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Carl Maria von Weber

Carl Maria Friedrich Ernest von Weber (18 novembre ou 18 décembre 1786 à Eutin, près de Lubeck - 5 juin 1826) fut un compositeur de musique.

Sommaire

Date de naissance

Il y quelques confusions sur sa date de naissance: son père disait qu'il était né le 18 décembre et baptisé le 20 décembre, mais l'enregistrement du baptème indique le 20 novembre, ce qui suggère qu'il est né plutôt le 18 novembre.

Famille

Il est issu d'une famille qui a été dédiée à l'art depuis longtemps. Son père, Franz Anton, était un homme étrange qui, de son propre chef et sans autre forme de procès se déclara de noblesse (baron). Il débuta comme officier et finit comme directeur de différents groupes dramatiques non moins obscurs. Néanmoins il était un excellent violoniste et sa mère chanta sur scène. Ses cousines, Josepha, Aloysia, Constanze et Sophie, filles du frère de Franz Anton Fridolin, atteignirent une haute réputations comme vocalistes. Mozart, après avoir été refusé par Aloysia maria Constanze et donc devint son cousin par alliance.

Jeunesse

Carl fut un enfant souffreteux avec une maladie héréditaire sur l'articulation de la hanche qui l'empécha de marcher avant l'age de quatre ans. Il voyagea beaucoup. On lui enseigna le chant et le piano très tot.

En 1798 Michael Haydn lui donna des cours gratuitement à Salzburg. En mars sa mère décéda. En avril la famille visita Vienne, s'installant à l'automne à Munich. Ce fut là qu'il fit ses premières compositions, six fugues, une messe et un Opéra Die Macht der Liebe und des Weins, depuis détruit. Un ensemble de variations pour le pianoforte composé un peu plus tard fut lithographiés par Carl lui-même, sous le conseil d'

Aloïs Senefelder, l'inventeur du procédé, dans lequel lui et son père prirent un grand interet.

années 1800

En 1800 la famille alla à Freibourg, où le chevalier von Steinsberg donna le libretto d'un opéra nommé Das Waldmädchen, auquel le garçon, bien que n'ayant pas encore quatorze ans, fut produit en novembre au théâtre de la ville. La représentation ne fut pas un succès et le compositeur lui-même en dit plus tard que c'était une œuvre « très immature »; cependant elle fut produite ensuite à Chemnits et même à Vienne.

Carl retourna avec son père à Salzbourg en 1801, continuant ses études sous Michael Haydn. Là il composa son second opéra Peter Schmott und seine Nachbarn, lequel fut produit sans succès à Nuremberg en 1803. Il fut placé sous la direction de l'abbé Vogler qui après un an le fit entrer comme maître de chapelle au théâtre municipal de Breslau. Néanmoins sa vie était perturbée, il contracta des dettes et perdit sa belle voix en buvant accidentellement un acide utilisé en lithographie qui faillit le faire mourir. Il commence un nouvel opéra nommé Rubezahl, dont le libretto est « romantique » au plus haut degré. Il y travailla avec enthousiasme mais il ne fut jamais complété et peu fut préservé au-delà d'un quintet et de l'ouverture, qui réécrite en 1811 sous le titre Der Beherrscher der Geister, est placé parmi ses meilleures réalisations.

Quittant Breslau en 1806 il devint directeur musical à la cour du prince Eugène de Wurtemberg à Carlsruhe (Silésie). Plus tard, à Stuttgart, il est secrétaire du prince Louis en même temps que professeur de musique des jeunes princesses. L'étourderie du père dans une affaire financière et son intimité avec Margarethe Land, une chanteuse d'opéra, lui fit perdre ses fonctions et tous deux furent exilés.

Le 27 février 1810 ils commencent une nouvelle vie à Mannheim.

Opéra comique

Ayant procuré un domicile confortable pour son père, et commencé un nouvel opéra comique en un acte nommé Abu Hassan, Carl s'installe à Darmstadt pour être près de son vieux maître l'abbé Vogler et ses compagnons d'études Meyerbeer et Gansbacher. Le 16 septembre 1810 il produit Sylvana à Francfort, mais avec un succès très mitigé. Abu Hassan fut complété à Darmstadt en janvier 1811, après de nombreuses interruptions.

Il commença une tournée en février pendant lequel il fit plusieurs amis influents et eut un succès en juin à Munich. Son père mourrut à Mannheim en 1812. En 1813, il fut nommé maître de chapelle national à Prague, ce qu'il mena avec succès jusqu'à l'automne 1816. Pendant cette période il ne composa pas de nouveaux opéras mais il avait déjà écrit la plupart de son meilleur pianoforte, et l'état troublé de l'Europe l'inspira pour certaines des meilleures mélodies patriotiques. En tête de ces derières sont les dix chansons Leyer und Schwerdt de Korner y compris « Vater, ich rufe dich, » et « Lutzow's wilde Jagd » ; et du même niveau les chœurs splendides dans sa cantata Kampf und Sieg, qui fut présenté la première fois à Prague le 22 décembre 1815.

Opéra allemand

Weber donna sa démission de son poste à Prague en septembre 1816, et le 1 décembre Frédéric Auguste, roi de Saxe, le nomma maître de chapelle à l'opéra allemand de Dresde. Les opéras italiens donnés à la cour étaient supervisés par Morlacchi, dont les dispositions de jalousie et d'intrigues lui donna des ennuis sans cesse. Le roi, cependant, plaçait les deux maîtres de chapelle sur le même niveau de titre et de salaire, et Weber trouva d'ample opportunité pour l'exercice de son pouvoir remarquable d'organisation et de contrôle. Il consacrait alors son attention précise à l'histoire du Robin des bois (Der Freischütz) qu'il avait d'abord pensé tourné en un opéra, et, avec l'assistance de Friedrich Kind il produisit un libretto admirable sous le titre Des Jägers Braut. Aucun sujet ne pouvait avoir été mieux adapté pour servir comme le véhicule pour la nouvelle forme d'art de l'opéra romantique.

Il avait traité avec le supernaturel dans Rubezahl, et dans Sylvana avec l'étiquette et les cérémonies de la chevalerie; mais les personnifications fantomatiques de Rubezahl sont à peine moins humain que l'héroïne qui les invoquent.

Il épouse la chanteuse Carolina Brandt, une femme avec une attitude noble et une bonne artiste, qui lui rendait les efforts qu'il avait déployé pour l'éduquer. Il fait également la musique du drame gitan de Wolff Preciosa.

Berlin

En conséquence des difficultés politiques à Dresde il avait été arrangé que tant Preciosa et Der Freischütz serait produit à Berlin. En février 1821 Sir Julius Benedict fut accepté comme étudiant par Weber; et nous lui devons les récits des répétitions et première représentation. Weber était très calme.

Ce fut un triomphe, ainsi qu'à Vienne le 3 octobre et à Dresde le 26 janvier 1822. Cependant la place comme maître de chapelle n'en était pas améliorée. Il refusa des propositions tentantes à Berlin et Cassel, et dans cette dernière ville ce fut Ludwig Spohr qui obtint cette poste beaucoup plus avantageux que le sien.

Opéras suivant

Pour son opéra suivant Weber accepta un libretto basé par Mme Wilhelmine von Chezy sur l'histoire d'Euryanthe comme racontée au XIIIe siècle par le Roman de la Violette de Gilbert de Montreuil, et répété avec des changements dans le décaméron, le Cymbeline de Shakespeare, et d'autres formes postérieures. À la place des horreurs fantomatiques de Der Freischütz, l'élément romantique était fourni par les manières chevaleresques du moyen âge. Les récitatifs étaient plus élaborés que dans son œuvre précédente.

C'était en fait un prototype du grand opéra qui serait perfectionné cinquante années plus tard par Wagner dans Lohengrin. Un tableau vivant dans une crypte ajoutait à l'ambiance.

Oberon

Le troisième et dernier chef d'œuvre fut Obéron un opéra anglais écrit pour le théâtre Covent Garden sur un libretto adapté par Blanche de Wieland. Il était défiguré par le dialogue parlé abandonné dans Euryanthe; mais en beauté musicale il en est l'égal, tandis que les fées et sirènes sont aussi vividement réelles que les spectres dans Der Freischütz. Epuisé par les répétitions et la tuberculose il mourrut à Londres.

voir aussi: Les trois Pintos




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