Belgicisme
Il s'agit de tournures propres au français de
Belgique. Même si le français parlé en Belgique est plus proche du français parlé en France que celui parlé au Québec, il existe un
grand nombre de belgicismes.
En effet la partie francophone belge subit les influences des autres langues nationales, le flamand et l'allemand et des langues étrangères des pays
voisins :
mais aussi des langues vernaculaires de l'aire romane francophone :
ou germanique :
Dans la taxonomie des belgicismes on peut citer :
- les belgicismes phonétiques qui ne diffèrent pas par l'orthographe
mais par la prononciation. Ainsi le son uise prononce oui dans de nombreux mots (une fouite dans un des houit
pouits). Si un Français signale cette différence ui/oui, un Belge ne perçoit pas (ou difficilement) la différence. Ces deux sons
sont trop proches pour les Belges pour qu'ils fassent la différence. Cela ressemble à la tendance en France à ne plus
différencier les sons un et in, ce qui les pousse à ne plus distinguer des mots comme brun et
brin. Autre particularité belge, la nette différence entre les sons finaux -ai et -ais, le premier se
prononçant é et le second è. Il en résulte pour avantage que le belge confond rarement le futur de l'indicatif et
le conditionnel en écrivant.
- les belgicismes archaïques,
hérités de l'histoire de ce royaume récemment émancipé (anciennes occupations néerlandaises, flamandes, anglaises, espagnoles,
autrichiennes, françaises, allemandes). Ainsi on remarque à la première écoute les mots « septante » et
« nonante » qui en français métropolitain signifient
respectivement « soixante-dix » et « quatre-vingt-dix ».
- les belgicismes administratifs qui sont les purs produits de l'administration royale. Ils rejoignent en cela le mécanisme
d'invention de termes par l'administration québécoise ou française. On peut ainsi citer toute la série de noms de métiers
féminisés en mars 1989 qui n'ont pas encore d'équivalents officiels en français
métropolitain. Les métiers spécifiques au royaume (échevin, bourgmestre, préfet d'athénée) ont pour certains une
origine archaïque.
Lien externe :
http://www.chez.com/belgicismes/ Dictionnaire des belgicismes.

