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Couvre-chef distinctif des étudiants universitaires catholiques en Belgique.
Librement inspirée du colback de grande tenue adopté par le corps des Zouaves pontificaux dans les années 1860, la calotte est une toque cylindrique, dont le calot est de velours et la couronne d'astrakan (fourrure d'agneau mort-né). Le calot est de couleur lie-de-vin (bordeaux) à Bruxelles et à l’UCL, blanc à Gand et vert à Liège.
Témoin de l'appartenance à une catégorie sociale particulière, la calotte a pu à travers les âges connaître une évolution ou tout au moins un glissement dans sa signification et sa symbolique. Quelles que soient les théories avancées sur ses origines, le port de la calotte est avant tout le signe d'une volonté de se démarquer et de s'affirmer comme individu s'inscrivant dans un groupe. En adoptant une coiffe « réglementaire », l'étudiant accepte d'être reconnu comme faisant partie d'un groupe défini. Au delà de cette appartenance, l'étudiant marquera ses particularités par le port d'insignes divers sur son couvre-chef. Ces divers insignes répondent à un code défini par les étudiants eux-même et sujet à modification.
Les versions concernant l'introduction de la calotte comme signe distinctif des étudiants catholiques sont multiples et aucune n'a pu être valablement vérifiée. En 1870, les troupes piémontaises de Victor Emmanuel II occupèrent les États pontificaux. Des centaines d’étudiants belges s’engagèrent pour défendre la souveraineté papale. Certains racontent que d’anciens Zouaves ont rejoint l’Université catholique de Louvain (UCL) et ont fondé la tradition de la calotte. D'autres rapportent une version selon laquelle Edmond Carton de Wiart, étudiant en droit dans la ville de Louvain, utilisa ce chapeau pour patiner sur un étang en hiver. Quelques jours après, une sorte de mode s'était installée et de plus en plus d'étudiants portaient le même chapeau. Au 19ème siècle, la calotte était l’apanage de l’étudiant catholique (le «calottin »), alors que la penne était celui de l’étudiant libéral (le « gueux »). À cette époque, les agressions entre les deux groupes d’étudiants étaient légion. La calotte est restée le signe distinctif des étudiants catholiques. La fin des années 60 aurait pu sonner la mort de la calotte en raison des courants de pensée hérités de mai 68 et de la scission de l'UCL et de la KUL. Tombée en léthargie, ce sont les Ordres (corporations étudiantes) qui firent office de conservatoire et qui permirent le renouveau de la calotte au début des années 80.
http://www.cbphilo.be, Comité de Baptême de la Faculté de Philosophie et Lettres de l'Université de Liège
La penne est le couvre-chef folklorique des étudiants des universités non catholiques de Belgique. Elle est décernée au bleu au terme du baptême.
Le mot « penne » est un mot d’origine wallonne signifiant visière. La penne à visière courte apparaît à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) en 1850. À l’ULg, elle est le couvre-chef de rigueur en 1860. À cette époque, il s’agit d’une « casquette étroite en drap avec visière en toile cirée ». À l’origine, elle était de couleur verte, couleur de l’ULg. Il a fallu attendre 20 ans pour que les couleurs se diversifient. Depuis l’époque romantique, il était d’usage de porter un couvre-chef ; les étudiants le choisirent différent des chapeaux boule et haut de forme des bourgeois (classe dont ils étaient majoritairement issus). La casquette est d’avantage populaire et progressiste. La forme de la penne est non sans rappeler celle de la coiffe estudiantine allemande. La visière s’est progressivement allongée pour atteindre ses dimensions actuelles au cours des années 70.
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