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Bonsaï


Serissa

Le bonsaï (盆栽, parfois orthographié, à tort, bonzaï), n'est pas un arbre dans un pot, c'est l'art de miniaturiser des arbres ou des plantes en taillant et ligaturant leurs branches et leurs feuilles et en travaillant sur la position des racines à l'intérieur et à la surface du pot (le NEBARI), afin d'en faire une œuvre d'art ressemblant à un arbre dans la nature mais miniaturisé.

Le mot bonsaï est prononcé ainsi en japonais : « bon » est prononcé avec les lèvres presque closes et un petit fredonnement à la fin. La seconde syllabe est prononcée rapidement. Une mise au point est souvent nécessaire : ne pas dire des bonzaï, ni des banzaï, ni des bonsaïs, mais des bonsaï. On peut retranscrire la prononciation par bonnesaille.

Ce mot signifie littéralement une plante (généralement un arbre ou un arbuste) cultivé sur un plateau ou dans un pot (« bon » signifiant coupe ou plateau et « saï », arbre).

Ils peuvent atteindre un âge très vénérable, soit 300 ans. Le plus vieux bonsaï connu, a 378 ans et mesure environ 50 cm de hauteur.

Au fil des années, les techniques ont évolué ce qui permet à l'amateur de changer la hauteur et la direction de la croissance de l'arbre, et dans certains cas de nanifier le feuillage de la même façon que l'arbre. Aujourd'hui, la culture des bonsaï est un art : de la sculpture vivante. Il y a certaines formes classiques et traditionnelles que l'on peut trouver et suivre, mais la règle de base pour les bonsaï personnels est « si tu aimes ce à quoi il ressemble, c'est un beau bonsaï ».


Bougainvillée
Sommaire

Historique

La culture des arbres en pots commence en Égypte il y a environ 4000 ans, essentiellement pour des raisons pratiques, d'utilité et de mobilité. Les grecs, babyloniens, perses et hindous copièrent la technique. Les chinois furent les premiers à cultiver des arbres en pot dans un but esthétique, à l'ère de la dynastie des Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.). À cette époque on ne parlait pas encore de bonsaï mais de pun-ching (représentation d'un paysage dans une coupe). Peu après, sous la dynastie des Tsin (220 - 581) apparaissent les pun-saÏ (arbre unique dans une coupe).

Pour preuve de l'existence de cet art à cet époque, des archéologues ont découvert, en 1971, dans la tombe du Prince Zhang Huai décédé en 705 après J.-C., sous la dynastie des Tang (618 - 907 après J.C.), une fresque peinte sur les parois de sa tombe. Celle-ci représente deux valets portant, l'un un paysage en miniature et l'autre un vase en forme de lotus contenant un arbre avec des feuilles vertes et des fruits rouges.

Les bonsaï tels que nous les connaissons aujourd'hui ont été codifiés au Japon.

L'art du bonsaï gagna le Japon aux environs des VIe et VIIe siècles avec les moines, qui amenèrent aussi le bouddhisme. Cet événement est confirmé par le célèbre rouleau du moine bouddhiste Honen de l'époque Kamakura (1192 - 1333 après J.-C.), la représentation de petits arbres alignés dans des coupes. Or il faut savoir que les œuvres de ce moine retracent surtout la vie à la période Heian (794 - 1191 après J.-C.). On peut donc raisonnablement en conclure que cet art apparut au Japon au plus tard en l'an 800.

Sous la dynastie des Yuan (1279 - 1368 après J.-C.), des ministres et des marchands japonais vont ramener des arbres dans leur pays. Cependant cet art ne sera réellement intégré au Japon que lorsqu'un fonctionnaire Chinois Chu Shun-Sui, fuyant la domination mandchoue en 1644, emportera sa collection avec lui. Il initiera ainsi quelques Japonais à la culture des futurs arbres en pot appelés bonsaï.

Pendant longtemps les bonsaï furent réservés aux classes dominantes, féodales et religieuses, appréciant surtout les bonsaï colorés. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas et bon nombre de Japonais s'adonnent à la culture du bonsaï, renouant ainsi avec les traditions ancestrales. La première exposition nationale de bonsaï à Tokyo date de 1914. La culture du bonsaï n'a été reconnue comme art au Japon qu'en 1934. Depuis lors une exposition annuelle se déroule au Musée d'Art de la capitale.

En Europe, le bonsaï a été introduit pour la première fois, lors de la troisième exposition universelle de Paris, en 1878, puis dans une exposition privée en 1909 à Londres. Bien que cette forme de culture d'arbre en pot existait déjà au Moyen Âge dans nos régions (cf.les orangeraies), on n'avait encore jamais tenté de recréer la nature à si petite échelle.

Aux États-Unis, lors de et après la Seconde Guerre mondiale, des bonsaï sont importés massivement du Japon. Il faudra attendre les années 1960 pour voir le bonsaï faire une apparition timide en France, où il connaîtra un engouement marqué, au milieu des années 1980. Le public français semble moins au fait de ce qu'est un bonsaï que ses voisins néerlandais ou anglais, et en France, à l'heure actuelle, 90 % des bonsaï d'intérieur achetés sont voués à une mort rapide.

Espèces utilisées

Une erreur récurrente est que les bonsaï sont obtenus à partir d'arbres spécifiques à cet art. Il est vrai que certains arbres sont plus couramment utilisés que d'autres, mais un bonsaï peut être créé à partir de n'importe quelle essence d'arbre ou de buisson. Les essences les plus classiques sont les pins noirs japonais (Pinus thumbergii), les pins à cinq aiguilles (Pinus pentaphilla ou Pinus parviflora au Japon), les genévriers (Juniperus chinensis, var. Sargentii), les ormes de Chine et les érables japonais.

En général, on utilise des variétés à petites feuilles, fleurs et fruits.

Espèces rustiques


Pin

Espèces méditerranéennes

Espèces tropicales


La culture

Le bonsaï peut engendrer des passions, mais c'est comme un animal domestique, il a besoin de beaucoup de soins, une absence peut lui être fatale, et lorsqu'on part plus de trois jours, il vaut mieux l'emporter ou le confier à un spécialiste.

Les ficus, portulacaria et crassula sont parmi les espèces les plus faciles à entretenir pour un bonsaï d'intérieur.

Pour l'extérieur, les plus résistants sont les pins, les conifères et les genevriers, les érables sont les plus délicats. Comme toutes les plantes en pot les bonsaï craignent le chaleur et l'ensoleillement direct, et supportent mal les grands froids en dessous de -5°C.

Photographies

Bonsaï
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Bonsaï
Bonsaï
Bonsaï
Bonsaï


Olivier
Acer
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Références

Liens externes




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