Bataille d'Iéna
Présentation
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| Bataille d'Iéna |
| Conflit |
Guerre de la 4e Coalition, Campagne d'Allemagne |
| Date |
14 et 15 novembre
1806 |
| Lieu |
Entre Weimar et Leipzig |
| Issue |
Victoire française |
| Combattants |
| Français |
Prussiens |
| Commandement |
| Napoléon |
prince de
Hohenlohe |
| Forces en présence |
46000 soldats puis 54000 en cours de bataille
70 canons |
55000 soldats
120 canons |
| pertes |
| 6000 tués |
25000 tués ou prisonniers, 112 canons perdus |
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Préparatifs
Le 13 octobre, les Français se dirigent vers la Saale, et le maréchal Lannes met en déroute l'avant-garde allemande, dirigée par le prince Louis-Ferdinand de
Prusse qui est tué au cours de la bataille. Au nord et le même jour, Davout détruit la moitié de l'armée prussienne à Auerstäedt. Mais Napoléon, posté à Iéna, ne l'apprendra que le soir du 14 octobre.
Déroulement
Soult, sur la droite, avec sa puissante artillerie, pilonne les positions prussiennes dès 7 heures les obligeant à se replier.
Ney se poste en avant-garde et contient les contre-offensives allemandes. Face
à lui, le général prussien Hohenlohe, visionnaire militaire de son temps, sait que ses hommes n'ont pas été entraînés, et que la
bataille va sûrement être perdue. Messembach, son ami général, le rejoint au moment où la situation devient critique. Les
Prussiens se positionnent sur le plateau d'Iéna, une position favorable.
Napoléon décide de faire passer ses hommes et le matériel par un vaste champ de vignes bordant tout le plateau ; les
maréchaux approuvent cette directive, car les plantations cachent les Français montant la colline. L'artillerie a du mal à faire
l'ascension, la pente étant trop raide. L'Empereur joue le tout pour le tout, il décide de lancer l'assaut sans l'aide de
l'artillerie. Celui-ci débute à 6 heures du matin, sur des Prussiens ébahis et mal réveillés. La victoire est totale, et les
derniers régiments qui tentaient de s'enfuir sont pilonnés par l'artillerie ayant finalement réussi à gravir les derniers mètres
pendant la bataille.
Bilan
Anecdotes
Il a été dit qu'Hegel, qui était alors
professeur à l'université d'Iéna, avait complété son chef d'œuvre, la Phénoménologie de l'Esprit, pendant que
la bataille faisait rage. Hegel considérait que cette bataille était « la fin de l'Histoire », en termes d'évolution
des sociétés humaines vers ce qu'il appelait « la démocratie libérale ». Ce thème sera repris par le livre de Francis Fukuyama: La fin de l'Histoire et le dernier homme.

