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Pendant la Belle Époque, on assiste à la création de cafés-concerts qui permettent d'abolir, pour un temps, les barrières sociales. Les prix étant bas, on y rencontre des riches comme des ouvriers.
Les cafés-concerts les plus renommés en France étaient « Le Chat Noir » et « Les Folies-Bergères ». Ces cafés faisaient restaurant, café-concert, théâtre, etc. « Le Chat Noir » était l'un des premiers cabarets artistiques. Il fut crée en 1881 à Montmartre (quartier de Paris à l'époque très populaire dans les milieux artistiques, intellectuels, et touristiques). Ce café eut un grand succès et fut fréquenté par des personnalités de l'époque (Alphonse Allais, Jean Richepin, Aristide Bruant, etc.).
« Le Chat Noir » représentait, pour ses clients (des dames de la société, des touristes, des banquiers, des médecins, des artistes, des journalistes, etc.) un lieu où ils pouvaient s'échapper de leur travail. Mais il du fermer ses portes en 1887, car l'amusement commençait à sembler vulgaire en raison de la mauvaise situation de l'économie.
Par contre, « Les Folies-Bergère » sont restées ouvertes jusqu'au début du vingtième siècle et continuèrent d'attirer beaucoup de gens, même si ce cabaret était plus cher que les autres du même genre. Les clients s'y sentaient libres : ils pouvaient garder leur chapeau dans le café, parler, manger, fumer quand ils le voulaient, etc. Ils ne devaient pas se plier à des règles sociales.
Comme beaucoup de cafés-concerts, Les Folies-Bergères présentaient des numéros variés : on y montrait des chanteurs et des danseurs, des jongleurs et des clowns, etc. On y voyait des personnages sensationnels (comme la famille Birmane, dont tous les membres portaient une barbe). Le cabaret proposait aussi des numéros de cirque qui épataient les spectateurs, attirés surtout par le danger (en effet, il arrivait que les lions tuent le dompteur). Mais la scène n'était pas le seul divertissement. Les clients qui ne regardaient pas le spectacle se baladaient, rencontraient des amis, des prostituées, etc.
Au début du siècle, à l'approche de la guerre, les prix ont augmenté et le cabaret est devenu réservé aux plus riches.


