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Le cancer est une maladie caractérisée par la prolifération anarchique de cellules au sein d'un tissu normal de l'organisme. Ces cellules dérivent toutes d'un même clone, cellule initiatrice du cancer qui a acquis certaines caractéristiques lui permettant de se diviser indéfiniment et de pouvoir former des métastases.
Un cancer est un terme général pour n'importe quelle maladie pour lesquelles certaines cellules du corps humain se divisent d'une manière incontrôlée. Le nouvelles cellules résultantes peuvent former une tumeur maligne (un néoplasme) ou se propager à travers le corps.
L'oncologie est la spécialité médicale d'étude, de diagnostic et de traitement des cancers.
Quelques types de cancer :
| Sommaire |
Le nombre total des décès par cancer en France était, en 1997, de 146 705, soit environ 241 décès pour 100 000 habitants. C'est la deuxième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires.
Les cancers des voies aérodigestives supérieures représentent 15 % des cancers (en majorité cancers du larynx) [1] .
| Poumons, bronches et trachée | 24 383 |
| Côlon-rectum | 15 403 |
| Autres parties de l'appareil digestif et péritoine | 11 096 |
| Sein | 11 031 |
| Prostate | 9 338 |
| Pancréas | 6 743 |
| Estomac | 5 593 |
| Leucémies | 4 922 |
| Cavité buccale et pharynx. | 4 918 |
| Autres parties de l'appareil respiratoire et organes thoraciques | 4 654 |
| Vessie | 4 525 |
| Œsophage | 4 323 |
| Tissus lymphoïde et histiocytaire | 4 158 |
| Carcinome in situ, tumeurs à évolution imprévisible et de nature non précisée | 3 612 |
| Rein et organes urinaires autres | 3 361 |
| Ovaire et autres annexes de l'utérus | 3 236 |
| Utérus | 2 970 |
| Encéphale. | 2 723 |
| Larynx | 2 199 |
| Myélome multiple et tumeurs immunoprolifératives | 2 142 |
| Peau | 1 613 |
| Os et cartilage articulaire. | 640 |
| Autres organes génito-urinaires. | 622 |
| Tumeurs bénignes | 604 |
| Tissu conjonctif et autres tissus mous | 581 |
| Maladie de Hodgkin | 279 |
| Sièges autres et non précisés | 10 124 |
L'OMS estime à 1% la proportion de cancers liés au travail (rôle de l'amiante par exemple dans le mésothéliome)
La carcinogenèse est la création d'un cancer.
Le cancer est considéré actuellement comme une maladie des gènes. Typiquement, plusieurs séries de mutations sont nécessaires avant qu'une cellule ne devienne cancéreuse. Nous distinguons entre oncogènes, qui promeuvent le cancer quand il est activé par une mutation et les gènes suppresseurs de tumeurs, qui créent un cancer à moins d'être désactivés par une mutation. Ces mutations peuvent avoir différentes causes : les radiations ou des produits chimiques qualifiés de carcinogènes); des prédispositions héréditaires ne sont pas rares; certains virus qui peuvent provoquer un cancer ont également été décrits. Habituellement, ils contiennent dans leur génome certain oncogène ou gène inactivateur du suppresseur de tumeur. Dans environ 15% de tous les cancers, les virus semblent jouer un rôle; Des bactéries, comme Hélicobacter pylori, peuvent provoquer des carcinogènèses) par un processus d'inflammation chronique. Finalement, des dommages par des radicaux libres, qui sont un by-product naturel d'oxygène métabolique, peuvent provoquer des mutations de l'ADN.
Pour la plupart des cancers, on ne peut pas dire quel événement était la cause initiale. Cependant, avec la biologie moléculaire, il est possible de caractériser les mutations à l'intérieur d'une tumeur et jusqu'à un certain point de prévoir son comportement. Par exemple, environ la moitié des tumeurs sont déficientes en gène suppresseur de tumeur p53, également connu sous le nom de gardien du génome. Celà est généralement associé à un mauvais pronostic pour le patient, car les cellules tumorales sont dans ce cas moins succeptibles de passer en état d'apoptose (mort programmée des cellules) après qu'elles aient été endommagées par la thérapie. Il y a alors résistance au traitement anti-cancéreux. Il existe plusieurs mutations qui rendent les tumeurs malignes. Les mutations par les télomérases permettent à une cellule de se diviser indéfiniment. D'autres mutations permettent à la tumeur de faire pousser de nouveaux vaissaux sanguins pour s'alimenter ou de se détacher des tissus environnants en infectant d'autres parties du corps (métastases).
Une cellule qui dégénère en cellule tumorale n'aquiert pas habituellement toutes ces propriétés en une seule fois mais les cellules filles sont sélectionnées pour les construire. Ce processus est appelé évolution cellulaire. Un premier pas dans le développement d'une cellule tumorale est habituellement un petit changement dans l'ADN, souvent un point de mutation, qui conduit, entre autres choses, à une instabilité génétique de la cellule. Aussi, le motif de méthylation de l'ADN de la cellule change, activant et désactivant des gènes plus ou moins aléatoirement. Les cellules qui se divisent à un rytme rapide, tel que les cellules systèmiques ont un risque plus élevé de devenir des cellules tumorales que celles qui se divisent moins ou qui ne se divisent pas du tout comme les neurones. Si la cellule tumorale initiale (ou le groupe de cellules tumorales) n'est pas supprimé par le système immunitaire, elle va se développer en cancer.
Dans les systèmes modulaires cellulaires, les cellules sont exposées à des influences carcinogéniques (chimie, radiations). Dans ces systèmes, les premiers signes d'une cellule développant une tumeur sont :
Les items 2 à 4 (ci-dessus) peuvent parfois être tracés avec les mutations des gènes qui résultent d'une rupture de l'adhérence cellulaire. Certaines protéines d'adhérence cellulaire sont oncogènes.
C'est là une question fréquemment posée aux professeurs de médecine par les patients ou leur famille, qui ont peine à croire qu'une petite tumeur (du moins en apparence) menace tout un organisme.
La réponse est invariable : la vie dépend de la bonne marche d'un certain nombre de fonctions, dont la respiration (au sens large, en incluant la distribution d'oxygène par la circulation sanguine), la digestion et l'excrétion (reins, foie). Selon celui des trois systèmes qui est altéré par les cellules cancéreuses, par exemple, le patient meurt — si l'on n'arrive pas à juguler la progression du mal — :
Voir l'article Prévention.


