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La Boulè (en grec Βουλή) est une assemblée.
Dans les textes homériques, la Boulè est l'assemblée des chefs grecs qui débattent, à l'appel d'Agamemnon sur des questions de stratégie et de gouvernement.
C'était, dans les cités grecques, une assemblée restreinte (par opposition à l'ekklésia, assemblée de l'ensemble des citoyens). Le mot grec est l'équivalent de « Conseil » ou de « Sénat ». Les pouvoirs détenus par la Boulè varient selon les époques et le régime politique des cités.
Créée par Clisthène, la Boulè constituait une assemblée représentant les dix tribus d'Athènes, chacune y envoyant cinquante bouleutes tirés au sort sur les listes dressées par dèmes. Cette archè étant rétribuée et libre de condition de cens, tout athénien pouvait y être candidat jusqu'à deux fois.
Une présidence tournante de la Boulè était assurée par les prytanes.
Ces institutions qui constituent la démocratie athénienne nous sont connues essentiellement grâce à la découverte inopinée, à la fin du XIXe siècle d'une Constitution d'Athènes attribuée à Aristote et dont la rédaction daterait environ de 330 avant notre ère.
À compléter
Les cités ont perdu leur indépendance, mais elles gardent leur autonomie. La Boulè joue alors le rôle d'un conseil municipal. Les bouleutes ne sont plus tirés au sort ni élus, mais ils sont choisis parmi les citoyens les plus riches. Ils sont responsables des finances de la cité et des impôts qu'il faut verser au roi ou à l'empereur. Ils doivent de plus assumer des liturgies pour assurer le confort et le divertissement de leurs concitoyens. En échange, ils sont honorés d'inscriptions ou de statues. À la fin de l'Antiquité, les lourdes tâches et les importantes dépenses dues par les bouleutes font que beaucoup fuient cette fonction, jadis honorifique.


