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Une brûlure est un traumatisme affectant la peau ou les muqueuses (yeux, nez, bouche...) sans qu'il y ait de déchirure ou de perforation ; elle se caractérise par une inflammation (rougeur, douleur), parfois par la présences de cloques ou phlyctènes, voire une destruction locale de la peau. Elle peut être causée par
Les brûlures thermiques sont un accident domestique fréquent : on estime en France que l'on a 400 000 cas de brûlure annuels, dont 10 000 sont traités à l'hôpital (3 500 dans un centre pour grands brûlés), et qu'elles causent 1 000 décès (700 sur place, 300 à l'hôpital). Les zones les plus touchées sont le visage et les mains.
| Sommaire |
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| Premiers secours |
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Avertissement :
rien ne saura remplacer une formation par un organisme agréé. Les premiers secours sont avant tout une démarche et un état d'esprit plus qu'un ensemble de techniques. |
| Avant l'accident |
| Prévention |
| Se former |
| Trousse de secours |
| Éléments de droit |
| En cas d'accident, de malaise |
| Analyser le danger et le supprimer |
| Examen de la victime |
| Gestes de première urgence |
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| Voir aussi |
| Sapeur-pompier |
| Aide médicale urgente |
| Méta |
| Projet premiers secours |
Le traitement typique des brûlures consiste à arroser avec de l'eau, en empêchant toute autre action : les idées reçues sont
nombreuses dans la population (« remèdes de grand-mère »), et peuvent entraîner des gestes nocifs. Bien entendu, le
maintien des fonctions vitales prime devant le traitement de la
brûlure.
Il faut tout d'abord protéger : supprimer la source de chaleur (débrancher le fer à repasser, couper le gaz...), et éloigner la personne de cette source de chaleur. Ensuite, si la brûlure est extérieure, il faut faire ruisseler de l'eau sur l'endroit brûlé le plus vite possible : en effet, l'eau est un très bon conducteur thermique (il est pour cela utilisé dans les systèmes de chauffage central et les centrales nucléaires), il va donc évacuer la chaleur résiduelle, qui sinon continuerait à aggraver la brûlure. L'eau doit couler :
Si des vêtements cachent la brûlure, on arrose les vêtements, et on les retire durant l'arrosage sauf s'ils collent à la peau.
Il faut ensuite distinguer les brûlures simples des graves.
Une brûlure simple est une rougeur située loin des orifices naturels et des articulations ; elle peut être accompagnée d'une ou plusieurs cloques dont la surface représente moins de la moitié de la paume de la victime.
Sur une brûlure simple, on arrête le ruissellement d'eau dès que la douleur disparaît ; on peut le reprendre si la douleur revient.
On questionne la personne pour savoir si elle est vaccinée contre le tétanos ; si le dernier rappel date de plus de dix ans, ou en cas de doute, on amène la personne chez un médecin pour procéder à la vaccination. On donne à la personne le conseil suivant : « si la brûlure continue à faire mal et gonfle dans les 24 h, c'est qu'une infection se développe, il faut alors aller voir un médecin ».
Si la personne présente une ou des cloques, on les protège aves un pansement (la peau protège de l'infection, il faut éviter qu'elles ne percent).
Voir aussi l'article Bobologie.
Une brûlure est grave si l'on est dans une des conditions suivantes :
Dans ce cas-là, il faut, une fois l'arrosage débuté, prévenir la régulation médicale (le « 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France). L'arrosage ne devra pas excéder cinq minutes, en raison du risque d'hypothermie. Il faudra ensuite surveiller la victime en attendant les secours (la protéger des intempéries, la couvrir s'il fait froid, lui parler...).
Si la régulation médicale conseille d'amener la personne voir un médecin généraliste, une fois la brûlure refroidie, elle doit être séchée et emballée dans un linge propre en attente du traitement médical.
Les consignes sur la conduite à tenir sont écrites sur toutes les bouteilles de produits chimiques, que ce soit professionnels ou ménagers. De manière générale, la conduite à tenir est la suivante :
Une brûlure chimique est toujours grave.
Une brûlure interne est une brûlure qui concerne les voies respiratoires ou digestives. Elle résulte de l'absorption ou l'inhalation d'un produit chaud (aliment, gaz de combustion) ou d'un produit chimique.
Une fois la protection assurée (s'il s'agit d'un gaz, il faudra probablement éloigner la personne par un dégagement d'urgence en apnée), il faut faire le bilan de la personne, prévenir les secours, et la surveiller en attendant les secours (la protéger des intempéries, la couvrir s'il fait froid, lui parler...). Si elle est consciente, on lui proposera la position semi-assise. Sinon, on ne s'occupe que des fonctions vitales, et on empêche toute tentative de faire boire ou de faire vomir.
Une brûlure interne est toujours grave.
Le passage du courant électrique dans le corps ou sur la peau peut provoquer des brûlures ; on voit fréquemment deux brûlures, une au point d'entrée du courant, l'autre au point de sortie. Dans ce cas-là, le plus inquiétant n'est pas la brûlure en elle-même, mais les risques de l'électrisation : le passage du courant a pu perturber le fonctionnement du système nerveux, du cœur (fibrillation), et a pu détruire des cellules à l'intérieur du corps (rhabdomyolyse). On peut donc avoir une rapide dégradation de l'état de la victime pouvant aller jusqu'au décès, alors même qu'extérieurement elle semble peu touchée.
Devant une brûlure électrique, il faut donc :
Une brûlure électrique est toujours grave.
Lorsqu'une équipe de secouristes intervient sur une brûlure, la conduite de base est la même que ci-dessus ; si la brûlure est sur le haut du corps, on protège le bas contre le ruissellement, par exemple avec des sacs plastiques. On peut poursuivre le refroidissement avec une compresse de gel d'eau. Toutefois, dans le cas d'une brûlure thermique, si la brûlure date de plus d'un quart d'heure, il est inutile d'arroser : en effet, la chaleur s'est déjà dissipée, et le risque est alors de provoquer une hypothermie. Par contre, dans le cas d'une brûlure chimique, il faudra laver dans tous les cas, pendant une durée fixée par la régulation médicale ou le médecin sur place.
Une brûlure grave va fréquemment provoquer un collapsus cardiovasculaire, ce qui se verra par une pâleur intense de la peau (notamment au niveau des lèvres et des paupières pour les personnes ayant une peau sombre), un pouls rapide et filant, et une sensation de soif. Dans ce cas, et systématiquement en cas de brûlure interne ou électrique, il faut mettre la personne sous inhalation de dioxygène (débit de 15 L/min sur un adulte, 3 L/min sur un nourisson).
Le bilan transmis à la régulation médicale devra décrire la brûlure de la manière la plus précise possible (aspect, étendue).
Si la brûlure est étendue, le transport se fera en mettant la victime dans un drap stérile et en l'immobilisant dans un matelas immobilisateur à dépression, afin de réduire la douleur. En cas de brûlure au dos, on transportera la personne à plat-ventre.
Les médecins évaluent la gravité d'une brûlure en fonction de son degré, de son étendue (pourcentage de la surface corporelle touchée) et de sa localisaiton.
1er, 2e et 3e degré, règle des 9%, sédation, hydratation par perfusion, lutte contre l'infection, oxygénothérapie hyperbare, greffe de peau...
L'infection représente 70 % des causes de décès des grands brûlés, et aggrave les cicatrices


