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Bataille d'Austerlitz

Austerlitz, en tchèque Slavkov, est un bourg du sud de la Moravie, en Tchéquie, situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de Brno.


Image:Napoleon-a.png
Bataille d'Austerlitz
Conflit Guerre de la troisième coalition
Date 2 décembre 1805
Lieu 8 km à l'Est de Brno
Issue Victoire française décisive
Combattants
Français Austro-Russes
Commandement
Napoléon Bonaparte général Mikhail Koutousov, François II d'Autriche
Forces en présence
73 100 hommes
139 canons
85 700 hommes
278 canons
pertes
1288 tués et 6993 blessés 16000 tués, 11000 prisonniers, 185 canons et 45 drapeaux pris


Sommaire

La bataille d'Austerlitz

La bataille d'Austerlitz dit aussi bataille des trois empereurs (Napoléon Bonaparte l'étant depuis un an) eut lieu le 2 décembre 1805. Elle met un terme à la campagne d'Autriche avec les Austro-Russes, membres de la troisième coalition.

Napoléon cherchait la bataille décisive depuis quelques jours, alors que les Austro-Russes s'y refusaient, Kutusov attendant l'arrivée d'un corps d'armée en renfort. Ayant reconnu le terrain à la fin de novembre, Napoléon Ier manœuvra afin de se laisser couper de la route de Vienne par les forces adverses. Se sentant en position de force, celles-ci acceptèrent le combat, sur le plateau de Pratzen, que Napoléon Ier occupait le 30 novembre. Lorsque les Austro-Russes approchèrent, il abandonna cette position dominante à ses ennemis.

Au matin du 2 décembre, les Autrichiens occupaient le plateau de Pratzen, orienté Nord-Sud, avec deux corps d'armée, l'un formant le centre du dispositif des coalisés, et l'autre l'aile gauche. Les Russes formaient l'aile droite. Face à eux, séparés par un ruisseau qui coulait au pied du plateau, se trouvaient deux corps français seulement, placés en face du centre et de l'aile droite ennemis : l'aile droite française, commandée par Davout, était encore en chemin le matin de la bataille. Les premiers éléments arrivèrent une heure avant le lever du soleil.

Voyant l'aile droite française dégarnie, François II fit faire mouvement vers le sud à ses deux corps, pour envelopper l'armée française par un mouvement tournant. Le corps incomplet de Davout eut à soutenir le choc de ce mouvement. Quand le mouvement autrichien fut suffisamment engagé, Napoléon Ier fit attaquer son centre, commandé par Soult, qui escalada le plateau, et tomba sur le flanc du corps autrichien en mouvement. Il provoqua une débandade, qui finit dans un lac gelé au Sud, et coupa les soldats autrichiens des Russes, que Kutusov fit reculer en bon ordre afin de les préserver.

Napoléon Ier utilisa une manœuvre inhabituelle car lorsque les forces de Kutusov attaquèrent : il n'accorda à son flanc droit que le minimum de renforts pour résister permettant d'envoyer 17 000 hommes charger le centre adverse. Ce dernier, après une violente fusillade, fut mis en déroute, ce qui sépara l'armée alliée qui recula rapidement.

Cette bataille entre dans la légende de la stratégie et de la communication militaire. À son issue, l'Empereur proclame son plus célèbre discours.

La victoire française fut suivie du traité de Presbourg (aujourd'hui Bratislava, capitale de la Slovaquie), qui marqua la fin de la troisième coalition, consacra la fin du Saint Empire romain germanique et reconnut la souveraineté de la France sur l'Italie.

Le poste de commandement de Napoléon se trouvait sur une petite éminence qui domine les plaines alentour. Une table d'orientation représentant la disposition des différentes armées y a été installée, sous un bouquet d'arbres. Quelques dizaines de mètres carrés alentours appartiennent à la France.


Le discours de l'empereur

Soldats, je suis content de vous.

Vous avez, à la journée d'Austerlitz, justifié tout ce que j'attendais de votre intrépidité ; vous avez décoré vos aigles d'une immortelle gloire. Une armée de 100 000 hommes, commandée par les empereurs de Russie et d'Autriche, a été, en moins de quatre heures, ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé à votre fer s'est noyé dans les lacs. Quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale de Russie, cent vingt pièces de canon, vingt généraux, plus de 30 000 prisonniers, sont le résultat de cette journée à jamais célèbre. Cette infanterie tant vantée, et en nombre supérieur, n'a pu résister à votre choc, et désormais vous n'avez plus de rivaux à redouter. Ainsi, en deux mois, cette troisième coalition a été vaincue et dissoute. La paix ne peut plus être éloignée ; mais, comme je l'ai promis à mon peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai qu'une paix qui nous donne des garanties et assure des récompenses à nos alliés.

Soldats, lorsque le peuple français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiai à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de gloire qui seul pouvait lui donner du prix à mes yeux. Mais dans le même moment nos ennemis pensaient à la détruire et à l'avilir ! Et cette couronne de fer, conquise par le sang de tant de Français, ils voulaient m'obliger à la placer sur la tête de nos plus cruels ennemis ! Projets téméraires et insensés que, le jour même de l'anniversaire du couronnement de votre Empereur, vous avez anéantis et confondus ! Vous leur avez appris qu'il est plus facile de nous braver et de nous menacer que de nous vaincre.

Soldats, lorsque tout ce qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre patrie sera accompli, je vous ramènerai en France; là, vous serez l'objet de mes plus tendres sollicitudes. Mon peuple vous reverra avec joie, et il vous suffira de dire, J'étais à la bataille d'Austerlitz, pour que l'on réponde, Voilà un brave.


Ordre de bataille

Armée française

Garde impériale

Infanterie de la Garde impériale

Cavalerie de la Garde impériale

Artillerie de la Garde impériale

commandée par le colonel Couin, effectif 283 hommes

Réserve (provenant du Ve Corps)

Ier corps d'armée

1re division d'infanterie

2e division d'infanterie

IIIe Corps d'armée

commandé par le maréchal Davout


2e Division d'infanterie

commandée par le général de division Louis Friant

4e Division de dragons

détachée de la réserve de cavalerie. commandée par le général de division Bourcier

Réserve d'artillerie

IVe corps d'armée

commandé par le maréchal soult.

1re division d'infanterie

commandée par le général de Division Saint Hilaire

2e division d'infanterie

commandée par le général de Division Vandamme

3e division d'infanterie

commandée par le général de Division Legrand

division cavalerie légère

commandée par le général de brigade Pierre Margaron

3e Division de dragons

commandée par le général de Division Beaumont (absent pour maladie remplacé par le général de brigade Boyé)

Réserve d'artillerie

V corps d'armée

commandé par le maréchal Lannes

3e division d'infanterie

commandée par le général de division Suchet

1er division d'infanterie

(détachée du IIIe corps d'armée)

commandée par le général de Division Caffarelli du Falga

2e Division de dragons

(ratachée)

commandée par le général de Division Walther

Réserve de Cavalerie

commandée par le maréchal Murat

1er Division de cavalerie lourde

commandée par le général de division Nansouty

2e Division de cavalerie lourde

commandée par le général de division d’Hautpoul


1er Division de cavalerie légère

(ratachée au Ier corps d'armée)

commandée par le général de division Kellermann

5e Division de cavalerie légère

(ratachée au Ve corps d'armée)

commandée par le général de brigade Fauconnet

Brigade de cavalerie légère

commandée par le général de brigade Milhaud

Grand Parc d’Artillerie

Saint-Cyr

Les élèves officiers de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan identifient par les lettres du nom « Austerlitz » chacun des dix mois de leur scolarité (S pour décembre par exemple) et célèbrent la victoire française par une cérémonie tous les 2 S.

Sources

Voir aussi



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