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Règle des trois unités

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En France, le théâtre classique du XVIIe siècle était extrêmement codifié. La tragédie et la comédie devaient obéir à des règles précises, à savoir la règle des trois unités, censée capter l'attention du lecteur, respecter la bienséance (pour ne pas choquer le spectateur), ainsi qu'une certaine vraisemblance...

La règle des trois unités

Elle était composée de :

Boileau mit en vers cette contrainte théâtrale:

Qu'en un jour, qu'en un lieu, un seul acte accompli
Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli.

Cette règle avait pour but de ne pas fatiguer le spectateur avec des détails comme le lieu ou la date, afin de lui permettre de se concentrer sur l'intrigue, pour mieux toucher et édifier.

La règle de la bienséance

Cette règle avait pour but de ne pas choquer le spectateur, souvent des hommes et des femmes de la cour du roi. De plus, a cette époque, le Roi assistait a la représentation sur scène, il était interdit d'avoir par exemple des épées hors de leurs foureaux pour ne pas courir le risque de blesser la personne du Roi, voire de commettre un attentat. Ainsi, les meurtres, les suicides des personnages devait se passer en dehors de la scène, un personnage raconte alors l'événement. Toutefois, cette règle put nuire à la portée de la pièce sur le spectateur. Exceptions notables : La mort de Phèdre, dans la pièce homonyme de Racine, et la folie du personnage d'Andromaque (de Racine aussi) sont jouées sur scène.

La règle de la vraisemblance

Elle visait avant tout à toucher le spectateur en lui proposant des histoires crédibles. Mais c'est avec la règle des trois unités que le dramaturge devait établir cette vraisemblance. Ce qui conduira Corneille à introduire, dans L'illusion Comique, un personnage de magicien pour pouvoir changer plusieurs fois de décors et d'époque sans réellement changer d'endroit. Ainsi les unités de lieu et de temps étaient apparemment respectées : le spectateur pouvait croire aux métamorphoses spaciales et temporelles puisque sur scène elles-mêmes n'étaient qu'illusions.

Il ne faut pas confondre le théâtre classique et d'autres théâtres. Ces règles ne s'appliquent qu'au premier (Jean Racine, Pierre Corneille, Molière le plus souvent). Des auteurs baroques, comme Shakespeare, pourtant plus ancien (XVIe siècle) font jouer des duels, des meurtres, des suicides. On y voit intervenir des farfadets, des fées.



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