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Géographie > Pays > France > Régions > Bretagne
La Bretagne est à la fois une région de l'ouest de la France (Bretagne Administrative) et une nation, formant une vaste avancée maritime entre la Manche et l'océan Atlantique. Ses habitants sont les Bretons. Son nom breton, Breizh (sans article), est orthographié « ZH » pour synthétiser l'écriture du nord et de l'ouest du pays (Breiz) avec celle du sud (Breih). « Breizh » est couramment abrégé en BZH.
| Région Bretagne | |
|---|---|
![]() Détails |
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| Informations | |
| Chef-lieu: | Rennes |
| Population
|
|
| Superficie | 27 208 km² |
| Arrondissements | 15 |
| Cantons | 201 |
| Communes | 1 268 |
| Président du conseil régional |
Jean-Yves Le Drian |
| Départements | |
| Localisation | |
| Sommaire |
Article détaillé : Histoire de la Bretagne
Cette région, partie de l'Armorique (aremoricae, qui fait face à la mer), a été conquise par les Romains. Aux environs de 500 après J.-C., les Bretons de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle), chassés par les Anglo-Saxons, y émigrent avec leurs coutumes et leur langue. Ils ont donné son nom à cette région, qui s'est longtemps appelée Petite Bretagne, par opposition avec leur île d'origine. Au début du Moyen Âge, la Bretagne était divisée en trois royaumes - la Domnonée, la Cornouaille, et le Bro Waroch - qui furent incorporées au duché de Bretagne.
Le duché de Bretagne fut indépendant du royaume de France jusqu'à la fin du XVe siècle. Il fut indépendant formellement jusqu'en 1532 et garda un certain nombre de privilèges (législation et impôts spécifiques) jusqu'à la Révolution française.
La Bretagne d'Ancien Régime, qui eut pour capitale Nantes, fut divisée en 1790 en cinq départements :
Antérieurement, on divisait la Bretagne en neuf évêchés.
Article détaillé : Conseil régional de Bretagne
Article de fond : Politique de la Bretagne
Durant la seconde guerre mondiale, le Maréchal Pétain signe un Traité de Vichy en 1941, dans lequel il réorganise les provinces de France. Il sépare la Loire-Inférieure de la Bretagne pour l'inclure dans une région d'Angers. Cette décision, toujours contestée, a été ratifiée par les différents gouvernements français, car, lors de la création des régions administratives françaises, en 1956, puis en 1972, seuls quatre départements ont constitué la Bretagne administrative, tandis que la Loire-Atlantique était incluse dans les Pays de la Loire. Ce découpage fut contesté, et l'est encore, par une partie des Bretons.
Article de fond: Géographie de la Bretagne
La Bretagne est la région française qui bénéficie de la plus grande longueur de côtes. On distingue traditionnellement les régions côtières (l'Arvor, le littoral) des régions centrales (l'Argoat, le bocage).
Bien que peu élevé, le relief est partout très marqué dans les zones rocheuses, plus doux dans les zones limoneuses de l'est et du sud.
Le climat est extrêmement tempéré, surtout le long des côtes, avec de faibles différences de températures entre l'été et l'hiver. Le vent de nord-ouest (noroît en français, gwalarn en breton) domine au nord. Les pluies sont fréquentes, mais fines. Dans une même journée, il est courant qu'alternent éclaircies et ciel couvert. La végétation est abondante. Autrefois la Bretagne était un pays de bocage ; la réorganisation des parcelles dans les années 60 (le remembrement) a éliminé la quasi-totalité des haies bordant les champs, permettant de moderniser l'agriculture mais entraînant un lessivage de la couche superficielle des champs.
Article de fond : Économie de la Bretagne
L'économie de la Bretagne est tournée vers l'agriculture et les industries agroalimentaires, le tourisme estival sur la bordure côtière, et quelques pôles technologiques avancés (Rennes, Lannion).
Article de fond : Démographie de la Bretagne
Bien avant les Celtes, des peuples ont érigé les menhirs, les dolmens et les allées couvertes. Leur utilisation religieuse n'est pas attestée, mais elle est probable. La religion druidique s'est répandue avec l'arrivée des Celtes, notamment en Gaule et dans les îles Britanniques. La domination de la péninsule par les Romains n'a pas laissé de traces religieuses notables. À la fin de l'époque gallo-romaine, les tribus bretonnes, venues de l'île de Bretagne (actuelle Grande-Bretagne) s'implanter en Armorique ont apporté avec elles une nouvelle religion : le christianisme, qui a supplanté progressivement les anciennes croyances. Cependant, le paganisme druidique a côtoyé pendant des siècles la religion dominante, plus ou moins paisiblement. Aujourd'hui encore, nombre de légendes et de traditions locales évoquent des pratiques druidiques.
Les chrétiens de Bretagne sont majoritairement catholiques. La sainte patronne de la Bretagne est sainte Anne, que la tradition présente comme la mère de la Vierge Marie, mère de Jésus. Le saint le plus connu est saint Yves (1253-1303), prêtre et juriste qui consacra sa vie à défendre et soigner les pauvres. (Voir Saints bretons).
Dans la plupart des paroisses, une fois par an les croyants se rendent au « pardon », la fête du saint de la paroisse. Le pardon commence souvent par une procession, suivie ou précédée d'une messe. Cette fête a toujours un côté païen, avec des échoppes proposant nourriture ou souvenirs. Le plus célèbre pardon est celui dédié à saint Ronan, à Locronan, avec sa procession de 12 km, la « troménie » (du br. tro menez, le tour de la colline), avec de nombreuses personnes en costume traditionnel. Le plus grand est celui dédié à sainte Anne, à Ste-Anne-d'Auray en Morbihan.
Il faut citer un pèlerinage attesté depuis le Moyen Âge, le tro Breizh (le tour de Bretagne), où les pélerins se rendent successivement sur la tombe de chacun des sept saints fondateurs de la Bretagne :
Historiquement, le tro Breizh se faisait en une fois (env. 600 km !). Aujourd'hui il se fait en plusieurs années. En 2002, le Tro-Breizh s'est déroulé au Pays de Galles, faisant symboliquement à l'envers le voyage des Gallois saint Paol, saint Brieuc et saint Samson.
Article de fond : Culture de la Bretagne
La Bretagne est composée historiquement de deux aires linguistiques : la Basse-Bretagne ou Breizh Izel à l'ouest (Finistère, ouest du Morbihan et des Côtes-d'Armor, et l'enclave du Bourg-de-Batz en Loire-Atlantique) où l'on parlait une langue d'origine brittonique (apparentée au gallois et au cornique) connue sous le terme de breton ou brezhoneg, et la Haute-Bretagne ou Breizh Uhel à l'est (Ille-et-Vilaine, Côtes-d'Armor est, Loire-Atlantique) où l'on parlait des dialectes romans (langues d'oïl) connus sous le nom de gallo.
Comme beaucoup de langues régionales, elles ont presque disparu au profit du français, surtout à partir de la fin du XIXe siècle. Mais le breton s'est réveillé après la Seconde Guerre mondiale avec un souffle important dans les années 1970, et les défenseurs du gallo commencent à se faire entendre dans les années 1990.
Bien que le nombre de locuteurs de langue maternelle tende à baisser, le breton reste la première langue celtique parlée au
monde. Les effectifs pondérés que fournit l'enquête Étude de l'histoire familiale menée par l'INSEE en 1999 sont de plus
de 260 000 brittophones (ou « bretonnants ») de plus de 18 ans sur les 5 départements bretons (et 295 000 sur
l'ensemble de l'hexagone). S'y ajoutent notamment les effectifs des écoles bilingues qui se montent à 8 874 élèves à la rentrée
2003, ou encore les élèves suivant des cours de breton dans les établissements publics du primaire (plus de 7 600 en 2002/2003)
ou du secondaire (plus de 8 000 en 2002/2003).
Récemment, le breton apparaît même dans la vie publique sous les traits des panneaux de signalisation bilingues qui parsèment les routes de la région. Grâce au travail de l'Office de la langue bretonne (Ofis ar Brezhoneg) une carte routière de la Bretagne a été éditée en 2003, avec les noms de lieux en breton.
Voir le lien externe: http://www.ofis-bzh.org
Voir le lien externe: http://www.bzh.com/keltia/galleg/langage/breton/litt-bzh.htm
Voir aussi :
De son passé celtique, la Bretagne a gardé une forte tradition de transmission orale. C'est ainsi que de nombreux contes et légendes ont traversé les siècles. Les collecteurs divers ont légué une somme de chants, de gwerzioù, de légendes originales. La mort est souvent présente, avec un personnage propre à l'imaginaire breton, l'Ankou, dont le rôle est d'emporter dans sa charrette grinçante l'âme des personnes récemment décédées. Les contes sont également peuplés de petits être malicieux, parfois malfaisants, toujours doués de pouvoirs magiques, que l'on nomme korriganed (korrigans) ou poulpiquets. Le plus célèbre des collecteurs est Théodore Hersart de la Villemarqué qui a produit au XIXe s. un livre, le Barzaz Breiz (livre des bardes de Bretagne). L'authenticité de ce collectage est parfois remise en cause. Il semble qu'une partie de la matière ait été inventée ou du moins arrangée. Elle est en tout cas une source d'inspiration fréquente des artistes bretons actuels, avec la popularité de chants comme An Alac'h (le cygne), Silvestig, Maro Pontkalleg (la mort de Pontcallec), etc. Parmi les collecteurs, il faut aussi citer l'écrivain et professeur de lettres Anatole Le Braz, notamment avec son livre « La légende de la Mort ».
Article de fond : Musique bretonne
Au niveau musical, la tradition de musique à danser chantée (kan ha diskan, chant-contrechant) ou jouée en couple (duo biniou (cornemuse bretonne) / bombarde) est encore très présente en Haute et Basse Bretagne ; les danseurs se retrouvent au cours d'un fest-noz (fête de nuit) ou d'un fest-deiz (fête de jour).
La musique bretonne s'est considérablement diversifiée et enrichie au cours de la seconde moitié du XXe siècle, en actualisant des thèmes traditionnels avec des sonorités d'aujourd'hui.
Costumes traditionnels en |
La Bretagne a conservé la mémoire d'une grande variété de costumes traditionnels, signes d'identification à des « pays » ou terroirs. « Kant bro, kant giz », Cent pays, cent façons d'être, dit un proverbe célèbre. Ces costumes ne sont plus portés qu'à l'occasion des fêtes publiques (pardons, concours de danses et de chants, représentations). Une des caractéristiques les plus remarquables est la variété et la majesté des coiffes féminines, sortes de bonnets gracieux en dentelle destinés à retenir et à cacher les cheveux.
Parmi les spécialités régionales on peut citer le kouign amann (gâteau au beurre), les crêpes, les galettes, le far breton (gâteau) et le kig ha farz (litt. « viande et farce »). La proximité des côtes et la douceur du climat fait de la Bretagne une région riche en fruits de mer (crabes, crustacés, coquillages) et en poissons.
La Bretagne est une région cidricole. Les Bretons affectionnent une sorte de kir appelé simplement kir breton, mélange de crème de cassis et de cidre. Elle produit un hydromel appelé chouchen (prononcer « chouchène »). Enfin, depuis quelques années, la production de bière locale est en plein essor, avec une vingtaine de producteurs qui proposent des bières classiques ou originales : cervoises, bières au sarrasin, au malt de whisky, à l'eau de mer (au goût imperceptible !), etc.
Le drapeau breton est appelé Gwenn ha Du (Blanc et Noir). Les bandes blanches et noires représentent les 9 évêchés de Bretagne : 4 pour les évêchés bretonnants et 5 pour les évêchés de langue romane. Le quart supérieur gauche représente un champ plain semé d'hermines « innombrables » (sans nombre précis) qui rappelle les armoiries des ducs de Bretagne. Ce drapeau a été créé en 1925 par Morvan Marchal, l'un des fondateurs de Breiz Atao, mouvement nationaliste breton. Considéré comme séditieux jusqu'au début des années 70, ce drapeau flotte désormais au fronton des mairies de Bretagne, à côté du drapeau français et du drapeau européen.
La chanson patriotique bretonne la plus populaire est le Bro gozh ma zadoù (Vieux pays de mes pères). Il s'agit d'un hymne à la Bretagne avec des paroles en breton composées par Taldir Jaffrenou au XIXe siècle ; il est chanté sur la musique de l'hymne national gallois. La même musique est utilisée pour l'hymne de Cornouailles anglaise. Cette réutilisation de la musique dans les hymnes nationaux symbolise la proximité de coeur entre les trois régions celtiques.
Histoire du « Bro gozh » : http://perso.wanadoo.fr/kendalch/musiques/brogoz.htm
La Bretagne a pour devise : Kentoc'h mervel eget bezañ saotred ce qui peut se traduire en français par Plutôt la mort que la souillure et viendrait d'une hermine poursuivie par des chasseurs qui préféra se laisser prendre plutôt que de se salir en traversant une rivière boueuse.
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Voir aussi : Géographie - Pays du monde - Europe - Départements - DOM-TOM |
Bretagne est aussi le nom de plusieurs localités :
À noter, de nombreux lieux-dits hors de la Bretagne portent la trace d'implantations bretonnes : Bretonnière, Bretonneux, La Bretonnerie, etc.


