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Bataille de Formigny

Sciences humaines > Histoire > Guerre de Cent Ans


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Bataille de Formigny
Conflit Guerre de Cent Ans
Date 15 avril 1450
Lieu Formigny (proche de Bayeux)
Issue Victoire française décisive
Combattants
Français Anglais
Commandement
Le comte Jean de Clermont et le connétable de Richemont Sir Thomas Kyriel
Forces en présence
2 500 infanterie, 2 couleuvrines et 2 000 cavaliers 7 000 hallebardiers, surtout des archers et des cavaliers
pertes
500 à 600 3 800 morts; 1 200 à 1 400 prisonniers dont Kyriel.


Sommaire

1 Voir aussi

Intro

Le 23 mars 1449, alors qu'une trève est signée entre la France et l'Angleterre, un aventurier à la solde des Anglais, Surienne dit l'Aragonais, s'empare de la ville bretonne de Fougères. Cette action fait basculer officiellement la Bretagne dans le camp français - même si Arthur de Richemont frère du duc de Bretagne est connétable de France depuis plusieurs années. Le duc François Ier signe une alliance avec le roi Charles VII. Cette alliance lance une campagne en Normandie aboutissant à une victoire à Rouen le 29 octobre 1449 sur Henri VI d’Angleterre et obligeant les Anglais à battre en retraite sur le Cotentin. Le 12 octobre, seules les places d'Avranches, de Bayeux, de Bricquebec, de Caen, de Cherbourg et de Saint-Sauveur-le-Vicomte sont encore tenues par les Anglais. Mais avec l'hiver les Bretons débandent leur armée, promettant un retour en Normandie dès janvier suivant.

Profitant de cette accalmie, le duc de Suffolk parvient à financer l'envoi de 3 500 hommes environ sous les ordres de Sir Thomas Kyriel, force qui débarque à Cherbourg le 15 mars. Ils doivent rejoindre les 2 000 hommes de la garnison de Caen. Sur leur trajet Valognes est tenu par le parti français. Le 20 mars son siège commence avec des renforts des autres garnisons anglaises menées par Matthieu Goth. Le roi est alerté et organise une armée de 3 000 hommes menée par Jean de Bourbon, comte de Clermont, armée que devait rejoindre la connétable de Richemont. Cette armée arrive à Carentan le 12 avril pour apprendre la reddition de Valognes deux jours auparavant. Le connétable qui levait l'armée bretonne n'est averti que vers le 25 mars.

C'est une armée de 4 000 hommes que le duc de Bretagne et son frère ont levée, cependant le 8 avril, parvenu à Dol-de-Bretagne, le duc décide de rester en Bretagne en retenant la moitié de l'armée. Ce n'est donc que le 10 avril qu'avec seulement 2 000 hommes, le connétable de Richemont s'engage en Normandie.

Le 13 avril, le connétable arrive à Cotance où il reçoit un message du comte de Clermont pour l'informer de la situation, mais interprétant mal le mouvement de Kyriel il suppose un trajet vers Saint-Lô. En fait Kyriel prend le risque de trouver un gué dans les marécages de la baie du Grand Vey. Et dans l'après-midi il parvient au village de Formigny qu'il fortifie pour établir une étape. Le 14 avril Clermont apprend le passage des Anglais mais ne réagit pas et n'envoie un messager à Richemont que dans la soirée. Richemont n'est averti qu'au matin du 15.

Déroulement

Alors qu'ils levaient tranquillement le camp et s'apprêtaient à reprendre la route de Bayeux, les Anglais sont rejoints par l'armée de 2 000 hommes de Clermont, venant de l'ouest, bien décidée à interrompre leur marche. Fidèle à la bonne vieille stratégie anglaise, Kyriel fait mettre ses troupes en bataille, les archers devant, protégés par des pieux, et attend. Tous les cavaliers descendent de cheval, seuls restent montés ceux qui font partie de la réserve, sur le flanc gauche, au sud. Le flanc droit, au nord, est renforcé par un petit réduit fortifié.

Clermont maintient son armée hors de portée des flèches anglaises et ne fait avancer que 60 lances et ses deux couleuvrines sous la supervision de Louis Giribaut, qui commence à faire des ravages parmi les archers, à raison d'un coup chacune toutes les 8 minutes. Le but est de s'emparer d'un pont et d'un gué voisin pour contrôler une rivière séparant les 2 corps de l'armée anglaise. Cependant cette tentative est faite avant l'arrivée de Richemont.

Matthieu Goth ne tarde pas à contre-attaquer. Les hallebardiers anglais atteignent l’artillerie ; Pierre de Brézé intervient à son tour pour dégager l'artillerie française et bientôt toute l'armée française se trouve au combat et en difficulté. Vers le même moment, Richemont, à quelques lieues de là, est prévenu par des paysans du début du combat ; il fait accélérer ses troupes. Côté anglais, seul le corps de Goth est au combat, Kiryel gardant le second corps en réserve. Le combat dure près de 3 heures.

C’est à ce moment qu’apparaissent 2 000 hommes sur une colline au sud. Cela donne d'abord lieu à un cri de joie des Anglais qui croient à un renfort de la garnison caennaise sous la direction de Somerset. Cependant, lorsque apparaissent les bannières il doivent déchanter : il s'agit des cavaliers du connétable de Richemont qui dévalent la colline en chargeant la réserve de cavalerie anglaise.

La ligne anglaise était disloquée, les archers, craignant de se voir amputés de leur index, se battirent jusqu’à la mort.

Bilan

La Normandie entière est rapidement récupérée par la France, c’est la fin de la guerre de Cent Ans pour la partie nord.

Voir aussi

Sources

Bibliographie

Julien-Toussaint-Marie Trevedy, « La bataille de Formigny (15 avril 1450) » dans Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, 1903, t. XXX, p. 241-275 ; tiré à part sous le même titre en 1904, Quimper : impr. de Leprince, 1904

Liens externes


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