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Un calendrier est un système de repérage des dates sur l'axe du temps.
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Tous les calendriers historiques sont basés sur des unités naturelles du temps, des grandeurs définies par des phénomènes astronomiques.
Dans toutes les civilisations, l'alternance du jour et de la nuit semble avoir été l'unité fondamentale de la mesure du temps. Celle-ci étant due à la rotation de la Terre, le début du jour n'est pas simultané d'un point à l'autre du globe terrestre. Cette difficulté a amené à définir la notion de fuseau horaire pour faire correspondre une heure donnée avec une position apparente du soleil sur la voûte céleste.
Il faut noter que l'unité contemporaine de mesure du temps est la seconde qui est elle même définie par un phénomène atomique. Cela signifie donc que notre définition du temps ne repose plus sur les cycles astronomiques, ce qui semble être un fait unique dans l'histoire de l'Humanité. Suite au ralentissement de la Terre par effet de marée, le jour actuel est un peu plus long que celui de 1820 qui a servi à la définition de la seconde. Il est donc nécessaire, ponctuellement, de réaliser un saut de seconde en ajoutant une seconde supplémentaire à un ou deux jours de l'année pour rester synchronisé avec la rotation de la terre.
Les phases de la lune étant simples à observer, elles on fourni un moyen commode de mesure du temps. On estime que tous les peuples primitifs ont utilisé les lunaisons pour compter les temps supérieurs à quelques jours. Dans les régions du globe où les saisons sont peu marquées, comme en Polynésie, la lunaison est longtemps restée après le jour l'unité fondamentale de mesure du temps. Le calendrier musulman moderne est également lunaire.
Il faut noter que les mois de notre calendrier grégorien ne sont plus du tout synchronisés avec la rotation de la lune.
Marquant les saisons, la rotation du soleil autour de la Terre, semble avoir pris de l'importance avec le développement de l'agriculture. Ce cycle est d'une durée relativement longue et au contraire des phases de la lune, aucun phénomène marquant n'en indique les étapes. L'année est donc beaucoup plus difficile à mesurer que le mois. Il est donc probable que les hommes ont utilisé l'allongement des ombres pour déterminer le début de l'année, puis le trajet apparent du soleil sur les constellations du zodiaque. Le premier calendrier basé sur l'année semble avoir été le calendrier égyptien. Selon certaines théories, les mégalithes du site de Stonehenge pourraient avoir servi à mesurer les années.
Les phénomènes astronomiques présentés plus haut étant indépendants, les unités qu'ils définissent ne sont pas commensurables : leur rapport n'est pas un nombre entier.
Face à cette cette difficulté, les peuples on choisi soit de laisser le calendrier se désynchroniser soit de le recaler empiriquement sur les phénomènes célestes, quitte à perdre la continuité des jours. On dit alors qu'un calendrier est plutôt arithmétique ou plutôt astronomique.
Une année vaut 365,24220 jours. Le calendrier égyptien, puis le calendrier julien et enfin le calendrier grégorien sont un bon exemple des efforts successifs qui ont été faits pour arriver à synchroniser l'année avec le cycle de la Terre autour du Soleil.
Il faut noter que même notre calendrier actuel présente toujours une légère désynchronisation de l'année, évaluée à quelques jours sur 10 000 ans. Cette marge d'erreur étant du même ordre que nos incertitudes sur la trajectoire de la Terre à cette échelle de temps, il est aujourd'hui illusoire de vouloir encore améliorer l'ajustement grégorien.
La durée moyenne d'une lunaison est de 29 jours 12 heures 44 minutes et 2,8 secondes (29,53 jours). Donc en faisant alterner des mois de trente et de vingt neuf jours, et à condition d'ajouter un jour tous les trente mois, on arrive à une précision acceptable. Ce mécanisme a été utilisé par tous les anciens calendriers lunaires pour faire correspondre l'ordre des jours dans le mois avec les phases de la lune.
Une année solaire comporte 12,36827 lunaisons. Pour conserver un accord entre les mois et les saisons, les calendriers chaldéen et romain ajoutaient tous les trois ans un treizième mois à leur calendrier. Mais l'harmonisation restait très imparfaite. Tous les calendriers qui ont atteint un certain niveau de précision ont abandonné l'idée de synchroniser à la fois le mois et l'année et sont soit purement solaires comme le calendrier grégorien soit purement lunaires comme le calendrier musulman.
On peut cependant citer l'exception du calendrier hébraïque moderne qui se base sur le cycle métonique: 19 années correspondent à deux cent trente cinq mois. Sur un cycle de dix-neuf ans ce calendrier définit donc sept années de treize mois et douze de douze mois. Il doit cependant être régulièrement synchronisé sur le cycle de la Lune car l'année et le mois ainsi définis sont tous deux légèrement excédentaires.
Les autres unités de mesure du temps ne sont que des multiples ou des sous-multiples des trois unités naturelles décrites plus haut. Purement arbitraires, elles ont donc fortement varié d'une civilisation à l'autre.
La division du jour en unités précises semble d'origine chaldéenne. Il semble qu'ils divisaient leur journée en soixante parties comme dans les calendriers védiques de l'Inde. À partir du VIIe siècle av. J.-C., les Babyloniens ont divisé leur journée en douze parties. Le découpage de la journée en vingt-quatre heures semble dater du IIe siècle av. J.-C., semble t-il à la suite de l'application de découpage babylonien à la fois à la journée et à la nuit. De nombreux peuples ont en effet défini leur notion d'heure en découpant en douze parties ces deux périodes de durées variables selon les saisons.
L'invention de la minute et de la seconde serait également d'origine babylonienne, même s'il est très improbable qu'ils aient été capable de se situer dans le temps avec une précision supérieure à quelques dizaines de minutes.
Les Égyptiens, les Chinois et les Grecs groupaient les jours en décades. La première mention d'une semaine de sept jours apparaît chez les Hébreux qui pourraient l'avoir emprunté aux Chaldéens. Cette durée est à peu près celle d'une phase de la Lune. En Mésopotamie le nombre sept était considéré comme néfaste et il était recommandé de ne rien entreprendre les 7,14, 21 et 28 du mois. En Occident, l'emploi du découpage en semaines date seulement du IIIe siècle après J.C, l'adoption du dimanche comme jour de repos est dû à un décret de l'empereur Constantin Ier en 321.
Ce mot est d'origine romaine, mais ceux-ci lui attribuaient une signification beaucoup plus vague puisque selon les auteurs il pouvait représenter de vingt-cinq à cent-seize ans.
Il faut noter que contrairement à la coutume, les années séculaires comme 1800, 1900 ou 2000 ont été les dernières de leur siècles. Comme le calendrier commence à l'an 1, il est en effet nécessaire que l'an 100 appartienne au Ier siècle pour qu'il fasse cent ans.
L'ère est un événement qui est choisi par convention comme année 1 dans une chronologie. Celles-ci on été nombreuses au cours de l'histoire.
Celle qui est aujourd'hui utilisée par notre calendrier grégorien, l'anno Domini, a été créée par Dionysius Exiguus (Denys le Petit) en 532, suite à ses recherches sur l'année de naissance de Jésus-Christ.
On peut également citer:
Un calendrier est lunaire ou solaire selon qu'il privilégie le mois ou l'année. Dans un calendrier lunaire, la durée moyenne d'un mois doit s'approcher de celle d'une lunaison : 29,530589 jours. Dans un calendrier solaire, la durée l'année doit être d'environ 365,242190 jours. Au cours des siècles, différents calendriers ont été élaborés. On peut citer :
Il s'agit de calendriers lunaires qui sont ajustés à l'année solaire à l'aide de mois intercalaires.
Ces calendiers ne sont ni lunaires ni solaires:
calendrier perpétuel ~ bogue de l'an 2000 ~ temps
Un petit graticiel utilitaire, le « calendrier perpétuel universel » ramcal
Par extension le mot calendrier est également utilisé pour désigner sa représentation sous forme d'almanach ou d'agenda. Ce peut aussi être l'établissement d'un emploi du temps, par exemple pour fixer des échéances de travaux.


