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Les bâtons du diable font partie de ce que l'on appelle les arts du cirque, et plus précisément du jonglage.
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Un ensemble de bâtons du diable est composé de trois parties. Le bâton principal mesure environ 70 centimètres et est moins large au centre qu'aux extrémités (3cm de diamètre aux extrémités contre 1,5 cm au centre environ).
Le but de la discipline est de maintenir ce bâton dans les airs à l'aide de deux baguettes entre lesquelles on fait rebondir le bâton principal. Afin de faciliter la tenue entre les différents éléments, les baguettes sont recouvertes d'une matière aggripante.
Il existe des bâtons du diable enflammés où les extrémités du bâton sont recouvertes d'un tissu que l'on imbibe d'essence. La partie centrale est alors constituée d'un matériau ininflammable, en général du métal.
Il s'agit du mouvement de base du bâton du diable. Le but est de faire passer le bâton d'une baguette à l'autre grâce à un mouvement des baguettes orienté vers le haut.
À partir du balancier, une forte impulsion permet de lancer le bâton vers le haut tout en tournoyant sur lui-même dans un plan vertical. Sa récupération peut se faire avec n'importe quelle baguette et peut s'enchaîner avec le balancier ou l'hélice verticale.
Le bâton principal est mis en rotation autour de l'une ou de deux des baguettes qui assurent à la fois le mouvement de rotation et le support. L'hélice peut être dans un plan vertical (la baguette de soutien est alors horizontale) ou dans un plan horizontal (la baguette de soutien fait alors un mouvement de haut en bas mais reste presque horizontale elle aussi). L'hélice horizontale est plus délicate à obtenir. Il est possible d'enchaîner des hélices verticales dans les deux sens, d'une baguette puis de l'autre.
Une figure simple qui consiste à rattraper le bâton à l'horizontale par son centre et à le maintenir dans cette position un certain temps en équilibre sur une seule baguette. Ce mouvement, réalisé un peu trop brutalement à la réception, peut être fatal si le bâton est trop fin en son milieu
C'est en partant d'un saut périlleux assez lent que l'on peut arriver à réaliser cette figure réservée aux meilleurs : le bâton doit retomber à la verticale avec un minimum de mouvement circulaire autour de son axe, et être récupéré en équilibre sur son extrémité sur l'un des baguettes. L'objectif est alors de le tenir en équilibre, debout sur la baguette. On peut repartir ensuite en relançant le bâton par une impulsion verticale pour initier un saut. Pour ceux qui maîtrisent encore mieux cette figure, on peut aussi lancer le baton, lui faire faire un demi tour et le rattraper.
À partir de ces figures de bases, plusieurs variantes sont possibles, telles la rotation du bâton autour d'un membre du jongleur, ou des variations dans le rythme et le mouvement de la rotation. Le jongleur a pour objectif d'alterner ces figures et d'innover dans leur enchaînement, de façon à suciter l'intérêt du spectateur.


