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| Bataille de Mars-la-Tour | |||||||||||||||||
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| Conflit | Guerre franco-allemande | ||||||||||||||||
| Date | 16 août, 1870 | ||||||||||||||||
| Lieu | Proche de Mars-la-Tour, SO de Metz, France |
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| Issue | Victoire française non exploitée | ||||||||||||||||
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La bataille de Mars-la-Tour (également appelée bataille de Rezonville) eut lieu le 16 août 1870, en plein cœur de la guerre franco-prussienne. Elle eut lieu à Mars-la-Tour, sur la route de Verdun, à une quinzaine de kilomètres au sud de Metz. Il s'agit de la dernière grande bataille de cavalerie qui eut lieu en Europe.
| Sommaire |
Après avoir essuyé de multiples défaites en Alsace et en Moselle, notamment lors de la bataille de Spicheren,
l'Armée du Rhin, battait retraite vers l'ouest. Elle avait pour
objectif d'achever son regroupement près de Metz puis de rejoindre le camp de Châlons-sur-Marne où elle serait renforcée par ses réserves.
Bazaine, nommé commandant en chef par Napoléon III le 12 août, fit le choix de la route de Verdun passant par
Mars-la-Tour. Ils passèrent la nuit du 15 au 16 août à bivouaquer entre Vionville et Gravelotte, à l'est de Mars-la-Tour.
Les Allemands avaient pour objectif de rattraper l'Armée du Rhin et la détruire avant qu'elle ne fasse jonction avec ses réserves. Mais l'état-major ne savait pas quelle était sa position et l'imaginait déjà loin à l'ouest, près de Verdun. Le IIIe corps (von Alvensleben II) et le Xe corps (von Voight-Retz) sont donc envoyés pour sonder le sud de Metz, le IIIe vers Mars-la-Tour, le Xe vers St-Hilaire et Maizeray (Meuse).
Après une escarmouche le 15 août, le IIIe corps attaque le 16 à 9h30 ce qu'il croit être l'arrière-garde française près de Vionville. Von Alvensleben II ne se rend compte que trop tard qu'il a affaire au gros des troupes françaises, aidée dans sa défense par un terrain accidenté. Il décide cependant de poursuivre la bataille avec pour objectif de prendre Vionville, puis Rezonville, et ainsi couper la route de Verdun. Rezonville devient l'enjeu de l'affrontement.
Au début de l'après-midi, le 2e corps français est relayé par des éléments de la Garde impériale (commandée par Bourbaki) et le 6e corps. Les troupes prussiennes sont à bout et la bataille semble tourner à l'avantage des Français lorsque les renforts allemands, dont notamment le Xe corps, surviennent et relancent l'ardeur du camp défaillant. Mais cela ne suffit pas à emporter la victoire, d'autant plus que les Français sont à présent renforcés par l'arrivée des 3e et 4e corps.
L'après-midi touche à sa fin. Comprenant qu'ils sont désormais sur le point d'être battus, les Allemands lancent une dernière
offensive sur leur flanc droit, pour éviter l'encerclement. Piégés par le relief et la présence de renforts français
insoupçonnables derrière la crête, leurs troupes sont décimées et battent finalement en retraite désordonnée, à la merci de la
chasse lancée par les Français. Ces derniers font 400 prisonniers dans l'action et capturent leur premier drapeau ennemi de cette
guerre.
Le général von Voigts-Rhetz décide alors d'envoyer sa cavalerie couvrir la retraite. Celle-ci a cependant été décimée par un
affrontement d'une heure contre la cavalerie française sur le flanc gauche. C'est pourquoi les restes de la cavalerie prussienne
ne pourront finalement que se sacrifier dans une charge suicidaire sur les Français, offrant une chance de survie au reste de la
troupe.
L'armée allemande en déroute, les Français ont la possibilité de se lancer dans une chasse qui aurait probablement sonné le glas du IIIe et du Xe corps prussien. Mais le général Ladmirault relaie l'ordre de Bazaine : les troupes doivent revenir sur leurs positions initiales. Les champs laissés vides par les Allemands le resteront.
Le lendemain matin, la route de la retraite vers Châlons-sur-Marne est encore accessible à l'Armée du Rhin, qui n'a qu'à lancer l'attaque sur les restes des troupes allemandes positionnées à Vionville et désormais hors d'état de nuire. Mais Bazaine donne l'ordre du repli sur Metz, prétextant un manque de vivres et de munitions. Les Allemands, qui s'attendaient à subir le choc de l'attaque finale des Français ont donc la stupéfaction de constater leur départ et l'abandon gratuit des positions qu'ils se sont efforcés de conquérir la veille.
Le jour suivant, 18 août, l'armée du Rhin sera confrontée à une nouvelle bataille, celle de Saint-Privat, où sa défaite lui fermera définitivement la route de l'ouest, l'enfermant à Metz.
Déroulement de la guerre franco-allemande de 1870
http://mlt1870.chez.tiscali.fr/bataille.htm


