| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
La bataille du Chemin des Dames ou seconde bataille de l'Aisne commence le 16 avril 1917 pendant la Première Guerre mondiale par une tentative française, avec le support britannique de rupture du front allemand (ligne Hindenbourg) entre Soissons et Reims vers Laon sous les ordres du général Nivelle.
| Sommaire |
Le 9 avril les Britanniques et leurs dominions (Canada) attaquent sur la route Arras-Lens en Artois, prennent la butte de Vimy et 10 000 prisonniers. Ils ont progressé de 10 kilomètres et détruit presque 7 divisions allemandes mais continuant vers Saint-Quentin ils sont étrillés.
Les 5e, 6e et 10e armées françaises constituent une force de 850 000 hommes dont une forte proportion de « choc », avec 2 700 pièces d’artillerie de 75 et 2 300 mortiers lourds, dont 790 canons modernes, accompagnée de 200 chars d’assaut.
Le général Erich Ludendorff disposait sur les 40 kilomètres de front de 152 divisions plus 53 en réserve dans une zone puissamment fortifiée avec des mitrailleuses sous abri et un excellent réseau souterrain communiquant avec la ligne de crête. Les Allemands avaient l'avantage aérien.
La météo est de la pluie quasiment continue rendant le terrain très boueux.
Les chars d'assaut sont engagés dans le secteur de Berry-au-Bac. Les trous d’obus retardent les engins, de plus les lourds Schneider se regroupent pour attaquer, offrant des cibles faciles à l’artillerie.
L'offensive qui n'obtient que des résultats marginaux (prise du plateau de Vauclair et du fort de Condé-sur-Aisne) est suspendue le 21 avril puis reprise.
Suite à cet échec, les généraux Mazel (5e armée) et Charles Mangin (6e armée) sont remplacés par Micheler et Maistre. Philippe Pétain prend la place de Nivelle à la tête du G.Q.G., avec pour tâche première d'endiger l'effondrement du moral et mettre fin aux mutineries.
C'est une défaite stratégique décisive des Français qui ne conquièrent que quelques postes d'observation et de belles caves.
150 000 hommes de chaque côté (dont 40 000 prisonniers allemands) parmi les plus aguerris.


