1929 changea les données.
Cette crise fut un tournant décisif dans l’élaboration d’une banque centrale. M. Bennett, premier ministre à l’époque, fut
stupéfait de remarquer que c’était difficile pour le Canada de régler les comptes internationaux avec cette multitude de petites
banques qui gèrent chacun une partie des comptes du gouvernement. Il voulu trouver un moyen plus direct pour régler ce problème.
En 1933, il nomma une commission Royale pour enquêter sur le système financier canadien dans tout ses petits détails. Il tenta de
peser le pour et le contre d’une institution bancaire centrale. Le pour l’emporta et, une semaine après ce rapport le premier
ministre annonça son intention de créer une banque central. « En fait, une annexe du rapport de la Commission Macmillan,
intitulée Suggestions quant à certains des principaux aspects de la constitution d'une banque centrale au Canada, servit de
canevas pour la rédaction de la Loi sur la Banque du Canada, qui reçut la sanction Royale le 3 juillet 1934. Fondée sous la forme
d'une société privée dont les actions étaient vendues au public, la Banque du Canada ouvrit ses portes en mars 1935 »
(Banque du Canada-9).
Depuis 1938, la Banque du Canada est une institution publique. Cette nouvelle banque s’est vue confier des fonctions exercées par
d’autres organismes et de nouvelles fonctions: émission de billets, les bureaux de receveur général devenaient des agences de la
Banque du Canada, département de recherches sur l’évolution financière et sur la conjoncture économique du Canada et de
l’extérieur, services de changes et de valeurs, service de dette publique. La Loi sur la Banque du Canada a souvent changée
depuis 1934, mais la raison d’être de la banque n’a jamais changée : « réglementer le crédit et la monnaie dans
l'intérêt de la vie économique de la nation » (Banque du Canada-9).
La Banque du Canada relève du Ministère des finances, mais elle a quand même une certaine indépendance vis-à-vis le gouvernement.
Pour ce qui est des interactions avec d’autres acteurs, la Banque du Canada est le banquier des banques à chartes. Elle émet de
l’argent et assure que ces banques aient suffisamment de liquide pour assurer les paiements. Elle est aussi et surtout agent et
conseiller du gouvernement fédéral. « Les recettes et paiements du gouvernement canadien qui transitent par les institutions
financières canadiennes sont acheminés pour règlement à la Banque du Canada. La Banque veille à ce que les comptes courants du
gouvernement soient suffisamment approvisionnés pour qu'il puisse honorer ses obligations quotidiennes, et elle place les
montants excédentaires dans des dépôts à terme. » (Banque du Canada-11) . Elle supervise également le système financier
canadien avec comme exemple la loi des banques. Cette banque peut avoir des liens avec d’autres gouvernements à travers le monde,
elle peut acheter et vendre des devises étrangères, elle peut également « acheter et vendre des droits de tirage spéciaux du
Fonds monétaire international » (Loi sur la Banque du Canada article 18 alinéa f). Elle peut consentir des prêts à des
institutions qui sont membres de l’Association canadienne des paiements. Elle peut également être prêteuse pour le gouvernement
canadien ou pour une province « à condition que, d'une part, le montant non remboursé des prêts ne dépasse, à aucun moment,
une certaine fraction des recettes estimatives du gouvernement en cause pour l'exercice en cours -- un tiers dans le cas du
Canada, un quart dans celui d'une province -- et que, d'autre part, les prêts soient remboursés avant la fin du premier trimestre
de l'exercice suivant » (Loi sur la Banque du Canada article 18 alinéa j). La banque du Canada accepte les dépôts du
gouvernement canadien et verse les intérêts qui lui sont dus. Ces dépôts peuvent être également faits par une banque locale ou
une banque étrangère si elle est autorisée à le faire. Elle peut du même coup accepter des dépôts des sociétés ou d’un organisme
d’État fédéral. La Banque du Canada peut également ouvrir des comptes à l’extérieur, soit dans une autre banque centrale ou dans
un organisme international comme le fond monétaire internationale, la banque des règlements internationaux, la banque
internationale pour la reconstruction et le développement, etc. Finalement, la Banque peut « acquérir, louer et détenir des
immeubles ou biens réels, et en disposer » (Loi sur la Banque du Canada article 18 alinéa n).
Donc, comme je l’ai démontré, la Banque du Canada n’est pas pour un citoyen canadien, elle a été créée pour réguler l’économie
canadienne. Pour la plupart des gens, la Banque du Canada ne veut absolument rien dire, car celle-ci n’a pas de lien direct
visible entre avec le citoyen ordinaire. Le rôle de cette banque sur le plan national est important, elle veut en premier lieu
promouvoir le bien-être économique des citoyens canadiens. Elle établie une politique monétaire pour assurer la confiance des
canadiens. Mais la Banque du Canada est surtout l’agent financier du gouvernement fédéral. « À ce titre, elle fournit à ce
dernier des services bancaires et de gestion de la trésorerie et administre la dette intérieure ainsi que les avoirs et
engagements en devises de l'État » (Banque du Canada-11).
Enfin, la Banque du Canada sur le plan international est comme tout autre banque centrale (États-Unis, France), elle ne joue pas
rôle aussi grand que sur le plan national. Elle peut, comme je l’ai déjà mentionné, s’impliquer dans des organismes
internationaux soit en achetant des valeurs ou des titres sur d’autres marchés ou soit d’accepter des dépôts de banques
extérieures. Finalement, on peut dire que la Banque du Canada s’adresse surtout au gouvernement et aux banques à chartes qui les
assurent d’avoir une certaine liquidité. La banque fournit également des conseils au sujet de la dette. Tout ce que la banque
fait, c’est pour assurer le bien-être des canadiens et du gouvernement, elle agit non pour elle-même mais pour assurer la
meilleur santé économique possible pour le Canada.
La politique monétaire de la Banque du Canada consiste à faire en sorte que la monnaie remplisse adéquatement son rôle, qui est
essentiel au bon fonctionnement de l’économie canadienne. C'est pourquoi la Banque du Canada s'emploie, par les mesures de
politique monétaire qu'elle prend, à protéger la valeur de la monnaie canadienne en gardant un taux d’inflation bas et stable.
Les cibles de maîtrise de l'inflation que la Banque du Canada et le gouvernement fédéral ont établies pour le Canada constituent
l'élément central de la politique monétaire. L'objectif est de maintenir l'inflation mesurée par l'indice des prix à la
consommation dans une fourchette qui va de 1 à 3 %. C’est principalement par les modifications qu’elle apporte à son taux cible
du financement à un jour que la Banque du Canada met en œuvre sa politique monétaire. Ce taux indique aux grandes institutions
financières du Canada à quel taux d’intérêt moyen la Banque du Canada désire qu’elles se prêtent des fonds pour une durée d’un
jour. Les modifications que la Banque apporte au taux cible du financement à un jour se répercutent généralement sur les autres
taux d’intérêt, notamment les taux hypothécaires et les taux de base des prêts des banques commerciales. Les variations de ce
taux influent sur les autres taux d’intérêt et peuvent agir sur la valeur externe du dollar canadien. Le niveau des taux
d’intérêt et le taux de change déterminent les conditions monétaires qui caractérisent la conjoncture économique canadienne. Les
changements des taux d’intérêt ont un impact sur le niveau d’inflation. Une baisse des taux d'intérêt a tendance à entraîner une
augmentation de la dépense et une diminution de l'épargne, tandis qu'une dépréciation du dollar canadien peut stimuler les
exportations et contenir les importations. À l'inverse, une hausse des taux d'intérêt tend à freiner la dépense intérieure,
tandis qu'une appréciation du dollar contribue à réduire les exportations et à favoriser les importations. Si le Canada exporte
beaucoup plus qu’il importe, il est clair qu’un dollar faible le favorise, parce qu’il fait entrer des fonds extérieurs au pays.
Si le Canada se met à importer plus qu’il exporte l’opposé serait préférable, pour que les coûts soient diminués. C’est ainsi que
le taux d’inflation demeure bas. C’est en continuant de contrôler l’inflation que la monnaie canadienne va demeurer une monnaie
sûre. (Banque du Canada-1, Banque du Canada-2). La Banque du Canada s’occupe aussi des soldes non réclamés. Ce programme consiste
à rendre public les comptes de banques où aucune transaction n’a eu lieu au cours des dix dernières années (avant le transfert à
la Banque du Canada). Le nom du détenteur du compte ainsi que l’entreprise auquel il appartenait, s’il y’a lieu, et le montant
transféré, sont rendus publics, pour que les propriétaires légitimes puissent les récupérer (Banque du Canada-3). C’est aussi la
Banque du Canada qui gère les Obligations d’épargne du Canada, qui sont des obligations émisent chaque année par le gouvernement
fédéral du Canada. C’est ainsi que les canadiens peuvent prêter de l’argent à leur gouvernement pour que ce dernier puisse gérer
plus facilement le financement de sa dette publique. Il est préférable d’emprunter de ses propres citoyens (qui deviennent ainsi
des clients de la Banque du Canada) que d’emprunter à d’autres pays. (P.E.C.) La Banque du Canada s’est aussi lancée dans un
vaste programme de sensibilisation pour détecter les faux billets de banque. La Banque du Canada collabore avec d’autres banques
centrales ainsi qu’avec les corps policiers canadiens de tous les niveaux. Une des meilleures façons de protéger l’intégrité et
la sécurité de la monnaie canadienne et de faire en sorte que tous les citoyens soient bien informés, et c’est le rôle de ce
programme. (Banque du Canada-5) La Banque du Canada offre aussi un service de remboursement des billets mutilés. Quand un citoyen
endommage ses billets de banque de façon à ce qu’ils ne soient plus utilisable, la Banque du Canada utilise ses laboratoires pour
en déceler la valeur, et rembourse le citoyen. (Banque du Canada-6)
La Banque du Canada doit son fondement et est toujours régie par la Loi sur la Banque du Canada. La Banque du Canada est dotée de
la personnalité morale. Son siège social est situé à Ottawa mais la Loi sur la Banque du Canada lui permet d’établir des
succursales partout au Canada quand bon lui semble, et même à l’étranger, mais dans ce cas il faut l’approbation du gouverneur en
conseil. La Banque du Canada est dirigée par un conseil d’administration composé du gouverneur, qui est présentement m. David
Dodge, du premier sous-gouverneur, qui est présentement Malcolm D. Knight, de quatre sous-gouverneurs (le nombre de quatre peut
être augmenté ou diminué selon les besoins de la Banque du Canada) (Loi sur la Banque du Canada article 7 alinéa 1). Le
gouverneur et le premier sous-gouverneur se joignent au sous-ministre des finances (qui agit à titre de membre d’office) et à
onze autre administrateurs pour former le conseil d’administration de la Banque du Canada (Banque du Canada-7). C’est ce conseil
d’administration qui dirige la Banque du Canada. Le gouverneur et le premier sous-gouverneur sont choisis parmi les personnalités
ayant une compétence financière reconnue. Ils se consacrent à temps plein à la charge que leur confère la Loi sur la Banque du
Canada ou toute autre loi fédérale. Ils sont tous deux nommés à titre inamovible pour un mandat de sept ans (Loi sur la Banque du
Canada article 6 alinéas 2-3). La Banque du Canada compte dix départements. Le département des Recherches, a pour principale
responsabilité de fournir à la direction de la Banque une solide analyse de l'économie canadienne. Le département des Marchés
financiers assume une combinaison de fonctions d'ordre opérationnel et analytique, que ce soit la mise en œuvre de la politique
monétaire, la gestion de la trésorerie, suivre l'évolution des marchés financiers en vue d'améliorer la mise en oeuvre de la
politique monétaire, etc. Le département des Études monétaires et financières effectue des recherches liées au secteur financier,
suit de près les activités de celui-ci et produit des rapports pour aider à la formulation et à la mise en oeuvre de la politique
monétaire de la Banque du Canada. Le département des Relations internationales effectue des analyses ponctuelles sur l'évolution
actuelle et prévue de la situation économique à l'étranger, il fournit des analyses et des conseils sur des questions qui
intéressent les organismes financiers internationaux, comme le Fond Monétaire international, et il mène des études sur des sujets
liés aux marchés financiers internationaux et à la situation économique à l'étranger. Le département des Services à la Haute
Direction et des Services juridiques participe à la gestion de la Banque du Canada en apportant à la haute direction et au
conseil d'administration un soutien à la prise de décision. Ce département fournit aussi des services juridiques à la Banque du
Canada et représente cette dernière en tant que personne morale. Le département des Opérations bancaires s’occupe de la
prestation des services de la Banque du Canada ainsi que de l’émission de la monnaie canadienne et du service à la clientèle. Le
département des Communications aide la banque à faire preuve d’ouverture et de transparence. L’une de ses grandes priorités est
d’appuyer le conseil de direction, qui joue un rôle primordial dans les communications portant sur la politique monétaire de la
Banque du Canada. Le département de la Vérification est chargé d’effectuer des évaluations indépendantes des opérations de la
Banque du Canada pour le compte de la haute direction et du conseil d’administration de la banque. Le Département de gestion de
la dette, ou Bureau de la gestion de la dette, s’occupe d’assurer des services administratifs efficients et de fournir des avis à
l’égard du programme de gestion de la dette du gouvernement. Finalement, le Département des services généraux s’occupent de
presque tout le reste, que ce soit la gestion des employés à l’achat d’équipement (Banque du Canada-7).
La politique monétaire canadienne a pour but premier de s’assurer que l’inflation demeure à un niveau bas et stable. Également,
ces mesures sont établies pour protéger la valeur de la monnaie. Pour garder l’économie en santé, la politique monétaire doit
obligatoirement avoir un taux d’inflation bas et stable, tout cela pour favoriser une expansion normale de l’économie et d’une
accentuation de la création d’emploi. « L'accent mis par la Banque sur la maîtrise de l'inflation implique que l'écart de
production, soit la différence entre la production potentielle et la production effective de l'économie, soit réduit au
maximum » (Banque du Canada-1) . Enfin, la politique monétaire canadienne vise à réguler l’économie canadienne pour atténuer
les récessions et les hausses de chômages. Il faut à tout prix pour la Banque du Canada d’empêcher les hausses inflationnistes
qui sont néfastes pour la société. Ce qui est important en économie, c’est la confiance des consommateurs, cela est possible avec
un taux d’inflation bas car cela permet aux gens d’investir davantage, ce qui du même coup permet une croissance économique
grandissante et une création d’emploi plus soutenue.
Il y a plusieurs composantes de la politique monétaire. « Les cibles de maîtrise de l'inflation que la Banque du Canada et
le gouvernement fédéral ont établi pour le Canada constituent l'élément central de la politique monétaire » (Banque du
Canada-12). L’objectif est de maintenir l’inflation dans une fourchette de 1% a 3%, cette inflation est mesurée par l’indice des
prix à la consommation (je vais revenir plus tard avec ce terme). La Banque du Canada apporte également des modifications quant à
son taux cible de financement à un jour. Les variations de ce taux influencent sur les taux d’intérêt et sur la valeur de la
monnaie canadienne. La Banque effectue également des actions sur le marché libre, par exemple, elle peut vendre (pour diminuer la
masse monétaire) ou acheter (augmenter la masse monétaire) des titres du gouvernement fédéral auprès des banques à chartes.
« La variation du taux d’escompte ou taux directeur. La Banque du Canada ajuste (au besoin) le taux d’intérêt qu’elle exige
aux banques à charte si celles-ci avaient besoin d’avances. Ce taux d’intérêt est appelé le taux d’escompte ou le taux directeur.
Ce taux est un "signal" pour les banques quant à l’orientation de la politique monétaire du pays » (Lamontagne, 2002). La
Banque du Canada peut pratiquer selon les circonstances, une politique monétaire restrictive ou expansionniste, dans le premier
cas, elle augmente le taux d’escompte et dans le deuxième cas, elle le diminue. Deux taux déterminent les conditions
monétaires : le taux d’intérêt et le taux de changes. « La transmission de la politique monétaire entre en jeu lorsque
les variations des conditions monétaires exercent une influence sur la demande de biens et de services.
Par exemple, une baisse des taux d'intérêt a tendance à entraîner un accroissement de la dépense et une diminution de l'épargne,
tandis qu'une dépréciation du dollar peut stimuler les exportations et contenir les importations. À l'inverse, une hausse des
taux d'intérêt tend à freiner la dépense intérieure, tandis qu'une appréciation du dollar contribue à réduire les exportations et
à favoriser les importations » (Banque du Canada-1). Enfin, ce n’est qu’après 18-24 mois que les effets de la politique
monétaire sont visibles dans la société. Après ce délai, une réaction en chaîne se produit sur tout les acteurs et les
indicateurs économiques. Donc, la politique monétaire doit prévoir les aléas de l’avenir et prévenir les problèmes qui pourront
causer des récessions ou une montée soit du chômage ou de l’inflation.
La maîtrise du taux d’inflation est le point central dans une politique monétaire canadienne. Ce taux doit s’établir entre 1 et
3% pour favoriser une croissance économique saine. La Banque du Canada se sert du taux d’intérêt pour réguler ce taux
d’inflation, elle veut favoriser une stabilité dans les prix. Si la Banque voit que le taux est supérieur à 3%, elle va hausser
les taux d’intérêts donc freiner la demande des biens et services. Dans le cas contraire, si le taux d’inflation a tendance à
diminuer dangereusement, la Banque, pour soutenir la demande, va augmenter les taux d’intérêt. Donc on peut voir que la banque
agit en fonction de stabiliser le taux d’inflation dans une fourchette entre 1% et 3%. Pourquoi entre 1-3% ?, Cette
augmentation selon la Banque est normale, c’est une croissance normale. Ce taux doit être relativement bas pour favoriser les
investissements à moyen et à long terme, ces investissements sont importants car ils favorisent une croissance économique et une
augmentation de la création de l’emploi. Donc on peut comprendre les décisions de la Banque du Canada sur l’inflation car elle a
des répercussions directes sur les investissements qui influencent la croissance économique. « L'un des principaux avantages
que comporte la poursuite d'une cible explicite de maîtrise de l'inflation est l'influence que celle-ci exerce sur les attentes
concernant l'évolution de l'inflation. Cette influence se traduit par la prise de décisions économiques — par les particuliers,
les entreprises et les pouvoirs publics — qui ont tendance à renforcer la capacité de l'économie d'afficher une croissance
soutenue non inflationniste » (Banque du Canada-12).
Ces conditions monétaires sont les effets combinés du niveau du taux d’intérêt et du taux de change canadien. La variation du taux de change canadien influence la demande de biens et de services, si la valeur diminue, elle favorise un accroissement des exportations, des touristes (exemple, les américains qyu viennent tourner des films au Canada). Mais cela cause également une hausse des prix des produits importés, ce qui cause une diminution des importations. Donc, la Banque du Canada doit tenir compte de ce taux de change quand elle veut modifier le taux cible de financement de un jour, « car c’est l’effet combiné des taux d’intérêt et du taux de change qui détermine les conditions monétaires et qui permet de maintenir l’économie sur une trajectoire stable » (Banque du Canada-13). La Banque du Canada veut favoriser un bon climat économique dans le pays avec un taux d’inflation bas ce qui permettra la création d’emplois, cela est l’objectif principal de la politique monétaire canadienne.
Pour utiliser adéquatement la politique monétaire, la Banque du Canada utilise l’indice des conditions monétaires qui intègre le
taux d’intérêt et le taux de change. La variation du taux de change de 3 points équivaut à une variation du taux d’intérêt de 1
point, donc il y a une relation importante entre ces deux indices. En réaction à l’évolution de la situation économique, la
Banque du Canada prend des décisions qui sont guidées par ces indices. Lorsque que par exemple la Banque doit agir directement
sur la politique monétaire, le taux de change peut être influencé par une modification du taux cible du financement à un jour.
Donc une hausse du taux d’intérêt signifie souvent une augmentation de l’investissement de l’étranger au Canada, le dollar prend
également une valeur significative. En revanche une baisse du taux d’intérêt entraîne dans son sillage une diminution de la
valeur du dollar. En bout de ligne, la Banque du Canada tente de maintenir des conditions monétaires compatibles avec les
objectifs de la politique monétaire à long terme. Il ne faut pas négliger le délai de temps qu’une politique monétaire prend pour
s’incruster dans le système canadien : entre 18 et 24 mois: les enchaînements multiples constituent la cause de ce délai qui
est nécessaire pour que les conditions monétaires s’appliquent de façon circoncise pour finalement avoir une influence sur le
taux d’inflation.
Je me répète, mais ce point est important pour comprendre la politique monétaire canadienne : Cette politique a pour but principale de protéger la valeur de la monnaie grâce à un taux d’inflation stable et bas. Avec la modification du taux de financement a un jour, la politique monétaire influence le taux d’intérêt ce qui du même coup a une influence sur les dépenses des consommateurs et sur l’activité économique du pays. Mais, il ne faut pas être naïf et penser qu’une politique monétaire se fait et agit du jour au lendemain, c’est tout le contraire. « Le délai de transmission de la politique monétaire est long et d’une durée variable parce qu’il faut du temps à l’économie pour s’ajuster aux modifications des conditions monétaires » (Banque du Canada-14).
Il faut bien comprendre que les délais de transmission d’une nouvelle politique monétaire peuvent atteindre entre 18 et 24 mois.
Ce délai est nécessaire pour évaluer par la suite une influence sur l’économie et sur le taux d’inflation, il y a un ajustement à
faire pour s’adapter à cette nouvelle politique. Il faut comprendre qu’en ajustant le taux d’intérêt, il y a une variation dans
les dépenses et dans le volume des ventes, ce qui conduit a une variation du niveau de production, cette dernière joue un rôle
sur la variations des prix et sur l’inflation. Cette roue anti-inflationniste ne se fait pas en une semaine, mais plutôt dans une
fourchette entre 18-24 mois. La Banque du Canada doit donc planifier en avance ce qui pourrait se produire a l’intérieur de cette
braquette pour que cette politique se place dans le système en douceur et sans problème apparent.
La Banque du Canada peut modifier les conditions monétaires, si elle voit que la conjoncture n’est pas propice au bon déroulement
de sa politique monétaire, la Banque peut agir pour effectuer quelques modifications. Entre autre, si elle voyait que l’inflation
ne cesse d’augmenter elle prendrait les mesures nécessaire pour se réajuster (durcir les conditions monétaire) dans une braquette
cible. Dans le même sens si l’économie tend vers un ralentissement, la Banque va assoupir ses conditions monétaires en provoquant
une baisse des taux d’intérêt. La Banque du Canada doit prévoir et estimer l’inflation dans 18-24 mois, pour ce faire cette
Banque utilise des indicateurs économiques: « la vigueur de la demande de crédit, le rythme d'expansion monétaire et
l'évolution des prix et des coûts » (Banque du Canada-15). Donc pour résumer cette transmission de la politique monétaire,
il faut comprendre, qu’elle doit être axée sur l’avenir et non le présent, comme dit le proverbe, il vaut mieux prévenir que
guérir, c’est cette stratégie que la Banque du Canada préconise pour finalement permettre à l’inflation d’être basse et
stable.
Les critiques exprimées à l’égard de la politique monétaire de la Banque du Canada disent que la Banque devrait poursuivre
d’autres objectifs que seul celui de la stabilité des prix, ou de l’inflation (Thiessen, 1998). De plus, certains disent que la
Banque du Canada devrait aider les canadiens à bien comprendre qu'une politique monétaire qui est axée sur la réalisation de
cibles de maîtrise de l'inflation ne fait pas abstraction des variations de l'emploi et de la production, et ne mène pas à une
économie qui fonctionne systématiquement moins bien qu'elle ne le devrait. (Thiessen, 1998) L’objectif de stabilité des prix ou
du maintien de l’inflation à un niveau très bas est que la poursuite de cet objectif écarte toute possibilité de recours à des
taux d'intérêt réels négatifs , ce qui veut dire des taux d'intérêt inférieurs au taux d'inflation, pour stimuler l'économie, si
cela devait s'avérer nécessaire. Ainsi, « il faudrait éviter de viser un faible taux d’inflation pour conserver la marge de
manœuvre accrue que des taux d’intérêts réels négatifs donneraient aux décideurs publics en période d’atonie de l’activité
économique » (Thiessen, 1998). Un aspect critique de la politique sur l’inflation de la Banque du Canada est la rigidité des
salaires. Il semble que les salaires sont assez rigides au pays, sauf que si des ressources inutilisées feraient leurs apparition
sur le marché du travail, les salaires pourraient baisser. Ainsi, les salariés canadiens pourraient être victimes d'une illusion
monétaire permanente dont pourrait et devrait profiter l'autorité monétaire, mais la Banque du Canada n’a pas les politiques pour
le faire. (Thiesse, 1998)
La politique monétaire vise à contrôler l’inflation, c’est là son but principal. Elle est d’ailleurs définie par la Banque du
Canada ainsi: « les attentes relatives à l’inflation, donc l’inflation elle-même » (Pineault, 1998, p.141). L’inflation
n’est plus comprise uniquement comme un phénomène macro-économique de déséquilibre entre deux variables, elle est directement
comprise dans sa dimension d’anticipation. Ce qu’une politique telle que celle de la Banque du Canada emmène est que le
dépassement des économies nationales par une économie globalisée fragilise les institutions mises en place dans le cadre des
marchés nationaux de la modernité. Aussi, la monnaie nationale dont la valeur est garantie par l’État-nation perd sa crédibilité
qui était liée à la santé de l’économie nationale. La valeur de sa monnaie, interne et externe, s’émancipe de l’évolution d’une
économie nationale de plus en plus dissipée dans des réseaux internationaux pour se rattacher strictement à sa valeur marchande
et nominale sur les marchés financiers. Donc, ce sont les opinions et les perceptions des opérateurs à l’intérieur des marchés
tels que le Canada qui fixent la valeur de la monnaie. C’est à ce niveau que doit jouer la Banque du Canada pour préserver la
valeur de la monnaie, ce qui n’est pas fait présentement. Elle doit anticiper les anticipations et tenter de les encadrer. D’où
l’importance pour la Banque du Canada de communiquer publiquement à la fois des cibles de niveau d’inflation et de tout mettre en
œuvre pour maintenir l’inflation à l’intérieur de ces cibles afin de pouvoir, du même coup, communiquer la réalisation continue
de son objectif de garder la fourchette du niveau d’inflation entre 1% et 3%. (Pineault,1998, pp.141-142) De plus, la Banque du
Canada vit quelques incertitudes. La première étant que le taux d’intérêt américain pourrait changer d’une manière imprévisible
si le rendement de leur économie vient à changer trop rapidement. L’incertitude du marché canadien est étroitement lié à celui
des américains, et cette incertitude peut facilement augmenter lorsque le secteur privé ne voit pas clairement les objectifs à
long termes que visent les politiques de la Banque du Canada. De plus, l’incertitude est augmentée par les limites de la capacité
de prévision de la Banque du Canada. « Lorsqu’elle arrête ses mesures de politique monétaire, la banque centrale ne sait pas
non plus comment les milieux financiers et le public réagiront à ses déclarations et à ses actions » (Pineault, 1998,
pp.142-143). De plus, lorsqu’elle arrête ses mesures de politique monétaire, la banque centrale ne sait pas non plus comment les
milieux financiers et le public réagiront à ses déclarations ou à ses actions. Ceci, ainsi que la généralisation de l’incertitude
témoignent que le système financier canadien n’est plus un système fermé, où la banque centrale en serait le centre. La Banque du
Canada est devenue un système ouvert, comme un marché où elle se différencie des autres par sa fonction spécifique. Ceci veut
donc dire que la Banque du Canada ne peut pas mesurer ou contrôler les liquidités existants en dollars canadiens au moment où
elle le désire. En d’autres mots, on peut dire que la Banque du Canada a perdu le contrôle sur la quantité de monnaie canadienne
existante (Pineault, 1998, pp.143-145).
Si le gouverneur de la Réserve fédérale américaine (U.S. Federal Reserve) est devenu un spécialiste des crises et atterrissages
en douceur, des reproches ont été données assez souvent à son homologue canadien des la fin des années 1990 et du début des
années 2000, d'être peu sensible à l'évolution réelle de l'économie et de s'embourber dans des modèles théoriques. La critique
est faite que la politique économique de la Banque du Canada est mauvaise et que comme la tradition le veut, les futurs
gouverneurs sont de hauts dirigeants de la Banque du Canada, si ils ne sont pas déjà premier sous-gouverneur. De plus, la Banque
du Canada n'a pas une structure décentralisée qui est capable de tâter le pouls de l'économie des régions. Sa politique monétaire
découle de la vision d'une seule personne nommée tous les sept ans, et qui se perpétue de mandat en mandat, étant donné que la
relève est assurée en univers clos, ce qui empêche tous changements dans la politique économique de la Banque du Canada. Les
erreurs faites par le gouverneur de la Banque du Canada pendant les années 1990 sont nombreuses. Un des critiques est que pendant
la crise économique asiatique, la Banque du Canada a soudainement changé sa politique économique du maintient de l’inflation pour
celle de défendre le dollar canadien. De plus, il semble que la Banque du Canada soit responsable de la chute du dollar vers la
fin des années 1990 parce qu’elle n’a pas attendu que la Réserve fédérale américaine relâche la pression sur ses propres taux
pendant la crise asiatique (Bérubé, 2000).
La Banque du Canada est aussi critiquée pour avoir maintenu son taux directeur à cout terme en dessous de celui des américains.
C’est en partie ce qui a maintenu la faiblesse du dollar et ce qui a réduit sa marge de manœuvre en le rendant dépendant de la
Réserve fédérale américaine. Même si un dollar faible est bénéfique pour les exportations, à long terme la politique de la Banque
du Canada camoufle l’inefficacité et ne stimule pas la recherche de gains de productivité et d’investissement, et peut donc
sérieusement entraver la capacité concurrentielle des entreprises multinationales canadiennes (Bérubé, 2000). Ceci pourrait être
causé du fait que les entreprises, qui profitent du dollar canadien en baisse attendent que ce dernier baisse encore plus pour
commencer à investir (Carmichael, 2002). Une des grandes critiques envers les politiques économiques de le Banque du Canada est
qu’elle devrait adopter soit le dollar américain ou au moins établir une parité entre le dollar canadien et le dollar américain.
Ainsi, comme les américains achètent plus de 85% de nos exportations, cela rendrait le niveau de vie des canadiens beaucoup plus
élevé. De plus, le dollar canadien n’a pas cessé de baisser comparé au dollar américain depuis trente ans. Comme la Banque du
Canada est souvent critiquée d’être influencée par la Réserve fédérale américaine, certains vont jusqu’à dire qu’un taux de
change fixe mettrait fin à toute influence du gouvernement américain. Pour que la Banque du Canada puisse devenir plus influente
(ou moins influencée) envers les américains, les critiques qui veulent un taux de change fixe disent que « cette structure
apporte une influence importante aux régions lors de l’élaboration de la politique monétaire. [...] Ainsi, un système où la
Banque du Canada deviendrait une treizième banque régionale du réseau américain est fort concevable ; le Canada pourrait
même tenter d'obtenir un siège permanent au sein du Federal Open Market Committee (FOMC) » (Marceau, 2001). Certains
économistes se sont opposés au contrôle de l’inflation à un niveau près de zéro, comme Paul Krugman a dit: La rigidité des
salaires nominaux signifie que tenter d'obtenir un taux d'inflation très bas altère la flexibilité de salaires réels et augmente
donc le taux de chômage à la longue. Dans le cas du Canada, où la Banque du Canada tente tout son possible pour atteindre son but
de la stabilité des prix, le taux de chômage est demeuré beaucoup plus élevé qu’aux États-Unis. Le Canada souffre d’une
inflexibilité des salaires et le problème n’est pas seulement lié à la structure microéconomique du Canada, mais surtout à la
politique anti-inflation de la Banque du Canada. En bref, donc, la croyance que la stabilité des prix est une grande cause dont
tous bénificient n’est pas une évidence, c’est tout au plus une croyance largement répandue par les gens de la Banque du Canada.
Les avantages de la stabilité des prix et d’un niveau d’inflation bas sont évasifs, car les coûts pour y arriver sont grands et
l’inflation au niveau presque nul ne peut pas être une bonne chose à long terme (Krugman, 1996).
Pour conclure, ce travail nous a permit de connaître plusieurs aspects de la Banque du Canada que nous ne connaissions pas, ainsi que de familiariser un peu plus avec la politique économique de la banque centrale de notre pays.
Il semble que la Banque du Canada n’ait pas comme seule tâche que de monter ou descendre les taux d’intérêts pour ralentir ou
maintenir les taux d’inflations, mais elle offre aussi plusieurs services aux citoyens en général, autre que les obligations
d’épargne du Canada, comme les cours de détection de billets contrefaits, et le service de recouvrement de billets mutilés.
Donc, nous avons vu qu’elle était la mission de la Banque du Canada, et ce que ça apportait aux citoyens canadiens. Nous avons
aussi vu dans ce travail l’environnement dans lequel évolue la Banque du Canada, ainsi que son histoire, ses interactions avec
d’autres acteurs tant au point de vue national qu’international, ainsi qu’à qui la Banque du Canada s’adresse dans son
environnement.
Nous avons aussi parlé des activités de la Banque du Canada, tel que les différents programmes qu’elle offre aux citoyens et
entreprises, comme la détection de faux billets et l’argent mutilé, mais aussi les obligations d’épargne, qui sont utiles autant
au citoyen qui y trouve un moyen sans risque de placer son argent, mais aussi utile pour le gouvernement canadien qui peut ainsi
obtenir des fonds venant de l’intérieur du pays pour rembourser sa dette extérieure. La politique économique de la Banque du
Canada a aussi été présentée, ainsi que plusieurs critiques soit envers cette politique économique ou envers la Banque du Canada.
Nous avons vu que le plus grand nombre de critiques vient du fait que plusieurs personnes souhaiteraient avoir un dollar unique
pour l’Amérique du nord.
Finalement, la Banque du Canada demeure un des organisme les plus connus au Canada au sens ou tous savent que cette banque
existe, mais elle est aussi un des organisme dont les gens en savent le moins. Le but de ce travail était de mieux faire
connaître les activités et les programmes de la Banque du Canada, et sa mission sur le plan économique canadien.
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(Source: le site web de la Banque du Canada)
ACP : Association canadienne des paiements (Association sans but lucratif créée par une loi fédérale en 1980 afin d'établir
et de mettre en œuvre un système national de compensation et de règlement des chèques, des transferts électroniques de fonds et
des autres effets de paiement ainsi que de planifier le développement du système national de paiement.)1
ICM : Indice des conditions monétaires (Somme pondérée des variations qu'enregistre le taux d'intérêt à court terme (à
savoir le taux du papier commercial à 90 jours) et le taux de change (mesuré ici par l’indice C-6) par rapport à une période de
base donnée.)2
IPC : Indice des prix à la consommation (Mesure de l'évolution des prix publiée par Statistique Canada et obtenue en
comparant le prix de détail d'un « panier à provisions » typique de biens et de services à deux dates
différentes.)3
STPGV : Système de transfert de paiements de grande valeur (Système électronique conçu par l'Association canadienne des
paiements en vue de faciliter le transfert de gros paiements ou de paiements devant être réglés dans les plus brefs délais.)4
ORR : obligation à rendement réel (Obligation négociable qui produit des intérêts semestriels calculés à partir d'un taux
d'intérêt réel, c’est-à-dire rajusté en fonction des variations de l'indice des prix à la consommation.)5
OEC : Obligation d'épargne du Canada (Titre non négociable émis par le gouvernement du Canada qui peut être encaissé par le
ou les propriétaires immatriculés en tout temps et qui, après les trois premiers mois, rapporte de l'intérêt jusqu'à la fin du
mois précédant l'encaissement.)


