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La betterave est une plante cultivée pour sa racine charnue utilisée comme légume dans l'alimentation humaine, comme plante fourragère et pour la production du sucre.
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Nom scientifique : Beta vulgaris L. Famille des Chénopodiacées, tribu des Cyclolobae.
Cette plante, dicotylédone, apétale, dériverait de la betterave maritime (actuellement classée comme Beta vulgaris L. subsp. maritima (L.) Arcang.) qui est spontanée sur les rivages maritimes en Europe. L'espèce Beta vulgaris L. inclut aussi la poirée ou bette, qui était auparavant considérée comme une espèce distincte (Beta cicla (L.) L.).
Il existe trois types de betteraves :
Il existe de nombreuses variétés, classées notamment selon leur teneur en sucre. Parmi les betteraves potagères, on peut citer la crapaudine, variété très ancienne, rustique et tardive, et la noire plate d'Égypte dont les racines ne sont presque pas enterrées
La betterave cultivée est une plante bisannuelle :
La culture ocupe environ 7 millions d'hectares dans le monde, surtout en Europe du Nord et au États-Unis ;
Production mondiale (FAO 2002) :
La France est le premier producteur mondial de sucre de betteraves. Cette culture est concentrée dans le nord du pays.
Dans l'Union européenne, la culture de la betterave sucrière est réglementée dans le cadre de la politique agricole commune (PAC). Chaque pays dispose d'un quota de production autorisé en dessous duquel le prix est garanti, à un niveau supérieur au cours mondial.
La betterave sucrière est la première culture industrielle en France.
La plante est produite par semis effectués après les gelées d'hiver ; elle a besoin de six mois chauds et ensoleillés pour achever la formation de la racine; elle aime les terres riches, profondes, bien fumées. Jusque dans les années 1970, après le semis, il était nécessaire de procéder au démarriage, c'est-à-dire à l'élimination des plants excédentaires. En effet les graines étaient regroupées par trois (dans des fruits appelés triakènes - c'était des semences multigermes) sauf si les semences ont été préparées. Depuis cette époque, grâce à la sélection génétique, les semences sont désormais monogermes (une seule graine par glomérule). Elle sont semée en place, graine par graine, grâce à des semoirs spécifiques.
La fertilisation azotée doit être sans excès sous peine de nuire au rendement en sucre. Les besoins en potasse sont élevés (environ 4 kg par tonne de racines).
Ses principaux ennemis sont les pucerons, la mouche de la betterave, les taupins et des maladies comme la rhizomanie, la cercosporiose, l'Oïdium, la Ramulariose et le pied noir. Le rendement moyen varie de 60 à 90 t/ha.
La récolte est mécanisée, à l'aide de machines combinées (arracheuse-effeuilleuse-décolleteuse).
Les principales races de betterave ont été décrites dès le Moyen Âge, notamment par Matthiole. L'origine de l'utilisation alimentaire des racines de betterave semble se situer dans la grande plaine qui s'étend de l'Allemagne à la Russie
Dès 1747, un Allemand, Andreas Sigismund Marggraf, avait réussi à extraire le sucre de la betterave, mais la première extraction industrielle de sucre fut l'œuvre d'un Français, Benjamin Delessert, en 1812 ; c'est Napoléon 1er qui avait encouragé les recherches en ce domaine, le blocus continental exercé contre l'Angleterre ayant coupé l'Europe des ressouces en sucre de canne des Antilles.


