Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Bataille de Courtrai

Sciences humaines > Histoire > Moyen Âge

Image:Hist-Mil3.png
Cet article fait partie de la série
Histoire militaire
Événements
Guerres
Batailles - Sièges
Unités militaires
Unités militaires
Division militaire
Armées nationales
Armées anciennes
Personnages
Stratèges et Grands capitaines
Armée de Terre - Marine
Armée de l'air
Matériels
Arme - Avions militaires
Places fortes et Château-fort
Ordres et médailles
Médailles
Ordres honorifiques
Ordres militaires
Ordres religieux
Méta
Le projet Histoire-Militaire
Articles existants

La bataille de Courtrai opposa le roi de France aux milices communales flamandes le 11 juillet 1302, près de Courtrai, appelée également bataille des éperons d'or.


Bataille de Courtrai
Conflit
Date 11 juillet 1302
Lieu Plaine de Groeninghe, devant Courtrai
Issue Victoire écrasante des communes flamandes
Combattants
Ost royal de France Milices des communes flamandes
Commandement
Robert II d'Artois
Forces en présence
60 000 fantassins
pertes


Préalable

L'industrie textile faisait la prospérité de la Flandre, province du nord du royaume de France. Elle utilisait la laine, essentiellement importée de Grande Bretagne. Les artisans tisserands et commerçants estimaient que les taxes levées par le roi Philippe le Bel pour gêner l'Angleterre étaient trop élevées.

Gui de Dampierre, Comte de Flandre, qui avait pris le parti de ses tisserands,foulons et autres drapiers, a été attiré et emprisonné à Paris.

Après les « Mâtines de Bruges » les rebelles tenaient le pays sauf deux places fortes importantes, Cassel et Courtrai. Après deux vaines attaques de la ville, les 60 000 assiégeants retranchés furent attaqués par l'armée des chevaliers français, sous le commandement de Robert d'Artois.

Bataille

Les « Klauwaerts » (du parti de la griffe) encadrées par dix cavaliers et les deux fils de Gui de Dampierre, sont sur une hauteur, au bord de la Lys. Les chevaliers français s'établissent sur la colline de Mossemberg.

Après un échange de flèches et de carreaux d'arbalètes les Français font avancer leurs piétons jusqu'au fossé. Mais avant que ces derniers ne jettent des bûches pour en diminuer la profondeur les chevaliers français se précipitent en les bousculant. Les flamands tiennent la ligne pendant que leurs ennemis s'embourbent.

Robert II d'Artois lui-même est tué, les assaillants dédaignant de le capturer pour en tirer rançon.

Après la bataille, les Flamands ramassent dans la boue de la plaine de Groeninghe cinq cent éperons d'or qui iront orner l'église Notre-Dame de Courtrai.

Après la bataille

Philippe le Bel obtiendra une revanche deux ans plus tard à la bataille de Mons-en-Pévèle où il combattra lui-même vaillamment en première ligne.

Les Français récupèrent illico les éperons et les transférèrent dans une église de Dijon !

Le 23 juin 1305, une paix de compromis signée à Athis sur Orge permettra au roi d'annexer seulement Lille, Douai et Béthune. La France aura alors atteint la frontière qui sera encore sienne sept siècles plus tard en dépit de nombreuses guerres.

Une obligation de pèlerinages par un dixième de la population de Bruges sera commuée en amende de 300 000 livres.


Le souvenir de cette bataille est resté présent en Flandre jusqu'à nos jours. Cet évènement a acquis une valeur symbolique puisque le jour de la bataille (11 juillet) a été choisi comme date de la fête annuelle de la communauté flamande en Belgique.



This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia