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|---|---|---|---|---|
| Longueur | 587 km | |||
| Altitude de la source | m | |||
| Débit moyen | m³/s | |||
| Surface du bassin | km² | |||
| Arrose | Biélorussie | |||
| Se jette dans | la Dniepr | |||
| Largeur à l'embouchure | ||||
| Cours d'eau - hydrologie | ||||
La Bérézina est une rivière de Biélorussie, affluent du Dniepr.
| Sommaire |
Après avoir fait une large boucle vers le nord, le cours de la Bérézina s'oriente vers le sud, puis vers le Sud-Sud-Est dans le dernier tiers de son parcours.
Cinq mois après le franchissement du Niémen (24 juin), la Grande Armée de Napoléon devait franchir un autre cours d'eau, dans l'autre sens, au cours d'un épisode qui transforma une retraite en déroute.
La retraite de la campagne de Russie se fait dans de mauvaises conditions : l'hiver est précoce et très rigoureux. La colonne française du centre, regroupant la plus grande partie de la Grande Armée, arrive sur la Bérézina à la fin novembre 1812. Les ponts sont coupés, et un redoux survenu depuis quelque jours a fait fondre la glace qui emprisonnait les eaux du fleuve. Trois armées russes poursuivent l'armée française.
L'armée napoléonienne, déjà épuisée par une longue retraite, doit d'abord combattre trois jours, du 21 au 24 novembre afin de parvenir au fleuve et de chasser les troupes russes qui gardaient le passage choisi par Éblé, au nord-ouest de Borissov.
Ce n'est que grâce au sacrifice des pontonniers du général Éblé, qui travaillent vingt-quatre heures d'affilée dans l'eau glacée, les 25 et 26 novembre afin d'établir deux ponts sur la rivière, qu'une partie de la Grande armée peut traverser. Il n'y eut que deux survivants parmi les pontonniers.
De très nombreux traînards ne traversèrent pas, épuisés et découragés par l'éprouvante retraite. En arrivant à la Bérézina, trouvant les caissons (chariots de transport de vivre de l'armée), ils s'arrêtèrent pour en profiter, renonçant à rejoindre l'autre rive. Les combats continuèrent jusqu'au 29 novembre : le maréchal Victor défendait les hauteurs de Studzianka, qui dominent le passage, contre les 20 000 Russes de Wittgenstein avec seulement 6000 hommes. Les 800 cavaliers de Fournier-Sarlovèze se distinguèrent également par leurs multiples charges contre la cavalerie et l'infanterie russe.
Un pont fut brûlé le 28 novembre. Le dernier pont fut incendié par Éblé le 29 à 8 h 30 du matin : les Russes, trouvant le passage libéré par le départ du maréchal Victor, arrivèrent à 9 h 30.
L'une des principales sources pour cette épisode des guerres de la Révolution et de l'Empire sont les souvenirs du général comte de Ségur, Histoire de Napoléon et de la Grande Armée pendant l'année 1812, parus en 1824.
Le désastre provoqué par ce passage a inspiré de nombreux artistes. On peut citer notamment :
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