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Championnat de France de football

Le championnat de France de l'élite à actuellement pour nom la Ligue 1.

Sommaire

Les Championnats de France Amateurs de football (1894-1932)

Le premier championnat de football organisé sous l'égide du Comité Football de l'US.F.S.A. a lieu en avril-mai 1894 et met aux prises cinq clubs parisiens : Standard A.C., White-Rovers, Club Français, Neuilly et Asnières.

En 1895-96, on adopte la formule championnat, les deux premières éditions du championnat de France s'étant déroulées par élimination directe. Chaque rencontre a lieu sur terrain neutre, sans revanche. La première « Division 1 » de l'histoire du football français comprend neuf clubs parisiens : Standard A.C., White-Rovers, Club Français, Neuilly, Asnières, United S.C., Paris Star, et l'U.A. 1er arrondissement. Après les deux triomphes du Standard, le Club Français enlève le titre en 1896. Depuis 1895, l'équipe victorieuse reçoit un trophée offert par M. Gordon-Bennet, directeur du New-York Herald, grand pourvoyeur de trophées sportifs au quatre coins de la planète.

En Normandie et Nord-Picardie, la floraison des équipes scolaires et des compétitions inter-scolaires forme un terreau particulièrement riche pour l'installation de clubs extra-scolaire. Devant la pression de ces provinciaux, l'U.S.F.S.A. ouvre les portes du championnat de France au Havre A.C. et à l'Iris Club Lillois. Ainsi, en 1899, Le Havre A.C. doit affronter le champion de Paris (Club Français) pour l'attribution du titre national. Les Parisiens contestent la légitimité de ce challenger, qui n'est pas champion de sa région, et la rencontre n'a pas lieu. Large vainqueur d'une sélection anglaise Southampton- Oxford, 7-1, le HAC fait peur... Le club havrais pratique le football depuis quelques saisons à peine (et pas depuis 1872), mais son effectif est quasi exclusivement composé de joueurs britanniques, rompus au jeu. L'U.S.F.S.A., qui tient à garder l'ascendant sur le comité parisien qui gère le football dans la capitale, couronne alors Le Havre A.C. du titre de champion de France. La saison suivante, les deux mêmes finalistes se qualifient. Le Club Français accepte cette fois la confrontation. Le Havre vient d'être sacré premier champion de Normandie et s'impose en finale nationale, légitimant de façon éclatante l'entrée des clubs de province à la table des « grands ». Dans la foulée, les Havrais enlèvent le Challenge International réunissant principalement des clubs belges et français, en battant en finale... le Club Français, 3-2. Le Havre A.C., donc, mais aussi le R.C. Roubaix, s'avèrent alors de coriaces adversaires face à l'armada des clubs parisiens. On notera que ces clubs sont encore issus de la zone originelle du football dans notre pays. Il faut en effet attendre les premières années du XXe siècle pour voir le football partir à l'assaut de l'Hexagone. Les clubs fleurissent alors au quatre coins du pays et des sections football sont créées dans des clubs sportifs existants. Les ligues régionales de l'U.S.F.S.A. se constituent et le football devient un phénomène national. Ainsi, le 26 janvier 1902, l'hebdomadaire La Vie au Grand Air concède que le football mérite le titre de sport athlétique autant que le rugby tout en faisant remarquer qu'il est encore bien moins connu. On passe ainsi de 4 régions désignant un champion (Paris depuis 1894, Nord depuis 1898 et Normandie et Basse-Normandie depuis 1900) en 1902 à 13 dès 1904, Bretagne, Picardie et Champagne ouvrant leurs palmarès en 1903.

Prisonnier de son environnement (1905. Loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat marquant le summum de la guerre froide religieuse qui divise alors notre pays), le football connaît un changement d'orientation majeure en 1905 avec la montée en puissance de la Fédération de Gymnastique Sportive des Patronages de France (F.G.S.P.F.) fondée en 1898. Sous l'impulsion du Dr Michaux, Charles Simon et Henri Delaunay, cette fédération regroupant les clubs sportifs mis en place au sein des patronages catholiques, décide de faire du football le sport référence. L'Etoile des Deux-Lacs, le Patronage Olier, les Bons Gars de Bordeaux ou l'A.J. Auxerre, sont les principaux animateurs des compétitions entre patros. Le football est le sport qui monte et l'U.S.F.S.A. tente encore d'en limiter l'expansion ; la F.G.S.P.F. en profite pour attirer à elle tout une jeunesse avide de jouer, provoquant par contrecoup la réplique des clubs laïcs qui ne tiennent pas à abandonner aux seuls patros le monopole du football.

En 1906, la Fédération Cycliste et Athlétique de France, dissidente de l'Union Vélocipédique de France, doit mettre en place un championnat de France de Football, les clubs qui la composent accueillant désormais majoritairement une section football.

D'autres ligues voient le jour à Paris (F.S.A.P.F. qui admet des clubs « pros » dès 1897!) ou en Province (F.A.S.O. dans le Sud-Ouest, entre autres). Citons l'Union des Sports de France, champion pro 1897, 1898 et 1899 ou l'Union Athlétique Batignolaise, champion pro de 1902 à 1905. Ces ligues professionnelles étaient évidemment dénigrées par les sportsmen typiques de la Belle Epoque. Ces championnats pros de l'époque héroïque connurent toutefois un remarquable succès populaire à Paris et bénéficiaient d'une couverture conséquente dans la presse. L'étude de ces compétitions aujourd'hui totalement tombées dans l'oubli reste à faire.

Devant ce développement anarchique, une première tentative d'union est testée avec la mise en place d'un Trophée de France en 1907 par le Comité Français Interfédéral. Groupant plusieurs fédérations, le C.F.I. est fondé par Charles Simon le 23 mars 1907. Admis en 1908 par la F.I.F.A. comme représentant de la France au grand désespoir des dirigeants de l'U.S.F.S.A., le C.F.I. prend un ascendant déterminant sur l'Union.

Le Trophée de France oppose en fin de saison les champions des différentes ligues. L'U.S.F.S.A. se refuse à y prendre part. Certains clubs parisiens de l'Union se lassent alors de l'attitude bornée de leur fédération. En 1910, la L.F.A. (Ligue de Football Association) est lancée par des clubs dissidents de l'U.S.F.S.A. comme le Red Star (Jules Rimet, président-fondateur) et le C.A. Paris. La L.F.A. adhère évidemment au C.F.I.

"La paix est faite" titre le quotidien sportif L'Auto du 5 janvier 1913. Suivant l'exemple donné en Angleterre par l'A.F.A. qui trouve un accord avec la toute puissante F.A., l'U.S.F.S.A. rejoint finalement le C.F.I. ; son champion, l'Olympique Lillois, s'adjuge d'ailleurs le Trophée de France au printemps 1914. 

La Coupe de France (ou Coupe Charles Simon, mort au front en 1915), créée en 1917, est alors la seule épreuve à caractère national. C'est la conséquence de l'accord signé entre le C.F.I. et le société Hachette, sponsor de l'épreuve, qui interdit la mise en place d'une autre compétition à caractère national pendant dix ans. S'ouvre alors l'ère des ligues régionales qui se créent à l'initiative des clubs, souvent sur les ruines des comités régionaux de l'U.S.F.S.A. La Ligue du Nord est la première fondée (1918). En 1921, 18 ligues régionales se partagent le territoire national. Les championnats de Division d'Honneur qu'elles organisent permettent l'émergence de nombreux clubs cultivant les rivalités locales.

La Coupe de France s'affirme, surtout de 1920 à 1932, comme la compétition référence par excellence. Dès cette période, les grands clubs tentent de limiter le nombre des inscrits afin d'en faire une compétition élitiste. C'est pourtant son caractère ouvert qui fait la grandeur de cette Coupe nationale à la réputation sans égale sur tout le continent. Même les poussives tentatives de mise en place d'un championnat de France à la fin des années 20 ne font que peu d'ombre à la Coupe Charles Simon. Ce championnat de France opposait pourtant les champions régionaux mais intéressa peu joueurs et spectateurs. Le champion, c'était alors le vainqueur de la Coupe de France!

Palmares (1894-1914)

La création du Championnat de France professionnel

Le football français résiste au professionnalisme jusqu'en 1932. Les pères fondateurs du professionnalisme français sont Georges Bayrou, Emmanuel Gambardella et Gabriel Hanot. Inexorable évolution, l'instauration du professionnalisme entraîne un resserrement de l'élite, nombre de clubs n'étant plus capables de suivre le rythme financier imposé. On s'arrangeait, avant 1932, pour rémunérer discrètement les joueurs ou leur trouver un emploi de complaisance. Avec l'officialisation du professionnalisme, ces pratiques restent l'apanage des clubs amateurs. L'instauration du professionnalisme en 1932 ne modifie pourtant pas le cadre légal des clubs. Seule différence avec les milliers de clubs restés amateurs, les clubs pros sont des associations type 1901 autorisées par la F.F.F.A. à aligner des joueurs rémunérés. On parle de « clubs autorisés ». 

Favorisant le resserrement de l'élite, l'instauration du professionnalisme coïncide avec la mise en place d'un championnat à caractère national. Face à l'émergence de ce championnat pro, les ligues régionales perdent de leur prestige, les meilleurs clubs quittant leurs championnats de Division d'Honneur (D.H.). On comprend les réticences de certains dirigeants de ligues tel Jooris à Lille.


Palmares du Championnat de France professionnel (D1 puis L1 - 1932-2004)

Par convention, les championnats des saisons 1939-40 à 1944-45 sont considérés comme des championnats de Guerre non officiels.

Ligue 1 2004-2005

Voir aussi

Meilleurs buteurs du championnat de France de football


Liens externes




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