Bruno Gollnisch
Bruno Gollnisch, né le 28 janvier 1950 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un universitaire et homme politique français.
Issu d'une famille de l'Est de la France, son trisaïeul Edmond Gollnisch fut maire de Sedan au moment de la
guerre de 70. Un de ses arrière-grands-pères,
Émile Flourens, fut
ministre des Affaires étrangères. Un de ses oncles, Paul Viard, fut doyen de la faculté de droit et député d'Alger.
Bruno Gollnisch est marié à une Japonaise et père de trois enfants.
Il est actuellement vice-président (8 au total) et délégué général du Front national, parti
politique français, et exerce les mandats de conseiller régional de Rhône-Alpes
et député européen.
Diplômes
- [date non connue] : Diplômé d'études supérieures de défense
- 1971 : diplômé de japonais (Institut des langues orientales)
- 1973 : diplômé de malais (Institut des langues orientales)
- 1973 : diplômé en sciences politiques (IEP, Paris)
- 1973 : DEA de droit public
- 1978 : docteur en droit (Faculté de droit, Paris)
- 1980 : avocat au Barreau de Paris.
Parcours professionnel
- [date non connue] : premier professeur de droit des pays d'Extrême-Orient à la faculté de
droit de Paris
- [date non connue] : premier professeur de droit du Japon à l'Institut des Langues Orientales
- [date non connue] : maître de conférences de droit public à l'Université de Metz
- depuis 1981 : professeur de langue et civilisation japonaise à l'Université Jean Moulin - Lyon 3
- 1982 : plus jeune doyen de France, dans la même université
Mandats électifs
- 1996 : élu conseiller municipal de Lyon
(année à vérifier)
- 2001 : réélu conseiller municipal de Lyon -
Mandat interrompu (à une date indéterminée) pour se conformer à la loi limitant le cumul des mandats.
- juin 2004 : candidat aux élections
européennes (au titre de la circonscription pluri-régionale xxx)
Front national
- Printemps 1984 : secrétaire départemental du Rhône
- Organisateur des campagnes pour les élections européennes (1984), cantonales (1985), législatives (1986)
- 1986 : élu au Comité central lors du congrès de Lyon (constamment réélu depuis),
puis coopté au Bureau politique (et constamment maintenu).
- 1994 : nommé vice-président du Front national (titre toujours porté)
- octobre 1996 : nommé secrétaire
général du Front national (en remplacement de Carl Lang qui a souhaité quitter ses fonctions pour se consacrer à la région Nord)
- 22 novembre 1999 : nommé
délégué général du Front national (à la suite de la tentative de putsch des amis de Bruno Mégret) - Permute ses fonctions de secrétaire général avec Carl Lang qui avait repris au pied levé la
délégation générale en décembre 1998.
Conseil régional Rhône-Alpes
Troisième mandature, 1998-2004
- Membre de la Commission Enseignement supérieur et recherche
Parlement européen
Quatrième législature, 1994-1999
- Membre du Groupe des non inscrits
- Membre de la Commission des budgets
- Membre suppléant de la Commission des libertés publiques et des affaires intérieures
- Membre de la Commission du règlement, de la vérification des pouvoirs et des immunités
- Membre de la Délégation pour les relations avec les pays de l'Asie du Sud et l'Association pour la Coopération régionale de
l'Asie du Sud (SAARC)
Cinquième législature, 1999-2004
- Membre du Groupe des non-inscrits
- Membre de le Commission de la politique régionale, des transports et du tourisme
- Membre suppléant de la Commission des affaires constitutionnelles
- Membre de la Délégation pour les relations avec le Japon
Divers
- Bruno Gollnisch a servi dans la Marine Nationale et est aujourd'hui Capitaine de Frégate de réserve.
Polémique d'octobre 2004
Le 11 octobre 2004, Bruno Gollnisch organisait une conférence de presse concernant, selon les termes de son site Web,
« la police de la pensée et l'université de Lyon ». Il y commentait abondamment le rapport sur « le racisme et le
négationnisme à l'université Lyon-III », remis le 6 octobre à François Fillon, ministre de l'Éducation nationale, par
l'historien Henry Rousso, président de la commission qui en était chargée.
Lors de cette intervention, le délégué général du Front national est brièvement revenu sur la question de la Shoah en déclarant :
- « Il n'y a plus un historien sérieux qui adhère intégralement aux conclusions du procès de Nuremberg. [...] Je ne remets pas en cause l'existence
des camps de concentration mais, sur le nombre de
morts, les historiens pourraient en discuter [...]. Quant à l'existence des chambres à gaz, il appartient aux historiens de se déterminer. »
Ces propos ayant entraîné diverses réactions négatives, dont celle du ministère français de l'Éducation nationale, les jugeant
« scandaleux » et affirmant étudier « les suites à y donner », tandis que d'autres, dans la presse, y
voyaient des propos « négationnistes », Bruno Gollnisch a
estimé nécessaire d'intervenir le lendemain sur l'antenne de LCI,
déclarant notamment :
- « J'ai dit que je n'étais pas compétent sur le sujet. (...) Je ne juge pas de ces questions-là, je ne suis pas
spécialiste. (...) Je pense que le débat devrait être libre entre historiens puisque les historiens ne sont pas d'accord ».
Il a ensuite revendiqué « la liberté de l'appréciation de l'Histoire » qui « n'a rien à voir avec
l'antisémitisme ».
Liens externes
- Site officiel de Bruno Gollnisch
, où l'on trouvera notamment une biographie rédigée, mais
aussi les discours et interventions faits au Parlement européen durant la législature 1999-2004.

